On ne négocie pas avec le changement climatique

Christophe Cassou, climatologue et co-auteur du sixième rapport du Giec est intervenu au Camp de Formation Climat et Justice Sociale co-organisé par Bizi ! et Alda ce mois de juillet 2022. Il a souligné que même si ce dernier rapport est un coup de semonce, il n’en demeure pas moins un plaidoyer pour l’action.
Il répond aux questions de Gogoeta en précisant que tout n’est pas perdu si nous agissons dès aujourd'hui, dans tous les secteurs et qu’il est important de se former aux enjeux. (...)

Presos: Sare dénonce la non application du droit

Le mouvement de soutien aux prisonniers politiques basques dénonce les blocages de l’audiencia nacional quant à l’assouplissement de leur statut. 90%, soit 160 presos, devraient bénéficier de permissions de sortie, mais seulement une trentaine y ont accès. 80 devraient être en semi-liberté, concrètement une vingtaine en bénéficient. Quatre ans après que Pedro Sanchez ait annoncé un changement de la politique pénitentiaire, onze ans après l’arrêt des activités d’ETA, le rapprochement des presos n’est pas achevé : 47 d’entre eux (28%) sont loin du Pays Basque, certains à plus de 350 km de Gasteiz, soit 700 km aller-retour, pour 40 minutes d’entretien au parloir. 17 sont incarcérés dans des prisons françaises.
Joseba Azkarraga, porte-parole de Sare et ancien ministre du gouvernement basque, a déploré cette situation le 12 août. Il attribue les blocages aux magistrats de l’Audiencia nacional qui, à l’instar du Parquet national antiterroriste français, refusent d’appliquer le droit commun. Habités par un souci de vengeance politique et des convictions marqués à droite voire à l’extrême droite, ils se jouent du maquis juridique, des procédures et des lois d’exception dans le but de bloquer les situations. Ils renvoient les dossiers d’un service à l’autre, du procureur de l’Audiencia nacional à la chambre pénale, en passant par le juge d’application des peines et l’administration pénitentiaire. A ce jeu pervers de passe-passe, ils excellent.(...)

Scandale à Urrugne

Tout le monde connait le scandale d'Urrugne : les policiers ont pénétré dans l'église du village pour arrêter une dizaine de "nègres" qui s'y étaient réfugiés : ces policiers ont violé un lieu sacré, dit-on!
Le scandale? Oui ! Il y en a eu un à Urrugne. Autrement plus grave que la pénétration de quelques policiers dans l’Église. C'est que cette dizaine d'Africains ait été forcée de chercher refuge, dans une église en la circonstance. C'est que des policiers, en toute bonne conscience, aient cru devoir les arrêter. Qu'étaient venus faire ici ces Africains ? Pourquoi ne sont-ils pas restés chez eux? Des consciences délicates vous diront que des passeurs avides d'argent les ont aidés à franchir la frontière. Est-ce les passeurs qui leur ont fait déjà franchir des milliers de kilomètres, parsemant leur parcours de cadavres, décédés les uns de soif dans les Sahara, d'autres noyés dans la Méditerranée. Qui en parle? (...)

Journées de Corti, le rendez-vous des souverainistes en Corse

Des souverainistes de tous horizons se sont retrouvés les 6 et 7 août en Corse, pour la quarantième édition des Ghjurnate di Corti où une délégation basque était présente. Nouveautés cette année, étaient accueillis des représentants indépendantistes venus de Kabylie, du Biafra et du Haut Karabakh en proie de nouveau aux attaques de de l’armée azerbaïdjanaise. L’indépendance a été exposée par trois peuples qui font régulièrement parler d’eux: la Kabylie, l’Ecosse et la Catalogne. Les journées de Corti ont accueilli un invité de marque en la personne de Luig Puig qui fut ministre de la culture de la Generalitat de Catalogne sous Charles Puigdemont aujourd’hui exilé en Belgique pour échapper à la justice espagnole.
Voici un aperçu de quelques uns des thèmes abordés, à partir d’interviews réalisées par Maria Lanfranchi d’Alta Frequenza. (...)

Solidarité des peuples à disposer d’eux-mêmes

Lors des journées de Corte, cinq organisations politiques souverainistes ont signé une « déclaration commune autour de la solidarité des peuples à disposer d’eux-mêmes ». Il s’agit d’EH Bai, de quatre députés indépendantistes (trois de Polynésie et un de Guyane), d’une conseillère territoriale de Corsica Libera et de deux représentants du FLNKS.
En voici le contenu. (...)

Seconde manifestation massive pour le logement le samedi 1er avril 2023 à Bayonne

Se Loger au Pays - Herrian Bizi - La photo d’appel à la grande manifestation pour le droit à vivre et se loger au pays qui aura lieu le samedi 1er avril 2023 à 15h00 à Bayonne, a été prise ce dimanche des Fêtes de Bayonne 2022.
Notez cette date dès aujourd’hui dans vos agenda, bloquez cette journée dès maintenant ! Nous devons être plus nombreux que jamais pour que le Pays Basque pèse de tout son poids contre la spéculation immobilière et pour un logement digne et accessible à tous ! Le 1er avril, on ne se marie pas, on ne part pas en vacances, on n’organise pas de fête ou de réunion, de tournoi, ou de balade. Je, tu, nous manifestons ! (...)