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L’Idéal ENERgétique mobilise !

I-ENER ou Iparraldeko ENERgia a vu le jour au printemps 2014 et s’inscrit dans la démarche européenne et mondiale de réappropriation citoyenne de l’énergie à partir d’initiatives nombreuses, locales et participatives.

Pour atteindre l’Indépendance ou l’Idéal ENERgétique, I-ENER fait un appel à compétences afin de créer, structurer et développer une société d’exploitation citoyenne, fonctionnant sur un principe coopératif porté et financé majoritairement par les habitants d’Iparralde.


Les mains dans la crise, Omonia, 14 juillet

Günther Anders explique, en 1950, que "l'inaptitude à la double vie fut sans doute la raison d'un phénomène qu'on dit énigmatique : la mise au pas des années 1933 à 1938. Celui qui n'acceptait pas la mise au pas ne devait pas rendre perceptible son refus du conformisme. Mais qu'est-ce qu'un non conformisme qui n'a jamais de raisons de s'exprimer en actes ou en paroles ?"

Notre non-conformisme 2014 refuse le discours médiatique et xénophobe et la rétention sans limite de ceux qui se déplacent pour travailler, manger. Mais que devient-il, notre non-conformisme, alors qu'aucune parole, aucune argumentation rationnelle, aucun acte insurrectionnel ne fait bouger la moindre chose, et bien au contraire : on apprend qu'en Grèce une loi prévoit d'enfermer sans limite de temps les plus pauvres d'entre nous, les plus mobiles. Nous finissons par vivre sur deux plans et comme nous n'y avons pas d'aptitude quelque chose du discours dominant nous rattrape.


Sezesioan, berritasuna eta subjektua

Eskoziak edota Kataluniak independentzia lortuko balute, inperioaren bihotzean lortuko lukete: NATO eta Mendebaldeko herrialde demokratiko-liberal egonkortuetan. Tabu bat hautsi eta beharbada praxi berri baterako bidea markatu dezakete.

Prozesu sezesionista batean subjektoa lurraldetasun eta nazio ikuspundutik definitzen da. Urruneko lurraldeak edo kolonia arruntak ez diren herrialdeetan holako prozesu bat bultzatzeko bi gerturapen badira (bien arteko elkar elikatzeak egon daitezke eta batzuetan era perfektuan teilakatu daitezke): nazionalista eta demokratikoa. Sinplifikatuz, nazionalistak duen diskurtsoaren muina da independenteak izan behar garela desberdinak garelako, aldiz demokratikoak lupa jartzen du gehiengoaren borondatean.


Etre collectif et pédagogique

Sur l'avenir institutionnel du Pays Basque, il est indispensable de maintenir le consensus qui s'est créé ces dernières années. Nous devons commencer par écarter les possibilités dont nous ne voulons pas ainsi que celles ne nous permettant pas d'obtenir un jour la Collectivité Territoriale à Statut Particulier.

Les travailleurs-ses ont le droit de connaître les enjeux institutionnels en cours, pour pouvoir se positionner sur une possibilité ou sur une autre. Nous devons faire le pari de la transparence la plus totale, pour que le peuple Basque puisse décider de son devenir institutionnel.


Le Pays Basque a rendez-vous avec son histoire

La communauté territoriale ce serait plus et mieux que la collectivité territoriale. Le constat s’impose à nous; il serait irresponsable de ne pas tenir compte d’une synchronicité évidente entre toutes les forces en présence.

Seul un travail ouvert, collectif autour du Conseil des élu-e-s et du Conseil de développement, responsable, au dessus des enjeux personnels, politiciens et dogmatiques peut sortir le Pays Basque de cette enclave douloureuse dans laquelle il est coincé entre histoire et avenir, pour entrer de plain pied dans la maîtrise de son présent.


La carotte et le bâton

La Communauté d’agglomération, dont les compétences sont limitativement définies par la loi, ne peut, en l’état du droit applicable, répondre à la demande du territoire (concernant les huit compétences spécifiques) clairement exprimée par le Conseil des élus et le Conseil de développement du Pays Basque.

Alors que le préfet va prendre son bâton de pèlerin pour visiter les intercommunalités et rencontrer tous les maires,il faut plus que jamais se saisir du nouveau texte présenté au Conseil des ministres du 18 juin dernier qui sera soumis au Parlement à l’automne. Car ce projet de loi offre des possibilités, moyennant quelques aménagements.


Le débat sur les régions devient une grande comédie

Nous ne pouvons que redire une fois de plus que le refus de tenir compte des affinités culturelles et linguistiques est d’une bêtise sans nom. C’est ignorer les territoires et leur culture politique, leur histoire. Et croire que tout cela n’a pas ou plus d’importance est une façon de nier l’histoire. C’est ignorer les comportements politiques, sociaux et culturels qui prennent encore plus d’importance en période de crise.

Et cela ne signifie pas que l’on ne veut pas de solidarité ou de collaboration avec les autres mais cela signifie que l’on tient compte des affinités qui sont fruit d’un long parcours et qui sont des facteurs de dynamisme, d’envie de faire ensemble. Cela ne signifie pas que l’on veut revenir en arrière comme certains le disent mais au contraire que l’on bâtit demain sur des réalités que d’autres veulent nier.


L’indispensable mue territoriale

La mécanique institutionnelle territoriale a été rendue complexe et néfaste jusqu'à l'absurde, car la carte communale est trop fragmentée, les types d'intercommunalités sont bien trop nombreux et sans visibilité démocratique et les départements bloquent l'indispensable émergence du fait régional.

Cet état des lieux montre bien le besoin de remettre à plat le "millefeuille territorial" français pour éviter la déconnexion des citoyens eux-mêmes de la chose publique.


L’impossible réforme ?

"Il faudrait lancer la refonte de règles institutionnelles pensées dans l'après guerre mais qui ne correspondent plus en rien à la réalité sociétale complexe de notre XXIe siècle. Cependant, une réforme territoriale aboutie ne fera sens que dans le cadre d'une réforme plus globale."

Enbata.info publiera durant les prochaines semaines des extraits de cette réflexion de Gérard Onesta sur la réforme territoriale dans l’Hexagone. Ce sera une aide utile pour «envisager la richesse de nos territoires avec beaucoup de finesse» et l’ensemble de l’Etat «en dynamique européenne».