
Jeudi, une proposition de loi, inscrite à l’ordre du jour de la niche du groupe Les Républicains, s’attaque au droit fondamental de grève dans les transports. En commission, mercredi dernier, Peio Dufau a expliqué pourquoi cette mesure est à la fois dangereuse et inefficace.
Dans l’Hexagone, le droit de grève dans les transports figure déjà parmi les plus encadrés d’Europe : négociations obligatoires, déclaration individuelle 48 heures à l’avance, dispositifs de continuité du service.
Faire porter la responsabilité des dysfonctionnements du secteur aux salarié·es est une imposture. Ce sont eux qui alertent, depuis des années, sur l’abandon et le sous-investissement des transports publics. La grève n’est pas le problème : elle n’est que le symptôme d’un service public à bout de souffle.
S’attaquer aux droits des travailleurs, c’est casser le thermomètre pendant que la politique des transports déraille.

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