Jean-Marc Abadie

Jean-Marc Abadie

Jean-Marc Abadie-ren burasoak Bigorre-etik etorri dira Euskal Herrirat beren lehen 4 haurrekin, 60 hamarkadaren hasieran. Baionan hazi ondoren, euskal kantuaren bidez erabaki du euskotar bilakatzea eta euskara, bertako biztanleen hizkuntza, ikastea. Kultur eta politika arloko militante gisa, idazkera egiazko arma literario bat dela pentsatzen du. 80 hamarkadaren erditsutan, Ekaitza astekariaren sortzaileetakoa eta 1992an Baionako hiru hilez behingo Kutzu adizkariaren sortzaileetakoa da. Enbatan hilabetero kronika bat egiten du 2012ko urtarriletik geroz.

Vive la France !

On ne s’ennuie pas au Pays Basque Nord comme en France ! Ici, c'est un rassemblement de fous de dieu qui prient dans l'espace public en plein Bayonne sur des positions obscurantistes qui ne sont même pas celles du missionnaire. Que n'aurait-on entendu s'il s'agissait de musulmans ! Là, c'est une situation scandaleuse dans nombre d'Ehpad où la moyenne des accompagnants est de 5, 9 pour 10 résidents alors qu'en Suède, par exemple, le rapport est de 12 pour 10 résidents. Et la menace de suppression de 13.000 emplois aidés dans ce secteur ne va pas arranger la situation.

Ailleurs, c'est l'incantation de Macron pour conserver “l'unité de l'Espagne” face au désir légitime de la Catalogne de gérer au plus près ses propres affaires après trois siècles de dépendance au royaume d'Espagne. (...)


Ne coupez pas ! (*)

Saint Édouard et Saint Emmanuel, guidés par une foi et une lumière divines, sont en train d’affûter leurs ciseaux. Ces saintetés, aidées par le bras armé de Sainte Muriel, veulent utiliser leurs outils tranchants que leur ont confié, déboussolés, les 24% des suffrages exprimés (18,2% des inscrits) lors du premier tour des élections présidentielles.

“Déboussolés” car Saint Emmanuel a effectué le plus grand tour de passe-passe qu’aucun homme politique, ni même Saint François le béarnais, n’avait réussi à faire jusqu’alors : faire prendre des vessies pour des lanternes à toutes celles et ceux qui ont gobé son fameux “ni droite ni gauche” comme succédané aux échecs, notamment socio-économiques, des précédents gouvernements. Saint Nicolas de Neuilly et Saint François de Pénélope réunis en ont rêvé, Saint Emmanuel l’a fait : faire du vieux avec du jeune ! Avec Jupiter, c’est En Marche arrière toute ! (...)


Tourisme en fête !

Selon le président du comité départemental du tourisme 64 ou plutôt de l’Agence d’attractivité et de Développement Touristiques Béarn Pays Basque (AaDTBP) : “Il n’y a pas de saturation touristique en Pays Basque”.

Hé bé, qu’est ce que ça sera quand il y en aura une. (...)


Pays Basque : ça se corse !

L’angélisme et l’incantation n’y suffisent plus. Pas plus que l’entre soi. Si nous voulons peser sur la vie publique et créer une société euskaldun, même au sein du BAB, cela passe forcément par des ponts tissés tous azimuts auprès de celles et de ceux, nouveaux ou anciens arrivants, avec qui nous partageons des valeurs communes.

Celles de la solidarité avec les publics fragiles, du combat environnemental, de la lutte contre les injustices et pour une meilleure répartition des richesses. Et, cela, en restant ce que nous sommes. (...)


The Voice(s)

Chut ! Ne le dites à personne, il nous arrive de regarder TF1 en famille. Enfin uniquement “The Voice”. Bon c'est TF1, certes avec ses pubs -moins nombreuses en replay- mais c'est con à dire : on se laisse prendre au jeu. Comme on adore le chant, que l'émission est bien construite et que les quatre “coachs” ne sont pas des beaufs en puissance (1), on n'a pas raté une émission depuis 12 semaines ! Surtout que cela reste entre nous ! Qué vergüenza !(2)

Parce que la honte -pour la France en tous cas- c'est aussi en terme de “voix”, le score du FN du premier tour, déjà élevé avec 7.678.491 soutiens (21,30%), progresse encore démesurément et dangereusement en atteignant, au second tour, les 10 millions 644 mille et 118 voix (33,90% des suffrages exprimés). (...)


Oui mais après ?

Au moment où ces lignes sont écrites, nous sommes à la veille du premier tour de ces élections présidentielles qui dénaturent la conception que nous pouvons avoir sur la représentation politique, la démocratie, un régime parlementaire ou une démarche collective…

Ce noble art qu'est la politique se trouve ici dévoyé par une représentation individuelle, un sauveur suprême, un personnage omnipotent qui participe à une course à l'échalote : plus présidentiable que moi tu meurs ! (...)


Mesclagne (1)

Celles et ceux parmi les autochtones qui célébraient, ce dimanche 12 mars, leur anniversaire ne pouvaient pas trouver mieux, pour leur gâcher la fête, que de se caler devant le petit écran sur France 5 en regardant consterné(e)s un reportage intitulé «La basque attitude».

Et cela commence très mal. (...)


Il est venu le revenu

S'il fallait extraire un élément intéressant de cet abîme de faits insipides déployés par l'ensemble des médias durant cette campagne des présidentielles, ce serait, sans nulle contestation, le maintenant fameux thème du revenu universel, dont Benoît Hamon a fait l'axe majeur lors de la bataille des primaires du PS et de ses alliés. Déjà, ce dispositif est expérimenté au Canada, en Inde, Namibie, Allemagne et implanté au Brésil, Alaska, Iran et Macao sous des formes diverses.

Le débat s'instaure autour de l'idée d'un minimum d'existence pour faire face aux impondérables, ou à des vies professionnelles de plus en plus éclectiques, notamment vis-à-vis d'un système économique complexe et inégalitaire où le chômage est une valeur sûre. Cette question interroge la place du travail dans nos sociétés notamment du fait de sa raréfaction depuis la fin des trente glorieuses. (...)


Un vote primaire

Ce n’est pas parce qu’il y a élections qu’il y a démocratie, pleine et entière. Toute la vie politique est centrée sur cette élection présidentielle, organisée maintenant tous les 5 ans.

Penser, encore en 2017, qu’il existe un homme providentiel, détenteur de tous les savoirs, qui serait capable à lui tout seul de résoudre les maux d’une société complexe, à qui l’on confère des pouvoirs bien trop conséquents, est peut-être le signe qu’on a besoin d’un mentor, d’un guide, de quelqu’un qu’on puisse vénérer. Cela doit être inscrit dans notre ADN. Penser que le suffrage universel est la panacée.