Martine Bisauta

Martine Bisauta

Ekologista, Herritar Parte Hartzeaz eta Garapen Iraunkorraz arduradun, Baionako auzapez-orde gisa.

Olympe, nous voilà !

Selon les travaux de Maité Lafourcade, juriste et historienne, il existait “une égalité totale entre la femme et l’homme dans le droit basque”. Le regard qu’elle porte sur le droit basque est celui “d’un modèle de société” sous l’ancien régime... mais ça c’était avant !

Aujourd’hui, le Pays Basque ne se distingue guère des autres régions de l’hexagone et dans toutes les sphères qu’elles soient privées ou publiques, la place de 52% de la population est toujours autant discriminée. La Communauté d’Agglomération Pays Basque a voté le 21 juillet 2018, la Charte européenne pour l’Egalité entre les Femmes et les Hommes, très solennellement et à l’unanimité ! (...)


Les feux de l’Amour ?

Dans la soirée du lundi 15 avril, le monde entier découvrait que la cathédrale Notre-Dame de Paris était la proie d’un terrible incendie. En direct, sur toutes les chaînes d’info continue, sa flèche se rompait et venait s’encastrer dans la voute qui cédait sous les flammes ! Ce spectacle extraordinaire au sens étymologique du terme, des millions de personnes ne l’oublieront pas, il était suffocant...

Pour autant et malgré une émotion forte et légitime, il n’est pas inconvenant de penser que d’autres drames autrement plus graves sont à l’oeuvre tout autour de nous. Ces drames devant lesquels nous semblons impuissants, paralysés par tous les manques de courage et de moyens, ces drames qui pour l’instant ne trouvent de solution que dans l’absence de solutions ! (...)


Une ambition affichée !

Pour Antoine de Saint-Exupéry, il ne s’agit pas de prévoir l’avenir mais de le rendre possible... Au moment décisif où la Communauté d’agglomération est forcément consciente que ses choix d’aujourd’hui dessineront le Pays Basque de demain, construire un plan concernant le climat, l’air, l’énergie à l’échelle du territoire est un “enjeu politique maximal”.

Une transition énergétique réussie devra infiltrer tous les champs d’action mais aussi emporter l’adhésion et la participation de tous les acteurs du territoire. Et il ne s’agit pas ici d’une formule convenue, le plan d’action qui signera la réussite de nos travaux sera celui qui mettra en mouvement le plus de citoyen.nes possible, celui qui aura convaincu le maximum d’entreprises, d’associations, de lycées, de collèges, d’écoles, d’universités, de clubs sportifs, de rejoindre l’effort commun pour un avenir plus sobre et plus durable ! (...) Rendons demain soutenable et désirable “en répondant à nos besoins mais sans que cela n’empêche les générations du futur de répondre aux leurs”. (...)


Jaune, couleur d’automne

“Nous allons changer de monde dans la douleur à défaut de l’avoir initié par choix, et nous allons laisser au bord du chemin tout un monde rural en totale désespérance”. Ces lignes ont été écrites en décembre 2013 dans ces mêmes colonnes à propos des bonnets rouges et sous le titre Le temps des frondes.

L’histoire, comme toujours, se répète sauf que l’envergure du mouvement en cours dit des “gilets jaunes” est bien plus importante, plus étendue, plus difficile encore à cerner et sans doute bien plus manipulée ! (...)


Miroir aux alouettes !

Les élections municipales auront lieu en mars 2020, mais les coups d’envoi semblent bien partis dans les différentes chapelles et le spectacle commence à produire pas mal de saveurs…

J’en suis déjà, en quelque sorte une des premières “victimes”, puisqu’on me demande en boucle et sur un ton joliment patelin “et toi tu repars ?” (...)


La vague populiste !

Au moment où la planète connait des évolutions climatiques préoccupantes qui nécessiteraient des gouvernements conscients des enjeux et capables de prendre les décisions qui s’imposent, ce sont des individus pratiquant des discours faciles et dangereux qui raflent la mise !

Si le discours dominant devenait celui d’une économie “décarbonnée” et relocalisée, du soutien aux énergies renouvelables, des communs qui privilégient la valeur d’usage et qui ont été très présents par le passé, de la sécurité alimentaire et sanitaire, du lien social, de l’aide aux pays les plus vulnérables… on pourrait alors imaginer que la politique a encore du sens ! (...)


Le maléfice du doute…

L’été 2018 a charrié avec lui un nombre effroyable d’évènements climatiques majeurs dont la compilation ne pourrait tenir qu’en plusieurs pages. La litanie de ces catastrophes, encore et toujours qualifiées de “naturelles”, parvient quotidiennement aux oreilles de tout le monde mais par contre au cerveau d’un nombre très limité de personnes.

Il faut réagir très vite et mettre en place un processus de résilience pour offrir à notre territoire des conditions plus compatibles de vie dans les années qui viennent. Je ne suis pas certaine que ce discours fasse un triomphe auprès des décideurs, encore empêtrés dans les vieux réflexes du siècle dernier et qui imaginent qu’avec quelques ingénieurs et un groupe du BTP on peut tout régler. (...)


Enfin c’est l’été !

C’est la phrase la plus mécaniquement répétée ces derniers jours et nous l’avons tous et toutes plus ou moins entendue au boulot, en famille, dans la rue. Elle tourne la mauvaise page des intempéries récentes, elle est prometteuse de plaisirs simples attendus chaque année avec impatience, elle est synonyme de vacances, elle redonne le moral : enfin c’est l’été ! Comme les médailles, chaque phrase a aussi son revers, celui qu’inconsciemment on tente d’ignorer, celui qui se cache derrière cette pulsion libératoire dont nous avons tant besoin.C’est l’été et nous en arrivons à oublier que cette année il a frappé plus tôt que d’habitude, que malgré des aléas climatiques compliqués, l’élévation sournoise de la température est bien réelle et qu’elle n’apporte pas avec elle que de bonnes nouvelles.

Ce que charrie le bulletin d’informations quotidien aurait été impensable il y a seulement quelques années et même si nous revenons à d’autres dramatiques évènements comme par exemple celui des “boat people” dans les années 80, le contexte est effroyablement différent.(...)


Egalité formelle ou réelle ?

Inscrite dans la devise de la république, et grande passion des Français, l’égalité est plus facile à décréter qu’à promouvoir réellement.

Et ceci est vérifiable dans de multiples domaines; tout aussi passionné par le fait législatif ce pays multiplie les textes en faveur d’une égalité supposée mais rechigne à combattre efficacement les discriminations qui minent outrageusement encore la société en 2018. (...)