Jean-Marc Abadie

Jean-Marc Abadie

Jean-Marc Abadie-ren burasoak Bigorre-etik etorri dira Euskal Herrirat beren lehen 4 haurrekin, 60 hamarkadaren hasieran. Baionan hazi ondoren, euskal kantuaren bidez erabaki du euskotar bilakatzea eta euskara, bertako biztanleen hizkuntza, ikastea. Kultur eta politika arloko militante gisa, idazkera egiazko arma literario bat dela pentsatzen du. 80 hamarkadaren erditsutan, Ekaitza astekariaren sortzaileetakoa eta 1992an Baionako hiru hilez behingo Kutzu adizkariaren sortzaileetakoa da. Enbatan hilabetero kronika bat egiten du 2012ko urtarriletik geroz.

L’empire d’essence (2)

Cela a très mal commencé. Le choix de la couleur, d’abord. Celle du Ricard — poufferont les railleurs— mais aussi de cette maudite étoile. Et de ce terme moqueur à l’endroit des ouvriers qui ne participent pas aux mouvements de solidarité et/ou de grèves dont ils seraient pourtant potentiellement bénéficiaires en cas de succès d’une lutte.

A la décharge des initiateurs du mouvement des gilets jaunes, il faut dire que tout le monde est détenteur de cet apparat intimement lié à la voiture. La tenue est à la fois accessible et reconnaissable. D’autant qu’elle peut aussi faire référence aux salariés des travaux publics. Elle est donc aussi marquée du sceau des travailleurs confrontés à de dures conditions d’exercice de leur métier. (...)


L’empire d’essence

Question posée à la fin du siècle dernier : “Que ferez vous quand le litre d’essence passera à 5 francs ? Réponse : Je m’en fiche, je mets toujours 100 francs. Et pas plus.” Au delà du gag, on voit bien qu’après les bonnets rouges, le mouvement des gilets jaunes met au centre des préoccupations la question des déplacements. Et au dessus de tout : la sacro-sainte bagnole.

Parce que tout est parti de l’augmentation récente du prix du carburant, et surtout du diesel. Car à la progression du coût du baril de pétrole est venue s’ajouter la réévaluation de la taxe carbone -la contribution Climat Energie- qui a été instaurée en 2015 par la loi sur la transition énergétique. (...)


Nouvelle-Calédonie ou Kanaky ?

Peuplé depuis trois ou quatre millénaires par des populations mélanésiennes, ce petit univers insulaire perdu au milieu du Pacifique entre dans le viseur des Européens à la fin du XVIIIe siècle. James Cook, le grand navigateur britannique, est le premier à apercevoir ces terres qu’il baptise “New Caledonia” parce qu’elles lui rappellent l’Écosse, dont c’est l’ancien nom. En 1853, les Français en prennent possession. Paris entend faire de cette nouvelle conquête une colonie de peuplement, comme l’ont fait les Anglais en Amérique, en Nouvelle-Zélande, en Australie et surtout comme le général Bugeaud est en train de le faire en Algérie.

Il y a 30 ans, le 6 novembre 1988, les citoyens français entérinaient à 80% des voix —et 37 % de participation— les Accords de Matignon qui donnaient un nouveau statut transitoire sur une période de 10 ans dans le cadre d’un référendum sur l’autodétermination de cet archipel situé à 22 heures de vol et 18 000 km de la mère patrie. (...)


Les yeux dans les yeux

Samedi 1er septembre à 15 heures : 70 à 80 personnes se rassemblent place de la République à Bayonne. Un collectif des habitants de St Esprit avait fait un appel à dénoncer une situation suite à événement survenu le dimanche précédent : un patron d'un restaurant de la rue Ste Catherine avait reçu un coup de couteau d'un jeune mineur résident dans le quartier.

Cet acte survient après un certain nombre d'incivilités et autres actes de délinquance constatés sur la voie publique : des vols, du trafic, des insultes, du bruit… (...)


Onéléchampions (1)

Karl Marx, s’il revenait parmi nous, devrait revoir sa maxime. Il y a belle lurette que la religion n’est plus l’opium du peuple. Les dictateurs de tous poils, de Franco à ses collègues d’Amérique du Sud portés au pouvoir par la CIA, ont largement détrôné les romains —pas si fous que çà— et leur fameuse devise à l’endroit du peuple “Du pain et des jeux” (Panem et circenses).

Sous couvert de “communion collective”, on invite l’humain à s’extasier devant des jeunes footeux millionnaires. (...)


Vive les “ferias” !

Je me souviens des jours anciens et je pleure… Surtout, quand je me remémore, les premiers jours d’août, nos escapades du quartier bayonnais de Saint- Etienne, descendant la rue Maubec, xahakoa en bandoulière (tantôt avec force Castelvin —le seul vin sans raisin— ou Jopalor —le seul vin qui endort—) et tenue de bleu de travail, pour regagner Bayonne et ses fêtes.

Enfin, la rive gauche ! Ben, oui, c’était mieux avant ! Forcement, on était dans la force de l’âge ! Immortels et libres comme le vent ! En ces temps giscardiens, mais néanmoins post soixante huitard, la société française se décoinçait. A l’instar de la cité du jambon. (...)


Ongi etorri !

Alors que le délinquant financier Cahuzac échappe à la prison par une peine globale toute timorée vis-à-vis des faits de fraude fiscale et blanchiment, quatre militants syndicalistes d’Air France, dont un avait été relaxé en première instance, ont été condamnés en appel le 23 mai pour violences (deux chemises déchirées) à des peines de trois à quatre mois de prison avec sursis.

Çà fait cher la chemise ! Les cheminots, eux, cheminent dans une grève perlée face au mur intransigeant de ce gouvernement vraiment bien installé à droite. Et c’est assurément au pied de ce mur qu’on voit le Macron ! (...)


Se retourner… pour aller de l’avant

Çà y est ! Je l'ai enfin trouvé mon nègre ! Au forum sur l'immigration (sic!) qui s'est tenu cette fin avril à Bayonne et organisé par Atherbea, Bizi!, Solidarité-Migrants et Etorkinekin.

Parmi tous les témoignages de qualité, un, d'entrée de jeu, aura retenu l'attention. Celui d'Antton Curutcharry, professeur d'Histoire et maire adjoint à Baigorri. Il a gentiment accepté que j'en tire ces quelques extraits. Vous pouvez consulter l'ensemble de son intervention “Histoire locale des migrations” sur le site enbata.info. (...)


Dallas

Franchement, je ne vais pas vous lasser avec les 140 millions de personnes dans le monde qui vont devoir immigrer à cause de la sécheresse ou de la montée du niveau de la mer dans les dix prochaines années. Je ne vais pas non plus m’appesantir sur ce gouvernement français qui s'attaque aux chômeurs plutôt qu'au chômage et qui démantèle la SNCF en voulant notamment supprimer les lignes «non rentables» mettant un peu plus à mal ce qui est de moins en moins un service public des transports.

Non, ayant l'esprit taquin, je vous propose de nous épancher sur deux sujets bien plus excitants via une petite et brève immersion au sein des deux débats locaux siamois que sont les fêtes de Bayonne et le roman feuilleton du rugby pro basque. Ainsi va la nature humaine ! (...)