Peio Etcheverry-Ainchart

Peio Etcheverry-Ainchart

Formakuntzaz historialari eta lanbidez editore. Abertzaleen Batasunako kide eta Donibane Lohitzuneko Herriko Etxean hautetsi abertzalea.

Derrière les gilets jaunes

Ces dernières semaines, l’actualité a été marquée par l’épisode dit des “gilets jaunes”, dont je dois avouer qu’il me laisse un arrière-goût désagréable dans la bouche, tant il me paraît en grande partie révélateur d’une tendance à l’individualisme d’une part et à la simplification d’autre part.

La dynamique des gilets jaunes, comme toute dynamique d’origine populaire –je n’ose dire “citoyenne” et à mes yeux cette connotation est importante–, est difficile à interpréter au plan sociologique sans un minimum de recul en particulier dans le temps, surtout quand on n’est pas soi-même sociologue. (...)


Novembre 1918 : jusqu’ici tout va bien

J’ai hésité à mettre ce titre pour cette chronique, oscillant entre la recherche plus ou moins racoleuse d’une accroche susceptible d’attirer le lecteur et le scrupule m’étreignant à l’idée de laisser penser qu’en novembre 1918 tout pouvait “bien aller”.

Comme vous le constatez, le misérable racoleur l’a emporté. (...)


Halte à la “culture obligée”

Elle donne la désagréable impression que l’on peut vite tomber dans un essentialisme étroit, qui fait que chaque identité aurait ses pratiques culturelles (entre autres choses) imposées, et inversement.

Non seulement cela me gêne par principe, mais je trouve cela dangereux. (...)


Allez les Bleus ?

Comment un abertzale peut-il, sans état d’âme, traverser la folie médiatique et l’enthousiasme populaire de l’épopée de l’équipe de France de football alors qu’une équipe nationale basque est mise hors jeu ?

Construire l’identité basque passera par la production d’émotions collectives puissantes. En attendant, si j’ai parfaitement compris tous ces gens qui ont braillé “allez les Bleus” sous mes fenêtres, peut-être que ces derniers comprendront un jour pourquoi, moi, je n’ai pas braillé avec eux. (...)


Tape-à-l’oeil

Peut-on sérieusement mettre en place des politiques publiques basées sur des considérations de prestige ?

Plus qu’une révision en règle des logiques de la toponymie, je m'interroge sur le poids des symboles, dans la ville impériale qui s’apprête à accueillir le G7 comme dans la cité corsaire où le Roi soleil pèse sur les emblèmes républicains. (...)


Il faut lire Patria

Après l'annonce de la dissolution d'ETA, dont l'action aura occupé le champ politique du Pays Basque durant des décennies, s'ouvre la séquence mémorielle.

Non de la mémoire, mais des mémoires, bataille éminemment politique, pour qu'un récit univoque ne laisse au bord du chemin de l'histoire l'une ou l'autre des parties prenantes du conflit. (...)


Dominus et ancilla

La route est encore longue dans nos pays dits “développés” pour l'égalité femmes-hommes, notamment en matière de parité salariale ou, dans la sphère privée, de partage équitable des droits et des devoirs. Mais les choses avancent.

Pour se rappeler d'où la société basque vient en la matière il est bon de convoquer quelques témoins du temps passé. (...)


Confiscatoire !

Qu'est-ce qui est véritablement confiscatoire? Une surtaxe des résidences secondaires? Ou bien les logements que de nombreux citoyens n'ont pas les moyens de s'offrir?

Il est aisé d’asséner dans l’enceinte d’un conseil municipal qu’un taux appliqué à des logements de vacances est “confiscatoire”, mais qui ira l’expliquer à celles et ceux qui peinent à se loger à l’année, et qui trouveraient l’adjectif légitimement blessant ? (...)


Pollutaxe poids lourds

Depuis le 9 janvier dernier, un portique écotaxe est en fonctionnement sur la route nationale N1 traversant le Gipuzkoa, au passage d’Irun. Il y en a deux autres jusqu’à Burgos, et le dispositif devrait être à nouveau complété par la suite. Produit de la taxe : 9 millions d’euros annuels, destinés à financer l’entretien de ladite Nationale.

Retour sur l'abandon de ce dispositif par le gouvernement Français en 2014.(...)