Martine Bisauta

Martine Bisauta

Ekologista, Herritar Parte Hartzeaz eta Garapen Iraunkorraz arduradun, Baionako auzapez-orde gisa.

An II de la Communauté

Pas encore l’âge de raison sans doute mais nous avons vécu douze mois chargés, compliqués où l’enthousiasme a parfois été douché par les lenteurs incontournables d’une organisation gigantesque. Mais la maison se dessine peu à peu, elle édicte ses règles et l’interconnaissance de l’ensemble du territoire devient une réalité.

L’An II de la Communauté Pays Basque doit s’affranchir de tous les vieux diktats, emprunter résolument les routes d’un futur soutenable en osant un projet pour un territoire durable et désirable. (...)


La COP est vide !

Nous sommes dans une forme de folie collective, ultra matérialisée dernièrement par un lamentable “vendredi noir” hautement symbolique d’un monde consumériste qui va à sa perte, qui le sait mais qui décide de pas le savoir.

“La maison brûle et nous regardons ailleurs” ? Non, elle est déjà en partie détruite sous nos yeux mais nous persistons à la voir intacte. (...)


Quand l’Art fait rue!

Depuis quelques jours, nombre de façades aveugles, de placettes, de coins et recoins de la ville se sont mués en oeuvres d’art à ciel ouvert. Un autre musée bayonnais dont il n’est pas nécessaire de franchir la porte ou de se préoccuper des heures d’ouverture.

Protéger ne doit pas signifier vitrifier, et il nous faudrait évoluer vers plus d’audace pour que les marqueurs de notre temps puissent exister dans nos villes sans que ce soit fatalement considéré comme au préjudice de l’existant. (...)


Impair, passe et manque !

Le 1er octobre 17 restera dans l’histoire de la Catalogne à la fois comme un dimanche noir, mais aussi comme un extraordinaire moment d’unité !

Sans revenir sur les évènements qui l’ont marqué et dont les images ont fait le tour du monde, il convient de s’interroger sur les motivations des parties prenantes du conflit. (...)


Je t’aime, moi non plus !

Cette période estivale a vu resurgir un vieux débat digne des années 90 sur le refus du tourisme dit de masse, et la saturation qu’il engendre sur les populations qui vivent sur des territoires attractifs. De Barcelone, à Donosti en passant par les plages d’Hendaye des manifestations ont eu lieu reformulant chacune à leur façon un “tourist go home !”

Nos ressources ne sont pas infinies, la pression importante qui s’exerce aux plus hauts pics de l’année n’est pas sans conséquences, que ce soit sur nos émissions en Gaz à effet de serre (GES), sur nos infrastructures, sur nos écosystèmes, sur le prix du foncier, sur notre capacité même à recevoir dans de bonnes conditions. Jusqu’à La Rhune qui pourrait se transformer en une sorte de Dysneyland des cîmes. (...)


6 mois, 24 jours et 21 heures

C’est le temps écoulé, au moment où j’écris ces lignes, depuis la création de la Communauté Pays Basque et l’impression qu’un travail titanesque a été accompli tout en ayant conscience du chemin immense qu’il reste à parcourir. Sentiments mêlés faits d’agacements passagers quand on voudrait tant que cela aille plus vite, et de compréhension face aux défis intenses qu’il convient d’affronter au quotidien.

Les nouvelles compétences constituent de nouvelles pages à écrire et il faut les inscrire dans un cadre institutionnel précis en délimitant ce qui relèvera de l’administration centrale et ce qui sera plus opérationnel dans un contexte de proximité c’est-à-dire sous la responsabilité des dix pôles. (...)


Un singulier bazar

Un marathon électoral s’achève et avec lui une époque qui voyait se succéder au pouvoir deux formations politiques et cela avec la régularité d’un métronome. L’heure n’est pas aux regrets, loin s’en faut, peut-être juste aux remords d’avoir attendu si longtemps. Si longtemps pour bousculer ce désordre trop bien établi qui a peu à peu consommé le désir de politique, qui nous a privés de débats d’idées, qui nous a assujettis à ces machines de conquête du pouvoir.

Brutalement la machine s’est enrayée sans que l’on en comprenne encore très bien les raisons et un grand ménage a eu lieu ébranlant les fondements même du régime. Nul ne peut dire ce qu’il en sortira mais toute une classe politique a disparu des écrans radars, sans grande secousse juste par la volonté des urnes, installant une Assemblée Nationale tout à fait particulière. Bien sûr il ne faut pas ignorer l’abstention impressionnante de ces derniers scrutins, mais elle participe aussi de la particularité de l’ensemble et les raisons en sont sûrement multifactorielles. (...)


Ne rien lâcher, les femmes !

Les droits des femmes ne sont pas solubles, ils ne peuvent être soumis à des religions ou des cultures qui ne les prennent pas en compte, ils sont inaliénables. Si nous laissons faire, comment ne pas imaginer l’évolution désastreuse qui nous attend, dans quel monde fera-t-on vivre demain celles qui sont aujourd’hui des gamines ?

“Ensemble, en mouvement les Femmes nous vaincrons la répression”, ce très beau chant du MLF va retrouver toute son actualité et cela est désespérant. S’il faut battre à nouveau le pavé, allons-y ! (...)


Et revoilà la LGV !

La ligne repointe son nez… à grande vitesse et s’inscrit au menu des débats de la Communauté Pays Basque.

Lors du dernier conseil le 8 avril, il ressortait de l’examen des documents que l’ex Acba avait consigné une somme de 4,5 millions au budget 2017, concernant l’engagement de financer le tronçon Tours-Bordeaux, ce qu’avait refusé pour sa part l’agglomération Sud-Pays Basque. (...)