Xipri Arbelbide


Leçons de l’affaire Griveaux

Vendredi 14 février, 7h00, France Inter : 'Une vidéo intime du candidat LRM à la mairie de Paris circule sur le web'. J'ai tout de suite pensé à ces paparazzis qui fournissent certaines revues avec photos plutôt dénudées.

Je me suis rappelé ces vacances d'été 68. Revenant de Côte d'Ivoire au Pays Basque, j'avais pris le métro à Paris. Mon regard fut attiré par cette inscription peinte en grand sur un mur : "Il est interdit d'interdire", slogan qui a pris du poids avec les ans. Mais il est passé de mode, c'est une loi qui interdit aujourd'hui d'étaler la vie privée des autres sur la place publique. Mais la populace, semble-t-il, ne le voit pas ainsi. M. Griveaux a senti qu'avec cette affaire, les carottes étaient cuites pour la mairie de Paris. Il y a renoncé. (...)


Mensonges de Noël

Cela fait bientôt un mois que la France est en grève. Le mécontentement est à son comble : on ne renonce pas à un mois de salaire sur un coup de tête. Mais quand la manif a démarré Place Ste Ursule (dénomination à changer d'urgence en pays laïc!) qui a réalisé que c'est à 100 mètres de là que se réfugient des centaines d'Africains fuyant la guerre et la misère?

Chaque fois que je leur rends visite, ils me rappellent la Sainte Famille en fuite vers l'Egypte. Les trois quarts viennent de Guinée où le PIB est à 3.800€/an contre 43.550 en France, onze fois plus, et on est dans la misère. Il m'ont rappelé Carlos Gohn qui ressentait comme une injustice insupportable de ne gagner que 7,5 millions par mois contre les 31,31 de Sergio Marchionne patron de Chrysler-Fiat. (...)


Regards sur l’été

A quelques jours de l’automne, j’ai jeté un regard sur l’été. Comment oublier ce scandale mondial qui a fait la une du Guardian de Londres, du Soir de Bruxelles, d’El Pais de Madrid et de tant d‘autres : un de nos pelotaris avait tué un coq avec ses dents. Quelques jours après je voyais deux pages entières de mon quotidien préféré, à la louange des courses de taureaux qui devaient avoir lieu à Bayonne en présence du ministre chargé du bien être des animaux...

J’avoue n’avoir toujours pas réussi à comprendre comment des « responsables » politiques ont pu avoir l’idée d’organiser le G 7 à Biarritz, en pleine saison. Pas plus que l’occupation policière du Pays Basque : qu’il fallait assurer la sécurité, d’accord. Fallait-il entasser chez nous plus de la moitié des CRS de France ? Plus de 40 % des gendarmes de Gaule? (...)


Racisme Français

C’est la charge de cavalerie contre le basque. Le Président de la République, le ministre de l’Education Nationale, la ministre de la Cohésion des Territoires, chacun y va de sa petite phrase assassine : “sur la plan pédagogique, il y a une véritable question sur l’immersion”. “L’enseignement immersif à l'école publique est anticonstitutionnel”. “Il y a beaucoup à discuter sur le plan pédagogique et je redoute que les enfants ne parlent que la langue régionale”. Voilà quelques unes des perles que nous avons entendues ces dernières semaines.

On se demande sur quoi ils basent leurs sentences. (...)


Grandes Ecoles

Le 28.01.19, dans une tribune de Sud-Ouest, un jeune Basque déplorait «la rupture de l’égalité des chances qui touche particulièrement la jeunesse des territoires ruraux». Il revendiquait «l’égalité territoriale dans l’accès aux filières d’excellence.» Cette égalité ne bénéficierait qu’à un nombre marginal de jeunes.

Aspirer à l’égalité dans les Grandes Ecoles c’est très bien, mais pour faire quoi après ? (...)


Quel Noël ?

C’était Noël. Et quel Noël ! Voici les titres de mon quotidien ce jour là sur la « une » : « nos plats préférés », « La bûche pour le dessert », « Les coulisses de la maison Dior », « Le loto de Noël ». Sous le titre principal: « Chapon, foie gras, huîtres... les stars de Noël ».

Certains esprits chagrins ont trouvé que toute cette ripaille de Noël est en contradiction absolue avec ce qui doit être le souci majeur des esprits un tant soit peu éclairés : l’avenir de cette planète mise en danger de mort, justement par la société de consommation qui pille et gaspille sans mesure les biens destinés à tous les hommes, de tous les siècles, de tous les continents. (...)


De faillite en faillite

Les gilets jaunes sont la faillite de tout notre système. Députés, sénateurs, conseillers économiques, syndicats, chambres consulaires etc. ont été élus par le peuple pour le représenter. Et voilà que surgissent du néant des gilets jaunes ignorant complètement tous ces représentants légitimes. Les uns trouvent l’essence trop chère, d’autres les retraites trop basses, les impôts trop élevés etc. Échec des corps intermédiaires.

On parle de l’avenir de la planète en Pologne et au Brésil. Cri d‘alarme : au lieu de baisser, la pollution a augmenté de 2,5 % en un an, il faut d’urgence prendre des mesures drastiques. Aucune allusion à cela depuis un mois que cela pète de tous les bords. (...)


La honte

Ce qui s’est passé à Hasparren le 11 novembre est proprement scandaleux. C’est une honte ! A grands renforts de gendarmerie, venus de je ne sais où, à quel prix (déplacement, travail de nuit, le dimanche !), ont été arrêtés comme de vulgaires malfaiteurs, deux émigrants Ivoiriens, Mamadou et El Hassan qui vivaient depuis près d’un an à Izturitz, sans poser le moindre problème à qui que ce soit. Des « sans papiers » !

Au « Chemin des Dames » vous verrez deux monuments : « Le mémorial des Sénégalais » et à quelques centaines de mètres « Le monument des Basques ». Basques et noirs étaient côte à côte dans le massacre. Peut-être que les arrières grands pères de Mamadou et El Hassan se trouvent dans ces charniers où ont été inhumés les morts, tout autour du Chemin des Dames : certains cimetières comptent plusieurs milliers de cadavres !!! Et c’est le jour où nous commémorions ces milliers de morts, Basques et Africains, qu’un petit quidam a choisi pour arrêter, au Pays Basque précisément, deux Africains qui sont peut-être les arrières petits fils de ces victimes. N’ont-ils pas honte ? (...)


Développement du Pays Basque?

Dans mon dernier article j'ai dit tout le mal que je pensais de ce développement aveugle que nous subissons. Le Pays Basque ne serait-il pas à l'abri de cette maladie?

On aurait pensé que suite au sommet de Paris les illuminations de Noël allaient se faire plus discrètes, mais nenni, ne voulant pas être de reste, Anglet s'y est mis aussi. Biarritz bat tous les records avec un budget de 462.000,00 €, sans compter la patinoire artificielle source nouvelle de pollution. A quelques kilomètres de celle de la Barre. (...)