Jakes Abeberri

Jakes Abeberri

Enbataren argitalpen zuzendaria eta Enbataren sortzaileetakoa.

La force centrale

L'Edito du mensuel Enbata - "Élections pièges à cons”, disaient autrefois bien des abertzale. En 1983, sous l’impulsion du collectif Izan, retour au suffrage universel lors des municipales à Urrugne et Bayonne avec des listes ouvertes conduites par des abertzale et à Biarritz, Saint- Pierre-d’Irube et Saint-Jean-de-Luz, en alliance avec le Parti socialiste qui venait de prendre le pouvoir à Paris sur la promesse de la création d’un département Pays Basque. Peu à peu, échéance après échéance, aux municipales puis aux législatives, régionales et départementales, le mouvement abertzale s’est totalement engagé dans la confrontation des urnes.

De marginaux, nos résultats sont devenus minoritaires avec cependant, de-ci de-là, des scores fort honorables, parsemés de quelques élections de maires. (...)


Je vous fais don de ma personne

L'Edito du mensuel Enbata - Il y fait bon vivre. Notre Pays Basque, dont le solde des naissances est négatif, ne cesse pourtant de voir sa population augmenter. A ses nouveaux résidents venus d’ailleurs, 100.000 en cinquante ans, s’ajoutent les résidents secondaires dont le périmètre ne cesse lui aussi de s’élargir et qui souvent en fin de vie deviennent à leur tour des habitants permanents relevant du recensement général de la population.

A l’heure des élections municipales et communautaires, tout ceci complexifie le débat public, tant pour le contenu des programmes que pour le choix des acteurs devant les porter. (...)


Enbata, 60 ans d’existence (2/2)

2020 sera la soixantième année de parution de ce journal. Deux de ses fondateurs continuent toujours d’y écrire. Au fil des publications mensuelles, nous questionnerons l’apport d’Enbata à la vie d’Iparralde, ce que sa vision et le projet qu’il véhicule ont pu changer dans différents domaines, tant sur le plan institutionnel qu’idéologique, culturel, économique, social ou écologique.

Jakes Abeberry donne ici le coup d’envoi de ce bilan et de cette réflexion. Suite et fin de la Partie 1/2. (...)


Enbata, 60 ans d’existence (1/2)

2020 sera la soixantième année de parution de ce journal. Deux de ses fondateurs continuent toujours d’y écrire. Au fil des publications mensuelles, nous questionnerons l’apport d’Enbata à la vie d’Iparralde, ce que sa vision et le projet qu’il véhicule ont pu changer dans différents domaines, tant sur le plan institutionnel qu’idéologique, culturel, économique, social ou écologique.

Jakes Abeberry donne ici le coup d’envoi de ce bilan et de cette réflexion. (...)


Biarritz : un choix significatif

L’opposition électorale à Biarritz entre deux membres du gouvernement d’Edouard Philippe, a fait de notre cité le Clochemerle hexagonal et la risée de la presse parisienne.

Le premier ministre a fini par intervenir dans ce qu’il qualifie de “situation baroque” et a déclaré ce mercredi 15 janvier qu’il n’était “pas envisageable que deux membres du gouvernement puissent être candidats l’un contre l’autre durablement”. Rappelant “la règle” à Didier Guillaume et Jean-Baptiste Lemoyne, Edouard Philippe indique avoir donné quelques jours à ses ministres avant “d’en tirer les conséquences”. (...)


Merci Boris

L'Edito du mensuel Enbata - En obtenant une large majorité de députés à la Chambre des communes, lors des élections législatives du 12 décembre, Boris Johnson fera sortir, sur la base de l’accord qu’il a passé avec Bruxelles, le Royaume-Uni de l’Union européenne le 31 janvier 2020 après une crise politique inextricable de plus de trois ans.

Ce nouveau Parlement de Londres, à sa demande, lui accorde un délai jusqu’au 31 décembre 2020 pour négocier les futurs rapports commerciaux entre Britanniques et Union européenne. C’est dire que la nouvelle frontière entre l’Irlande et le Royaume-Uni passera dans la mer d’Irlande et non plus sur terre entre la république d’Irlande et l’Irlande du Nord, toujours britannique. Celle-ci restant incluse dans l’union douanière avec l’UE. (...)


Démocratie directe aujourd’hui

L'Edito du mensuel Enbata - Passant sous les faisceaux des projecteurs braqués sur une actualité sociale et politique agitée, une expérience de démocratie directe, à l’échelle de l’Hexagone, se déroule au Conseil économique, social et environnemental à Paris depuis début octobre jusqu’à mi-janvier 2020. La “Convention citoyenne pour le climat” est composée de 150 Français tirés au sort de manière à représenter l’ensemble de la société.

Durant six longs week-ends, leur travail, par ateliers et plénières est accompagné par deux personnalités, Thierry Pech, directeur de la fondation Terra Nova et Laurence Tubiana, présidente de la Fondation européenne pour le climat. S’il est encore trop tôt pour juger du succès de la Convention citoyenne pour le climat, les premiers mois de l’an prochain permettront d’en mesurer son impact réel car, comme s’y est engagé le président Macron lors de sa conférence de presse du 25 avril dernier en conclusion du Grand débat national, ses recommandations seront soumises, sans filtre, c’est-à-dire sans intervention du gouvernement, soit par un vote du Parlement, par referendum ou application réglementaire directe. (...)


Europe et question nationale

L'Edito du mensuel Enbata - La réunification de l’Irlande vient d’être actée dans la dernière palinodie de Boris Johnson. En scellant un accord avec l’Union Européenne le 17 octobre et en obtenant son approbation par la chambre des Communes le 22 octobre à une majorité de 30 voix, le premier ministre britannique donne enfin une possible issue à trois années d’imbroglio du Brexit.

S’il ne respectera pas l’échéance qu’il s’est fixé au 31 octobre, il obtient cependant la suppression du “backstop” entre l’île irlandaise et la Grande Bretagne et surtout, il évite une frontière physique entre les deux Irlande, gage de paix en respect des accords du vendredi saint sous l’égide de l’UE. (...)


Cour suprême

L'Edito du mensuel Enbata - Le 24 septembre, la Cour suprême rend à l’unanimité de ses 11 magistrats, un arrêt déclarant illégale, nulle et non avenue, la décision du Premier ministre Boris Johnson de suspendre cinq semaines (du 5 septembre au 14 octobre) les travaux du Parlement, rappelant ainsi un principe façonné par l’histoire séculaire de la mère des démocraties : la prééminence du Parlement !

Rappelons que le processus judiciaire qui a conduit à la décision de la Cour suprême a été enclenché par un premier arrêt de la Haute Cour d’Écosse jugeant la suspension du Parlement “illégale” suite à une plainte lancée par plusieurs élus du Parlement d’Ecosse, dont Joanna Cherry, députée du Parti national écossais. On mesure là toute la complexité du système britannique, où les nations (Écosse, Pays de Galles, Angleterre) ont une Haute Cour pouvant se saisir de l’ensemble des rouages de l’Etat. (...)