Jean-Sébastien Mora

Jean-Sébastien Mora


Tour de France : générosité publique et bénéfices privés records

Grâce à un habile lobbying, la grande boucle est une course durant laquelle la famille Amaury, 230ème fortune française, gagne à toutes les étapes.

Le 28 juillet, à Espelette et Saint-Pée-sur-Nivelle, ce sont l’EPCI Pays basque et surtout le département des Pyrénées-Atlantiques qui déboursent. (...)


Catalogne : retour au réel pour les médias français ?

Pendant des mois, la presse hexagonale a martelé que les séparatistes catalans étaient minoritaires.

Jeudi 21 décembre, la victoire incontestable des forces indépendantistes met un terme à un inquiétant épisode de désinformation journalistique. (...)


Indépendance ou pas : la Catalogne a mauvaise presse

Pour beaucoup d’observateurs, le processus d'indépendance catalan révèle un décalage flagrant entre le traitement journalistique et les faits tels qu’ils se déroulent réellement.

Inexactitudes, commentaires paniqués et contrevérités d’autant plus regrettables qu'en se positionnant contre l’indépendance catalane, les rédactions françaises défendent aveuglement la royauté et l’autoritarisme de la droite espagnole. (...)


La farce en Marche au Pays basque

Le parti d’Emmanuel Macron arrive largement en tête à l’issue du scrutin de dimanche, et ce en dépit du fait que deux de ses candidats, Florence Lasserre-David et Vincent Bru, sont des transfuges du MoDem, des professionnels de la politique, voire même des cumulards notoires.

Profondément décourageant. (...)


Ne sont des veaux, ni les basques, ni les français

L'idée consistant à expliquer les résultats du 1èr tour des présidentielles par la bêtise des votants ne peut suffire.

C'est en effet oublier le rôle crucial joué par les grands médias généralistes, service public compris, en faveur des trois candidats arrivés en tête.


Éviter le piège tendu par le Front national à Bayonne

La tenue du meeting au Pays Basque de Marion Maréchal Le Pen, à quelques jours du scrutin, laisse deviner une stratégie électorale fondée sur la provocation.

Pour autant, difficile de ne pas se mobiliser pour dénoncer le racisme, le sexisme et l'autoritarisme, mais aussi pour défendre le droit à l'avortement. (...)


Non-cumul : l’heure du choix

Vivement attaquée par la droite, la loi organique du 16 février 2014 entre en vigueur mais concerne avant tout les députés et les sénateurs. Localement, la création de l'EPCI Pays Basque offre hélas la possibilité légale à un cumul supplémentaire (et de confortables indemnités associées).

Seul l'abertzale Alain Iriart a renoncé au conseil départemental alors que Claude Olive (LR), Sylvie Durruty (LR) et Michel Veunac (Modem) cumulent désormais trois mandats avec une vision toute particulière de l'éthique en politique. (...)


Mgr Marc Aillet, cheval de Troie de l’intégrisme

Que l'on ne se trompe pas, l’évêque de Bayonne est à la marge du catholicisme, dans cette frange radicale et rétrograde, tout en étant proche des réseaux de l'extrême-droite française.

« Contre tous les obscurantismes » : la manifestation du 8 mars qui a réuni 500 personnes aux abords de la cathédrale avait parfaitement choisi son slogan.


Pourquoi la guerre aujourd’hui ?

« Nous ferons front ensemble pour gagner la guerre contre le terrorisme […]. Je vous le promets nous attraperons Ben Laden, mort ou vif ». Georges Bush, 2001. « La France est en guerre contre le ‘’terrorisme djihadiste’’. […] Nous allons mener le combat et il sera impitoyable » François Hollande, novembre 2015.

C’est un constat bien étrange. La rhétorique du gouvernement Hollande ressemble désormais à s’y confondre à celle du président George W. Bush, quatorze ans plus tôt après les attentats du World Trade Center. Une rhétorique d’autant plus déroutante que cette politique a mené au désastre actuel dans le Moyen-Orient.