Artxikoak hitz-gakoen arabera Nazioartea


Sortir des braises de Gernika

L'Edito du mensuel Enbata - Six ans après l’arrêt définitif et irréversible de sa lutte armée, suite à la conférence internationale d’Aiete, un an après la remise de ses armes à l’initiative des artisans de la paix d’Iparralde, ETA, après soixante ans de violence “reconnaît”, le 8 avril 2018, “la responsabilité directe qu’elle a eue dans cette douleur”. “Aux personnes et à leurs familles, nous demandons pardon” conclue l’organisation clandestine. Cette sortie de l’innommable a belle allure, d’autant que “la réconciliation est une des tâches que nous devons mener en Pays Basque” invite ETA qui préconise “une solution démocratique au conflit… pour éteindre définitivement les braises de Gernika”. La guerre mémorielle a déjà commencé. L’on sait, hélas, que l’histoire est toujours écrite par les vainqueurs. Comment l’avenir présentera les décennies d’ETA?

Le choix des modes de lutte pour atteindre le même objectif, s’il divise les familles abertzale, ne change rien à la volonté commune de quête de la liberté nationale basque. L’Espagne le sait fort bien qui, quel que soit l’interlocuteur basque, exige toujours plus d’alignement, plus de pardon, plus d’excuse, plus d’humiliation et, s’il le faut, exerce sa violence légaliste par le biais de sa justice politique. La Catalogne pacifique en connaît toutes les palinodies. (...)


L’Allemagne s’en mêle (1/2)

L’incarcération puis la libération de Carles Puigdemont en Allemagne brise le face à face hispano-catalan. L’extradition semble hypothétique, c’est un tournant. La gifle est très mal vécue par l’Espagne. Le débat politique commence à s’européaniser.

Revenant sur tous ses engagements de solidarité pro-catalane, le PNV vote le budget de Mariano Rajoy assuré ainsi d’achever sa législature jusqu’en 2020. (...)


Gagner la paix

La fin définitive et sans ambiguïté de l'organisation ETA place aujourd'hui les Etats espagnol et français devant leurs responsabilités. Elle marque l'ouverture d'un nouveau cycle dans l'histoire du Pays Basque.

Réflexion sur le devenir de la société basque après la dissolution de l’organisation clandestine et la rencontre internationale d’Arnaga du vendredi 4 mai à Cambo. (...)


1000 pertsonatik goitik manifestatzen dute etorkinekin eta errefuxiatuekin elkartasunez

«Haiek, gu dira! EtorkiZUna» banderolaren atzean, 1000 pertsonatik goitik manifestatu dute Baionako karriketan Bizi!ren deiari erantzunez eta ohiturazko Maiatzaren Leheneko manifestaldiaren baitan migranteekin elkartasunezko desfile handi bat eginez.

Europako atean hil diren 33 000 etorkin pasa dituen zerrenda bat lotua izan da Suprefeturako burdin hesietan Geriza-Immigrazioa legearen bidez indartu nahi den fermutasuna salatzeko. Bizi!ren bozeramaile batek deia luzatu du Estatu mailako erretentzio zentroetarako martxen antolatzeko larunbatean, uztailaren 14an, Bastilla-ren hartzea kari, bertan atxilotuak diren etorkinen tokiak hartzeko eta «errugabeendako zinezko kartzela horien» gaitzesteko. (...)


Irlande : les accords de paix à l’épreuve du Brexit

Dans les négociations post-Brexit entre le Royaume-Uni et l'Union européenne le devenir de la frontière entre la République d'Irlande et l'Ulster est une pierre d'achoppement dont on ne voit pas bien comment elle pourrait être ôtée du chemin vers une solution.

Je partage le scepticisme ambiant sur la possibilité de trouver une solution à ce casse-tête politique. (...)


Lettre ouverte de la Cimade Pays Basque au député Vincent Bru

Monsieur le Député, La loi Immigration vient d'être votée au parlement avec votre soutien. Ce que nous déplorons fortement. Vous vous êtes abstenu pour l'article 16 du projet de Loi asile et immigration. Vous avez voté "POUR" pour le vote sur ce projet de Loi pris dans son entièreté. Nous espérions pour le moins un "CONTRE" et une abstention.

Hormis de rares avancées à la faveur de quelques rares amendements parlementaires retenus, cette loi reste essentiellement tournée vers la répression et la restriction des droits des personnes étrangères. Le doublement de la durée de rétention, le maintien de l’enfermement des enfants en rétention, les restrictions au droit d’asile, la généralisation du refoulement aux frontières, du bannissement, pour ne reprendre que ces dispositions, représentent un tour de vis supplémentaire contre les droits des personnes réfugiées et migrantes. Par votre vote vous avez approuvé et cautionné ces reculs du droit des personnes le plus fondamental. Vos collègues Mme. Florence Lasserre et Mr. Jean Lassalle quant à eux ont brillé par leur absence. (...)


Manif « Eux, c’est nous ! »

L'Assemblée nationale adopte en première lecture la loi Asile-Immigration qui piétine l'humanité, au profit de la fermeté, de la fermeture, et de l'enfermement… y compris des enfants ! Le projet de loi honteux va désormais être débattu au Sénat pour revenir en seconde lecture à l'Assemblée Nationale.

Pour Bizi!, les choses sont claires : on lâche rien ! De nouvelles actions vont avoir lieu, et dans un premier temps, nous vous appelons à vous manifester nombreux-ses le mardi 1er mai, à 10h30, à Bayonne (après le Pont Saint-Esprit, côté gare) dans un cortège festif et déterminé « Eux c'est nous ! » . Nous clamerons haut et fort notre solidarité avec les migrant-e-s et les réfugié-e-s. C'est maintenant qu'il faut bouger, pour faire reculer ce gouvernement et ses politiques anti-sociales, anti-écologiques et anti-migrant-e-s ! (...)


Histoire locale des migrations

« Le peuple Basque est attaché à sa terre ». « L’enracine"ent des Basques dans cette partie de l’Europe est très ancien », « Le Basque est fier de ses racines », voici des phrases, prélevées au hasard d’interviews, de reportages ou du site d’une célèbre encyclopédie libre… toutes sont des assertions communément entendues, qui semblent bien caractériser l’image que les habitants de ce petit bout de terre renvoient à la face du monde. Loin de nous ici l’idée de négliger le lien fort qui lie les Basques à leur territoire, de balayer d’un revers de la main le caractère basque qui revêtent nos montagnes ou nos maisons, puisque les ancêtres de cette terre donnèrent un nom à chaque creux, chaque bosse, chaque espace d’herbe, de pierre ou d’eau. Cependant. Il nous faut bien, à l’aune de l’ensemble du savoir scientifique actuel, relativiser le caractère immémorial du fait basque sur cette terre.

Enbata.Info publie ici l'intervention complète qu'Antton Curutcharry, professeur d'Histoire et maire-adjoint de Saint-Etienne-de-Baïgorry, a effectuée lors du Forum "Penser l'immigration autrement, agir localement" le vendredi 20 avril dernier à Bayonne. (...)


Réfugiés climatiques

Outre ses ennuis domestiques bien réels mais non insolubles, l’Europe a deux gros soucis incontournables : d’une part le changement climatique, de l’autre l’afflux des immigrés, et les deux phénomènes sont liés.

On ne peut pas le nier, ni l’ignorer, car les faits sont là, éblouissants. (...)