Michel Bidegain

Michel Bidegain

Unibertsitateko irakasle ohia, Enbatako eta Ehlg-ko laguntzailea, Gure Irratiaren sortzaileetakoa.

Fuite en avant

On ne peut pas reprocher au Conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques de manquer de suite dans les idées. En mars dernier, le président Jean-Jacques Lasserre, entouré des représentants de l’Etat et de la Région, a présenté le plan 2018-2023 pour la station de Gourette, volet important du plan Montagne sur lequel planche la collectivité. Des investissements de 32,2 millions d’euros ont été annoncés pour le domaine skiable. La répartition de l’enveloppe entre les trois collectivités –Etat, Région, Département- n’a pas été dévoilée.(...)

Le vieil abertzale que je suis ne peut qu’appeler de ses voeux la création urgente d’une collectivité à statut particulier qui sera, enfin, maître des investissements à réaliser pour le développement social et économique durable de notre territoire. Pau ne sera jamais notre allié. Les élus départementaux qui veillent sur l’intégrité du département non plus.


Jean-Michel Larrasquet zendu da

Le professeur Jean-Michel Larrasquet est décédé des suites d'une longue maladie. Né à Paris de parents Barkoxtar, normalien, professeur agrégé des Universités, Jean-Michel était titulaire d'une chaire en Sciences de gestion à l'université de Pau et des Pays de l'Adour (IUT Bayonne/IAE), directeur de thèses à l'UPPA et à l'Estia. Il a mis tout son savoir et son extraordinaire capacité de travail au service du développement d'Iparralde, notamment en oeuvrant au sein du Conseil de développement et en tissant des liens étroits avec Hegoalde au travers de ses activités avec l'université d'Arrasate-Mondragon.

Avec le décès de Jean-Michel, le Pays Basque perd un homme d'une envergure peu commune qui avait encore tant de choses à dire et à faire. Enbata perd un compagnon de route de longue date. A Jasone qui l'a accompagné et soutenu avec tant de dévouement, à son frère Jean-Claude et à Elixabet, Enbata présente ses condoléances les plus fraternelles. (...)


EPCI, troisième arrêté

Après les deux premiers de mars et juillet, le troisième arrêté préfectoral concernant le projet de communauté d'agglomération unique pour Iparralde a été publié le 18 octobre.

Il définit la composition du conseil communautaire du nouvel EPCI. Fera-t-il l'objet d'un recours de la part des opposants ou bien ceux-ci rendront-ils les armes?


Paris donne son feu vert à l’EPCI

L'arrêté préfectoral fixant le périmètre de la Communauté d'agglomération du Pays Basque a été publié le 13 juillet. Sera-t-il l'objet d'un recours de la part des opposants, comme l'avait été celui du 14 mars 2016 portant projet de création de l'EPCI unique? Il faut s'attendre à tout de la part des adversaires de la reconnaissance institutionnelle du Pays Basque.

600 personnes donnent le top départ à la campagne "#EPCI Pays Basque Ensemble, eraiki dezagun!" de Batera au meeting Bayonnais de ce 27 juillet à l'occasion de l'Ouverture des Fêtes de Bayonne. Pendant 5 jours venez vous prendre en photo devant la Communauté Pays Basque et notez d'ores et déjà les rendez-vous Batera de Donibane Garazi du 14 août, de Sara du 11 septembre et de Maule du 17 septembre.


Taille XXL

L'un des reproches faits à la communauté Pays Basque par ses contempteurs, c'est sa taille XXL qui la rendrait ingérable et ingouvernable. Le Monde du 17 juin a publié un très instructif dossier sur les nouveaux EPCI qui verront le jour, loi NOTRe oblige, le 1er janvier prochain.

Les enragés de l'anti-basquisme seraient bien inspirés d'y jeter un oeil. Ca leur épargnerait de dire des sottises (ou des mensonges, c'est selon) et de dépenser leur énergie (et l'argent du contribuable) en visites parisiennes ou recours à rebours de la volonté majoritaire.


Comité de pilotage

La mise en place du Comité de pilotage de la préfiguration de l’EPCI unique lors du Conseil d’administration du Conseil des élus samedi 28 mai a donné lieu à un vif débat. La discussion a débuté avec une proposition de la conférence des présidents des intercommunalités, calquée sur une proposition déjà connue de l’Acba, dont le but était d’exclure du Comité toute autre entité que les intercommunalités et donner le pilotage à l’une des agglos.

Plusieurs interventions ont eu lieu, allant toutes dans le même sens. Mais au final, il est reconnu que deux légitimités coexistent, celle des intercommunalités et celle, historique, du Conseil des élus. Le Conseil de développement et le Biltzar trouvent leur place dans le Comité de pilotage, avec voix consultative.


Le vent souffle dans les Highlands

Les succès du Scottish National Party s’expliquent en partie par sa politique social-démocrate qui tempère la violence de la politique ultralibérale de Cameron. Le Parlement écossais d'Holyrood s’oppose aux coupes drastiques sur les minima sociaux décidées à Londres.

Les promesses non tenues de transferts de compétences supplémentaires en matière sociale (promesses d’avant référendum de 2014) sont dans toutes les têtes de Glasgow à Aberdeen. Jamais les Ecossais n’ont été aussi peu enclins à céder leur haggis aux vainqueurs de la bataille de Culloden.


La vague monte

La vague monte, comme dirait Guillaume Barucq, médecin de profession et surfeur de confession. Et elle est puissante. Elle ne vient pas du fond de l'océan, mais du plus profond de ce pays qui ne veut pas être nié et renié ad vitam aeternam.

Le maire de Biarritz et ses voisins, l'arrogant de Bidart et l'intrigant d'Anglet, flanqués de quelques seconds couteaux émoussés, ont beau enfiler comme des perles mensonges ou contrevérités, peine perdue! L'adhésion à l'EPCI Pays Basque s'amplifie, et c'est réjouissant.


Dettes

Dans sa chronique du mois dernier, Pantxoa Bimboire traitait du déficit du budget français 2015. Pour compéter les chiffres de Pantxoa, en voici quelques autres. Selon les comptes publiés en janvier par le ministère des finances, le déficit budgétaire de l'Etat a été de 70,5 milliards en 2015, 4 milliards de moins que le déficit prévu dans la loi de finance 2015 (75,4 Md€).

Le service de la dette (le paiement des seuls intérêts sur les emprunts en cours) s'est élevé à 44 Md€ pour l'année écoulée. 44 Md€ payés par tout le monde et qui vont enrichir ceux qui ont de l'argent à prêter. 64% de cette somme (28,1 Md€) va à l'étranger, car 64% de la dette française est détenue par les étrangers (fonds de pensions, fonds spéculatifs, assurances, banques…).