Eurodéputée autonomiste bretonne

Lydie Massard, vient d’accéder le 24 septembre au mandat d’eurodéputée aux côtés du Corse François Alfonsi. La raison : quatorzième de la liste des Verts-ALE dont fait partie le groupe Régions et peuples solidaires (R&PS), elle siége désormais au parlement européen, du fait de la démission de la tête de liste Yannick Jadot, élu au sénat.
Âgée de 45 ans, Lydie Massard est membre de l’Union démocratique bretonne (UDB) et co-porte-parole de la fédération R&PS depuis 2022. Cheffe de cuisine dans un lycée professionnel, mère de trois enfants et candidate aux élections départementales de Pontivy en 2021, elle avait obtenu alors 12,54 % des suffrages exprimés. (...)

Réveil saint-palaisien

Saint-Palais a brillamment commémoré le 9 septembre dernier le 500e anniversaire de la réunion en cette cité des États de Navarre qui reçurent le roi.
Cette assemblée consacra la volonté de maintenir la souveraineté d’un royaume très réduit, suite à sa sanglante conquête par l’Espagne. (...)

Gabriel Rufián : ici, aucun perdant, juste beaucoup d’ignorants

Les députés de l’Etat espagnol ont débattu la 19 septembre d’un changement du règlement qui a fait du bruit : le droit pour les députés d’utiliser dans l’hémicycle une des quatre langues officielles du pays, comme cela se pratique dans plusieurs Etats, la Belgique, le Canada, la Suisse… A cela s’ajoute la publication des textes de loi en quatre langues, ils auront même force juridique.
L’avancée va bien au-delà du symbolique. (...)

Mutations dans un contexte particulier

Dans un État difficilement gouvernable, les nations et leurs partis périphériques jouent un rôle charnière déterminant. Grâce à la position clef de Carles Puigdemont et ses sept députés, la voie démocratique bouchée depuis six ans, s’entrouvre.
L’avenir dira si cela suffira pour obtenir des changements institutionnels conséquents dans le sens de l’émancipation de nos peuples. (...)

Le come back de Carles Puigdemont

L'Edito du mensuel Enbata - L’homme le plus haï d’Espagne paraissait condamné à pourrir dans les oubliettes de l’histoire. L’ex-président catalan était le « fuyard », qualificatif utilisé hier par le gouvernement de Pétain pour désigner la vingtaine de parlementaires — Pierre Mendès France, Jean Zay, Georges Mandel, etc. — qui tentèrent en juin 1940 de s’exiler au Maroc pour maintenir la légitimité démocratique française. Et voilà que celui qui a choisi de vivre depuis 2017 à Waterloo (Etat belge), se retrouve six ans ans plus tard, au soir des élections législatives du 23 juillet, propulsé au premier plan de la vie politique espagnole : le leader indépendantiste catalan sur qui s’acharne une justice éminemment politique, a le gouvernement espagnol entre ses mains.
Pour comprendre ce retournement sans précédent, rembobinons le film. (...)

Figure de proue du combat corse, Max Simeoni s’est éteint

« Le sang ne tache pas les mains du peuple corse, il souille celles des hommes qui ont préparé, organisé et commandé un assaut stupide, inutile et inhumain ». Ainsi s’exprimait Max Simeoni, peu après l’occupation de la cave d’Aleria les 21-22 août 1975 par une quinzaine d’hommes, avec à leur tête son frère Edmond. La mort de deux gendarmes et un manifestant au pied arraché furent à déplorer.
La voie de Max était tracée après cet acte fondateur du nationalisme corse, elle ne variera pas. Il est décédé le 9 septembre, à l’âge de 94 ans. (...)