Egilearen artxiboak: Martine Bisauta


Nous y sommes !

Selon le propos de Batera, nous avons le permis de construire, reste à construire la maison commune du Pays Basque. Le résultat du vote des conseils municipaux est exceptionnel, il confirme très largement les intentions exprimées fin 2015 et cela malgré une campagne virulente parfois malhonnête des anti-EPCI.

Rien n’y a fait, les élu-e-s ont marqué une vraie ambition pour ce territoire et ont fait le pari d’une confiance réciproque. Nous avons réussi cette étape, nous sommes maintenant comptables de la suite et nous devons prendre acte de la volonté commune et la respecter.


A bout de souffle !

Le système politique est à bout de souffle dans l’état français et la période troublée que nous traversons, démontre que la démocratie est en danger et que nous pouvons tout imaginer lors des prochaines échéances.

Perte de légitimité, perte de confiance, certitude que la République n’est plus “le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple”, le quinquennat de François Hollande nous aura ôté nos dernières illusions !


Les raisons profondes

Le 24 mars dernier le Conseil municipal de Bayonne se prononçait sur un EPCI unique pour le Pays Basque. Trois heures de débats nourris ont précédé le vote qui, sans surprise, a donné un score confortable des 2/3 à la proposition du préfet des Pyrénées-Atlantiques. Bayonne rejoignait donc les trois premières communes —Hendaye, St-Pée, St-Pierre-d’Irube— dans un avis favorable, elles, à l’unanimité, à la création d’une Communauté d’agglomération pour le Pays Basque.

Comment ne pas ressentir à ce moment une véritable émotion ? De façon sereine et réfléchie la plus grande ville du territoire disait son désir d’un Pays Basque rassemblé, plus efficace et plus fort mieux à même d’affronter les défis qui nous attendent.


Identité ou identitaire ?

Donner au Pays Basque une institution qui lui soit propre est une nécessité légitime, conforme à son identité et à sa réalité territoriale. Notre identité demeure plus que jamais le socle qui nous unit, nous rassemble à un moment où nos sociétés semblent tant en manquer. Cette identité a été et demeure un élément de dynamisme et de développement territorial sans équivalent ailleurs.

Ces mots sous ma plume ne vont pas étonner les lecteurs avertis d’Enbata qui me lisent depuis un certain temps déjà. Pourtant l’honnêteté intellectuelle aurait dû me conduire à les mettre entre guillemets, car je ne suis pas l’auteure de ces lignes qui sont la profession de foi des opposants(1) au projet d’un EPCI unique en Pays Basque !


Déchéance des valeurs ?

Au moment où ces lignes sont écrites, nous ne pouvons encore savoir quelle sera au final la décision du président de la République au regard d’une possible déchéance de la nationalité pour des individus convaincus de terrorisme et qui seraient des binationaux.

Il semble que le premier ministre ne soit pas susceptible de varier tant il campe sur une position qui se veut autoritaire et qui est surtout caricaturale. La fermeté aujourd’hui se résume à plus va-t’en guerre que moi, tu meurs… sensée nous protéger de tous les malheurs à venir. En fait la tactique du gendarme épousée par Valls ne vise qu’à surfer au mieux sur la vague des sondages faisant fi de toute hauteur de vue et sombrant de façon superbement lamentable dans le piège qui nous est tendu.


Acte 1 c’est oui !

La première étape vers une reconnaissance institutionnelle du Pays Basque a été franchie de magistrale façon ! Les votes des 158 communes se sont égrenés tout au long du mois de novembre, pour au final donner une écrasante majorité d’avis favorables. Il s’agissait d’entériner le périmètre du futur EPCI, et l’idée que celui-ci épouse les contours du Pays Basque est plébiscitée.

N’en déplaise à certains, le pays a parlé. Il a dit au travers de ce vote que la revendication d’une entité regroupée était la meilleure des solutions, il a confirmé que cette attente d’un statut juridique pour le Pays Basque était toujours d’actualité !


Une COP pour rien ?

21ème conférence des parties à la Convention cadre des Nations Unies, la COP 21 de Paris tiendra-t-elle tous les espoirs qu’elle a pu susciter ? Les différentes réunions qui ont précédé la conférence finale pouvaient déjà légitimement suggérer le contraire et cela malgré les affirmations du gouvernement français.

Le 13 novembre, la capitale a connu de sanglants attentats faisant 130 morts et plusieurs centaines de blessés dans une seule soirée. Si on ne peut contester des décisions qui tendent à protéger l’ensemble de la population dans ces moments difficiles, on peut quand même s’étonner que les parisiens soient appelés à continuer à se rendre de manière quasi ostentatoire dans tous les lieux publics, dans les grands magasins, ou encore au marché de Noël. Il est donc surprenant que seules les manifestations citoyennes liées à la COP 21 soient, du moins à ce jour, interdites.


Décryptage !

Difficile en cette période décisive, d’éviter le sujet primordial pour notre avenir commun, impossible de ne pas être attentif au débat qu’il provoque. Mais au fait quel débat?

Aux arguments des pro-communauté Pays Basque : nécessité de faire l’unité dans une immense région, dotation financière de l’Etat plus avantageuse, compétences accrues, complémentarités territoriales, reconnaissance institutionnelle enfin obtenue, il serait naturel d’entendre le camp des opposants formuler des contre arguments solides. Mais non !


Peut-on imaginer?

Oui, est-il possible d’imaginer que nous manquions le rendez-vous que nous avons avec notre histoire ? Un rendez-vous inattendu, comme le sont tous ceux qui façonnent l’avenir de façon durable, un moment où se croisent des volontés convergentes, et où ce qui paraissait impossible devient accessible !

L’heure n’est pas à la nostalgie des épisodes manqués, des solutions plus abouties, sur lesquels nous avions fondé des espoirs, le temps est venu du réalisme pour saisir ce que le destin nous propose… Nous avons aujourd’hui la possibilité de dessiner les contours d’une communauté Pays Basque, de donner à ce territoire une existence juridique, et de construire ainsi collectivement les règles dans lesquelles nous souhaitons évoluer.