Artxikoak hitz-gakoen arabera Nortasunak


“Ene bizia izanen da engaiamendu oso bat”

Peio Iralour - Mixel. Bi hitz ardura erabili dituk azken urte hotan, zikloa, xantierra. Gai berezi batzutazmaite huen erraitea “c’est la fin d’un cycle”. Ez hakien memento hartan hire lur huntako zikloa, hik, guk nahi baino fiteago bururatuko zela.

Beti elkar lana sustatu duk erranez denek parte hartuz irabazten zirela borrokak. Bahakien bilkuretan bildumaren egiten, denen ideiak elgarretaratuz. "Doté d’un esprit vif, tu savais aller à l’essentiel et donner la dimension politique." Gogoetetan, ekintzetan, beti lehen lerrotan edo aintzindari, bainan ez sekula bakarrik. Biltzar nagusietan, taula gainean, bainan biharamunean erratzarekin garbiketa egiten. Partitzean hiola laguneri “milesker eta ondoko egunak arte”. (...)


Mixel eta ELB-ren sortzea

Bernadette Oillarburu - Mixel ezagutu, kurutzatu, harekin lan egin dugun guziek plazer ginuen entzutea bere arrazoin, hitz sakon eta barnakorrak. Usu omore goxo batekin ere, esanaldi bat usu aditu dugu bere ganik “aintzinetik galduak diren borrokak dira eremanak ez direnak”. Hori ikasi eta frogatu dauku.

Bizi guzian, gazterik hasirik, Mixel borrokatu da zerbaiten ardiesteko. Mixelekin ulertu dugu elkar lanean, gure ahal xumeak bilduz zela behar hura sortuko, hots guhaurek eraikiz. (...)


Asmoa besteekin partekatu

Iker Elosegi - Mixelen militante ibilbidetik ainitz badugu ikasteko, hala nola estrategiak pikoan emaiteko denbora eta pazientziaren garrantziaz. Ez fitsik egin gabe pasatzen den denboraz, baizik eta erabaki estrategiko azkarrak hartzeko indarren metatzeko lanean pasa denbora eta pazientziaz.

Mixelen militante ibilbidetik ainitz badugu ikasteko, hala nola estrategiak pikoan emaiteko denbora eta pazientziaren garrantziaz. Ez fitsik egin gabe pasatzen den denboraz, baizik eta erabaki estrategiko azkarrak hartzeko indarren metatzeko lanean pasa denbora eta pazientziaz. (...)


Quelques secondes et une éternité

Le 18 février 2010, le procureur de la Cour d’appel de Pau interroge Mixel Berhocoirigoin sur ses revenus. Il risque jusqu’à un an de prison et 15.000€ d’amende pour prétendre créer une Chambre d’agriculture alternative. La réponse est aussi simple qu’une poignée d’euros, quelques centaines, même pas le SMIC. (...)

Dans l’interstice de ce procès comme dans ce temps éternel, depuis que Mixel nous a quittés ce samedi 8 mai, un matin où des centaines de marcheurs en faveur de la paix gravissaient symboliquement les sommets basques, les images se bousculent à la porte de ce journal dont il était un rédacteur indéfectible et avisé, dans la nécessité, toujours brûlante, d’expliquer. Et dans cet enterrement, aux allures de pastorale, on ne savait plus très bien qui pleurer ni applaudir, du compagnon, du bâtisseur, du militant, du syndicaliste, du faiseur de paix, du meneur de batailles ou de cette foule sans laquelle il n’aurait pas marché d’un pas aussi déterminé. (...)


Nations, frontières, identité et souveraineté

À l’heure où les crispations identitaires et les frontières étatiques se durcissent, quelles valeurs doivent guider nos réponses aux questions du XXIème siècle?

L’extrême droite a le plus de facilité à imposer, sur la question identitaire, ses cadres de pensée, ses concepts et jusqu’à son vocabulaire, tandis que la gauche ne fait que réagir au lieu d’être force de proposition. (...)


Les observateurs étrangers tombent des nues lorsqu’ils découvrent la composition du Conseil constitutionnel

Deux juristes, Lauréline Fontaine et Alain Supiot, ont expliqué dans une tribune publiée par le quotidien Le Monde du 14 juin 2017, le « mélange des genres » et « les vices juridiques » qui caractérisent le fonctionnement du Conseil constitutionnel, cimetière des éléphants pour le personnel politique français. Ils appellent de leurs vœux à doter cette institution d’un « statut juridictionnel à la hauteur de ses missions ».

Rappelons que l’ONG les Amis de la terre a mené une enquête sur l’influence des lobbies dans un rapport intitulé « Des sages sous influence ». Elle y explique que les groupes de pression envoient au Conseil constitutionnel des « contributions extérieures » appelées dans le jargon maison « portes étroites », élaborées par des batteries de juristes d’entreprises dont les intérêts sont en jeu. (...)


“Faire cesser le linguicide des langues autochtones du territoire”

Eskolim - Nos langues sont déjà en régime d’interdiction d’usage pour tout ce qui est, juridique, administratif, de liberté très limitée dans la sphère économique et dans l’audiovisuel public. Maintenant leur usage est interdit en milieu scolaire, ce qui avec tous les interdits précités, est le dernier coup porté afin de s’assurer qu’il n’y aura plus de locuteurs.

La défense de la diversité ne se divise pas, elle vaut pour l’ensemble du vivant, elle vaut pour toutes les langues, toutes les cultures... C’est le poing levé que Basques, Bretons, Alsaciens-Mosellans, Corses, Catalans et Occitans, répondront à cette sentence sans appel autant qu'il le faudra et pour commencer samedi prochain 29 mai dans les différentes régions. (...)


L’envahisseur, c’est l’argent !

Il y a quelques semaines des banderoles anti-parisiens sont apparues sur les murs d’Urruña offrant à certains élu·es l’occasion de polémiquer inutilement sur la question.

De l’opposition municipale à l’exécutif de la CAPB, certains ont voulu faire passer les abertzale de gauche pour des personnes fermées, xénophobes et repliées sur elles-mêmes. (...)


L’euskara a besoin de l’immersion

Collectif Pour Que Vivent Nos Langues et Euskal Konfederazioa - Une journée d’action est prévue le 29 mai afin de dénoncer les attaques que subit l’enseignement des langues régionales, mais aussi pour manifester la diversité, la vitalité, et la présence évidente de ces langues dans les territoires.

Au Pays basque aussi nous nous rassemblerons, car l’enseignement de l’euskara se heurte à de nombreux obstacles, dans les différentes filières, dans le primaire comme dans le secondaire. Plusieurs rendez-vous sont organisés dans les jours qui viennent, où parents et élèves manifesteront leur désaccord... Le 29 mai, un grand rassemblement est organisé à Bayonne à 16 heures. «Euskarak murgiltzea behar du / L’euskara a besoin de l’immersion». (...)