Jean-Marc Abadie

Jean-Marc Abadie

Jean-Marc Abadie-ren burasoak Bigorre-etik etorri dira Euskal Herrirat beren lehen 4 haurrekin, 60 hamarkadaren hasieran. Baionan hazi ondoren, euskal kantuaren bidez erabaki du euskotar bilakatzea eta euskara, bertako biztanleen hizkuntza, ikastea. Kultur eta politika arloko militante gisa, idazkera egiazko arma literario bat dela pentsatzen du. 80 hamarkadaren erditsutan, Ekaitza astekariaren sortzaileetakoa eta 1992an Baionako hiru hilez behingo Kutzu adizkariaren sortzaileetakoa da. Enbatan hilabetero kronika bat egiten du 2012ko urtarriletik geroz.

Vive les “ferias” !

Je me souviens des jours anciens et je pleure… Surtout, quand je me remémore, les premiers jours d’août, nos escapades du quartier bayonnais de Saint- Etienne, descendant la rue Maubec, xahakoa en bandoulière (tantôt avec force Castelvin —le seul vin sans raisin— ou Jopalor —le seul vin qui endort—) et tenue de bleu de travail, pour regagner Bayonne et ses fêtes.

Enfin, la rive gauche ! Ben, oui, c’était mieux avant ! Forcement, on était dans la force de l’âge ! Immortels et libres comme le vent ! En ces temps giscardiens, mais néanmoins post soixante huitard, la société française se décoinçait. A l’instar de la cité du jambon. (...)


Ongi etorri !

Alors que le délinquant financier Cahuzac échappe à la prison par une peine globale toute timorée vis-à-vis des faits de fraude fiscale et blanchiment, quatre militants syndicalistes d’Air France, dont un avait été relaxé en première instance, ont été condamnés en appel le 23 mai pour violences (deux chemises déchirées) à des peines de trois à quatre mois de prison avec sursis.

Çà fait cher la chemise ! Les cheminots, eux, cheminent dans une grève perlée face au mur intransigeant de ce gouvernement vraiment bien installé à droite. Et c’est assurément au pied de ce mur qu’on voit le Macron ! (...)


Se retourner… pour aller de l’avant

Çà y est ! Je l'ai enfin trouvé mon nègre ! Au forum sur l'immigration (sic!) qui s'est tenu cette fin avril à Bayonne et organisé par Atherbea, Bizi!, Solidarité-Migrants et Etorkinekin.

Parmi tous les témoignages de qualité, un, d'entrée de jeu, aura retenu l'attention. Celui d'Antton Curutcharry, professeur d'Histoire et maire adjoint à Baigorri. Il a gentiment accepté que j'en tire ces quelques extraits. Vous pouvez consulter l'ensemble de son intervention “Histoire locale des migrations” sur le site enbata.info. (...)


Dallas

Franchement, je ne vais pas vous lasser avec les 140 millions de personnes dans le monde qui vont devoir immigrer à cause de la sécheresse ou de la montée du niveau de la mer dans les dix prochaines années. Je ne vais pas non plus m’appesantir sur ce gouvernement français qui s'attaque aux chômeurs plutôt qu'au chômage et qui démantèle la SNCF en voulant notamment supprimer les lignes «non rentables» mettant un peu plus à mal ce qui est de moins en moins un service public des transports.

Non, ayant l'esprit taquin, je vous propose de nous épancher sur deux sujets bien plus excitants via une petite et brève immersion au sein des deux débats locaux siamois que sont les fêtes de Bayonne et le roman feuilleton du rugby pro basque. Ainsi va la nature humaine ! (...)


La stratégie du voleur chinois (2/2)

On ne peut pas dire que la France mérite son titre, par trop honorifique et obsolète, de “Pays des droits de l’Homme” dans la lignée des Philosophes des Lumières. Il y a belle lurette qu’elle n’illumine que celles et ceux qui cherchent à être ébloui(e)s.

“France terre d’asile” c’était sûrement hier ! Bien d’autres pays du monde fabriquent de nouvelles solidarités, instaurent une meilleure justice sociale ou innovent dans les rapports humains. (...)


La stratégie du voleur chinois (1/2)

Ces derniers mois et même depuis pas mal d'années, on n'arrive plus à recenser, tellement elles sont pléthores, les lois accumulées bout à bout qui participent à un recul de nos libertés, qui rendent les riches plus riches et les pauvres plus pauvres, qui reculent encore et encore les impérieuses mesures qui ralentiraient le réchauffement climatique, qui ferment les yeux sur les paradis fiscaux ou qui amènent, in fine, des pans entiers de la population mondiale en souffrance à regagner des zones bien plus prospères.

Comment peut-on se laisser endormir à ce point ? (...)


Les jolies colonies !

Ergoter sur le processus en cours en Kanakÿ (Nouvelle-Calédonie) qui doit (enfin) aboutir à un référendum d’autodétermination courant 2018, me plaisait. J'aurais voulu m'épancher sur l'annexion de cet archipel dès 1853 et situé à près de 17.000 kilomètres de la puissance coloniale française. (...)

J’aurais tant voulu, aussi, jaspiner au sujet de la Catalogne et la façon dont l’Etat espagnol a étouffé, pour l’heure, toute velléité d’affranchissement du peuple catalan au travers de ses moyens incommensurables, avec la complicité de ses alliés européens qui ne manquent pas d'air ! (...)


Vive la France !

On ne s’ennuie pas au Pays Basque Nord comme en France ! Ici, c'est un rassemblement de fous de dieu qui prient dans l'espace public en plein Bayonne sur des positions obscurantistes qui ne sont même pas celles du missionnaire. Que n'aurait-on entendu s'il s'agissait de musulmans ! Là, c'est une situation scandaleuse dans nombre d'Ehpad où la moyenne des accompagnants est de 5, 9 pour 10 résidents alors qu'en Suède, par exemple, le rapport est de 12 pour 10 résidents. Et la menace de suppression de 13.000 emplois aidés dans ce secteur ne va pas arranger la situation.

Ailleurs, c'est l'incantation de Macron pour conserver “l'unité de l'Espagne” face au désir légitime de la Catalogne de gérer au plus près ses propres affaires après trois siècles de dépendance au royaume d'Espagne. (...)


Ne coupez pas ! (*)

Saint Édouard et Saint Emmanuel, guidés par une foi et une lumière divines, sont en train d’affûter leurs ciseaux. Ces saintetés, aidées par le bras armé de Sainte Muriel, veulent utiliser leurs outils tranchants que leur ont confié, déboussolés, les 24% des suffrages exprimés (18,2% des inscrits) lors du premier tour des élections présidentielles.

“Déboussolés” car Saint Emmanuel a effectué le plus grand tour de passe-passe qu’aucun homme politique, ni même Saint François le béarnais, n’avait réussi à faire jusqu’alors : faire prendre des vessies pour des lanternes à toutes celles et ceux qui ont gobé son fameux “ni droite ni gauche” comme succédané aux échecs, notamment socio-économiques, des précédents gouvernements. Saint Nicolas de Neuilly et Saint François de Pénélope réunis en ont rêvé, Saint Emmanuel l’a fait : faire du vieux avec du jeune ! Avec Jupiter, c’est En Marche arrière toute ! (...)