Martine Bisauta

Martine Bisauta

Ekologista, Herritar Parte Hartzeaz eta Garapen Iraunkorraz arduradun, Baionako auzapez-orde gisa.

Une ambition affichée !

Pour Antoine de Saint-Exupéry, il ne s’agit pas de prévoir l’avenir mais de le rendre possible... Au moment décisif où la Communauté d’agglomération est forcément consciente que ses choix d’aujourd’hui dessineront le Pays Basque de demain, construire un plan concernant le climat, l’air, l’énergie à l’échelle du territoire est un “enjeu politique maximal”.

Une transition énergétique réussie devra infiltrer tous les champs d’action mais aussi emporter l’adhésion et la participation de tous les acteurs du territoire. Et il ne s’agit pas ici d’une formule convenue, le plan d’action qui signera la réussite de nos travaux sera celui qui mettra en mouvement le plus de citoyen.nes possible, celui qui aura convaincu le maximum d’entreprises, d’associations, de lycées, de collèges, d’écoles, d’universités, de clubs sportifs, de rejoindre l’effort commun pour un avenir plus sobre et plus durable ! (...) Rendons demain soutenable et désirable “en répondant à nos besoins mais sans que cela n’empêche les générations du futur de répondre aux leurs”. (...)


Jaune, couleur d’automne

“Nous allons changer de monde dans la douleur à défaut de l’avoir initié par choix, et nous allons laisser au bord du chemin tout un monde rural en totale désespérance”. Ces lignes ont été écrites en décembre 2013 dans ces mêmes colonnes à propos des bonnets rouges et sous le titre Le temps des frondes.

L’histoire, comme toujours, se répète sauf que l’envergure du mouvement en cours dit des “gilets jaunes” est bien plus importante, plus étendue, plus difficile encore à cerner et sans doute bien plus manipulée ! (...)


Miroir aux alouettes !

Les élections municipales auront lieu en mars 2020, mais les coups d’envoi semblent bien partis dans les différentes chapelles et le spectacle commence à produire pas mal de saveurs…

J’en suis déjà, en quelque sorte une des premières “victimes”, puisqu’on me demande en boucle et sur un ton joliment patelin “et toi tu repars ?” (...)


La vague populiste !

Au moment où la planète connait des évolutions climatiques préoccupantes qui nécessiteraient des gouvernements conscients des enjeux et capables de prendre les décisions qui s’imposent, ce sont des individus pratiquant des discours faciles et dangereux qui raflent la mise !

Si le discours dominant devenait celui d’une économie “décarbonnée” et relocalisée, du soutien aux énergies renouvelables, des communs qui privilégient la valeur d’usage et qui ont été très présents par le passé, de la sécurité alimentaire et sanitaire, du lien social, de l’aide aux pays les plus vulnérables… on pourrait alors imaginer que la politique a encore du sens ! (...)


Le maléfice du doute…

L’été 2018 a charrié avec lui un nombre effroyable d’évènements climatiques majeurs dont la compilation ne pourrait tenir qu’en plusieurs pages. La litanie de ces catastrophes, encore et toujours qualifiées de “naturelles”, parvient quotidiennement aux oreilles de tout le monde mais par contre au cerveau d’un nombre très limité de personnes.

Il faut réagir très vite et mettre en place un processus de résilience pour offrir à notre territoire des conditions plus compatibles de vie dans les années qui viennent. Je ne suis pas certaine que ce discours fasse un triomphe auprès des décideurs, encore empêtrés dans les vieux réflexes du siècle dernier et qui imaginent qu’avec quelques ingénieurs et un groupe du BTP on peut tout régler. (...)


Enfin c’est l’été !

C’est la phrase la plus mécaniquement répétée ces derniers jours et nous l’avons tous et toutes plus ou moins entendue au boulot, en famille, dans la rue. Elle tourne la mauvaise page des intempéries récentes, elle est prometteuse de plaisirs simples attendus chaque année avec impatience, elle est synonyme de vacances, elle redonne le moral : enfin c’est l’été ! Comme les médailles, chaque phrase a aussi son revers, celui qu’inconsciemment on tente d’ignorer, celui qui se cache derrière cette pulsion libératoire dont nous avons tant besoin.C’est l’été et nous en arrivons à oublier que cette année il a frappé plus tôt que d’habitude, que malgré des aléas climatiques compliqués, l’élévation sournoise de la température est bien réelle et qu’elle n’apporte pas avec elle que de bonnes nouvelles.

Ce que charrie le bulletin d’informations quotidien aurait été impensable il y a seulement quelques années et même si nous revenons à d’autres dramatiques évènements comme par exemple celui des “boat people” dans les années 80, le contexte est effroyablement différent.(...)


Egalité formelle ou réelle ?

Inscrite dans la devise de la république, et grande passion des Français, l’égalité est plus facile à décréter qu’à promouvoir réellement.

Et ceci est vérifiable dans de multiples domaines; tout aussi passionné par le fait législatif ce pays multiplie les textes en faveur d’une égalité supposée mais rechigne à combattre efficacement les discriminations qui minent outrageusement encore la société en 2018. (...)


La vérité, si je mens !

De façon inattendue la sculpture de Jauregi, “L’arbre de vérité” a provoqué des réactions peu nombreuses certes mais d’une surprenante violence.

“La paix n’est pas un acte passif” a indiqué le Maire de Bayonne. En portant cet espoir toute une partie de la société basque vise à justement rapprocher les consciences et non à les diviser. Comment ne pas le ressentir, comment transporter cela sur des rives douteuses d’une instrumentalisation de mauvais aloi ? Le philosophe Gilles Deleuze disait “Il suffit de ne pas comprendre pour moraliser”… On pourrait aussi dire, on moralise ce que l’on refuse de comprendre ou d’accepter. (...)


Politique western !

Lors des élections à la présidence des Etats-Unis, nous avons fait la connaissance d’un prétendant qui a cassé tous les codes, mené une campagne déroutante usant de toutes les vilaines ficelles du populisme qui est l’art du politique “discount”.

Dans un monde d’une grande complexité, traversé par de grandes crises : économique, écologique, religieuses, identitaires, la tentation du discours binaire devient le plus souvent la règle. Les antisystèmes prolifèrent sans que l’on comprenne toujours très bien la définition donnée au mot “système” et au vu de l’hétérogénéité de ses tenants, il y a fort à parier que chacun a la sienne. (...)