Mattin Larzabal Euskararen zerbitzari

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Cérémonie des obsèques de Mattin Larzabal à Bayonne le 6 juin 2020. © Kepa (http://ibaifoto.com)

Cérémonie des obsèques de Mattin Larzabal à Bayonne le 6 juin 2020. © Kepa Etchandy (http://ibaifoto.com)

Dans la sérénité, Mattin Larzabal s’est éteint le 2 juin, à l’âge de 69 ans. Issu d’une humble famille de paysans d’Aiherra —Grania etxea— il s’engage tout juste bachelier dans le groupe Amaia, puis à Mende Berri dont il est un des piliers pendant plus de 10 ans.

Au sein de cette organisation politico-culturelle, il joue un rôle pionnier dans l’enseignement de l’euskara pour adultes en Iparralde.

A Pau tout d’abord, où il obtient une licence en droit, puis dans les ikastaldi organisées par Mende Berri, dès 1972. La première a lieu cette année-là à… Baudonne, dans le pays de Seignanx, au siège des Missions africaines. Des intellectuels basques tels que l’historien Eugène Goyheneche et le linguiste Pierre Lafitte, figurent parmi ses principaux mentors.

Militant politique, Mattin Larzabal participe à la défense des réfugiés basques éloignés ou expulsés par l’État français, en entamant une grève de la faim à la cathédrale de Bayonne, aux côtés de Beñat Oiharzabal et d’Eñaut Haritschelhar.

Tôt, son intérêt pour le journalisme le pousse à collaborer à différents journaux : Gernika, Hitz, Herria et même Enbata où il écrit de temps en temps. Son nom de plume sera Belzunze.

Mais c’est comme journaliste professionnel au sein de la radio d’expression basque Gure Irratia, qu’il donne pendant plus de trente ans la pleine mesure de son talent. Il en est «la voix» connue de tous. Avec sa constance et sa force tranquille, il en maintient le cap, même dans la tempête. Il recevra en 2012 le prix de journalisme Rikardo Arregi.

L’engagement chrétien de Mattin Larzabal au sein de Fedea eta kultura se situe dans le même souci d’assurer une expression euskaldun de la foi, à un moment où elle s’effrite, voire est peu soutenue ou remise en cause.

Plusieurs personnes que Mattin a côtoyées sa vie durant, ont accepté de témoigner dans nos colonnes. Qu’elles en soient remerciés.

Jarraian, J.L. Laka-ren bertsoa.

MattinLarzabalZenaGogoan

Mattin Lazabal au Petit séminaire d’Ustaritz en 1968.

Mattin Lazabal au Petit séminaire d’Ustaritz en 1968.

 

Mattin Larzabal commence son engagement abertzale au sein de mouvements de jeunesse Amaia et Mende Berri. Au 32 de la rue Bourgneuf à Bayonne, voici la devanture de le librairie basque Mende Berri, siège de ces deux mouvements qui se sont succédé. Sur la vitre, on distingue deux affiches toutes deux sorties de l’imprimerie Mugalde (Hendaye) : celle de droite dénonce la torture sauvage dont fut victime  Amparo Abengoa en 1976 ; la seconde présente la liste des 746 preso basques incarcérés en 1976.

Mattin Larzabal commence son engagement abertzale au sein de mouvements de jeunesse Amaia et Mende Berri. Au 32 de la rue Bourgneuf à Bayonne, voici la devanture de le librairie basque Mende Berri, siège de ces deux mouvements qui se sont succédé. Sur la vitre, on distingue deux affiches toutes deux sorties de l’imprimerie Mugalde (Hendaye) : celle de droite dénonce la torture sauvage dont fut victime Amparo Abengoa en 1976 ; la seconde présente la liste des 746 preso basques incarcérés en 1976.

 

Mattin Larzabal fit partie de l’équipe rédactionnelle de la revue Hitz, premier new-magazine en langue basque, imprimé par Mugalde (Hendaia). Son nom de plume : Beltzuntze, en référence au château d’Aiherra prés duquel se trouve sa maison natale.

Mattin Larzabal fit partie de l’équipe rédactionnelle de la revue Hitz, premier new-magazine en langue basque, imprimé par Mugalde (Hendaia). Son nom de plume : Beltzuntze, en référence au château d’Aiherra prés duquel se trouve sa maison natale.

A l’automne 1972, Mattin Larzabal aux côtés de Beñat Oiharzabal et d’Eñaut Haritschelhar, fit une grève de la faim à la cathédrale de Bayonne pour protester contre l’expulsion de réfugiés politiques basques par le gouvernement français. Quelques jours plus tard, Jakes Etcheverry rejoindra le trio initial. Auparavant les grèves de la faim étaient le fait des réfugiés eux-mêmes. En 1972, pour la première fois, trois jeunes d’Iparralde jettent le gant.

A l’automne 1972, Mattin Larzabal aux côtés de Beñat Oiharzabal et d’Eñaut Haritschelhar, fit une grève de la faim à la cathédrale de Bayonne pour protester contre l’expulsion de réfugiés politiques basques par le gouvernement français. Quelques jours plus tard, Jakes Etcheverry rejoindra le trio initial. Auparavant les grèves de la faim étaient le fait des réfugiés eux-mêmes. En 1972, pour la première fois, trois jeunes d’Iparralde jettent le gant.

 

Le tableau présentant l’évolution de l’état de santé de Mattin Larzabal et écrit de sa main pendant la grève de la faim de 1972 ; les trois grévistes sont régulièrement suivis par un médecin (pouls, tension, poids).

Le tableau présentant l’évolution de l’état de santé de Mattin Larzabal et écrit de sa main pendant la grève de la faim de 1972 ; les trois grévistes sont régulièrement suivis par un médecin (pouls, tension, poids).

 

A la cathédrale de Bayonne en 1974, jeûne de solidarité avec les réfugiés expulsés: Lilian Hirigoyen, Marilou Christobal, ?, Mattin Larzabal, ?

A la cathédrale de Bayonne en 1974, jeûne de solidarité avec les réfugiés expulsés: Lilian Hirigoyen, Marilou Christobal, ?, Mattin Larzabal, ?

 

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