Surtout ne rien lâcher

La question est récurrente: que peut –on attendre de la mobilisation du 1er juin? La réponse est simple, une démonstration de force qui met en évidence la volonté du Pays Basque d’obtenir une institution pérenne, une existence juridique.
Dans le courant de juin, la Coordination poursuivra son travail de sensibilisation auprès des présidents des groupes parlementaires, des partis politiques, des médias nationaux. Le Pays Basque doit par tous moyens faire irruption dans le débat parlementaire. L’affaire n’est pas aisée, mais nous ne lâcherons rien, nous avons l’impérieux devoir de continuer à porter l’espoir qui s’est levé.

Au lendemain du 1er juin

"Il en va de la responsabilité de chacun-e que la question reste au coeur de l'agenda politique."
"Quelles perspectives à moyen terme si la séquence actuelle devait ne pas déboucher? C'est la question à laquelle il faut se préparer. D'autres voies seront à explorer. Dans ce pays il existe des traditions et des expériences de luttes diverses et nombreuses: résistances en tout genre, mobilisations multiformes, création “d'armes de construction massives”..."

Un territoire en collectif

"Abertzale et non abertzale se sont rejoints sur ce que nous pouvons appeler “le minimum syndical” pour envisager ensemble une véritable structure de proximité"
"Alors, pourquoi ne pas imaginer qu’un certain nombre de listes et de militants candidats aux prochaines municipales, peu ou prou, proches du mouvement abertzale construisent un ensemble de points à minima en vue de conditionner leur participation au sein d’une éventuelle majorité dans un certain nombre de villes et villages."

Et maintenant que faisons-nous ?

Par Ttotte Etxebeste, Abertzalea - "Il est évident que Paris ne cédera pas une miette tant sur la Collectivité territoriale spécifique, que sur l’officialisation de l’euskara ou même le rapprochement des preso. Le gouvernement Français est, encore et toujours, sur une stratégie de négation."
"(...) une frange large de la société civile s’implique, propose des pistes de sortie du conflit. En face un silence assourdissant ! Allons nous là aussi reculer et accepter l’inacceptable ?"

Ce n’est qu’un début, continuons le combat !

6000 personnes ont défilé ce samedi 1er juin dans les rues de Bayonne pour défendre le projet de «Collectivité Territoriale Pays Basque».
C’est le Pays Basque dans toute sa diversité qui a porté, par cette manifestation populaire et festive, d’une même voix sa revendication institutionnelle qu’elle veut faire entendre au plus haut niveau de l'Etat. Enbata.info pose la question "Et qu'est-ce qu'on fait après le "maintenant !" ?"

“Sortir Iparralde du statu quo politique”

Alors que la mobilisation sur la Collectivité Territoriale bat son plein, il est utile de rappeler quelques évidences concernant la problématique de la reconnaissance institutionnelle d’Iparralde. En premier lieu, la revendication d’une reconnaissance politique d’Iparralde est légitime au titre de l’existence d’une identité nationale. Xabi Larralde rappelle le positionnement de Sortu dans ce débat.
"La capacité à se mettre d'accord sur la Collectivité territoriale atteste de la volonté d'élaborer en commun un espace du vivre ensemble dans la diversité"

“Ce qui est vrai ailleurs peut l’être au Pays Basque !”

Quatre questions à Sylviane Alaux, députée PS de la 6e circonscription des Pyrénées-Atlantiques.
"Depuis les années 90, le Pays Basque s'est saisi de son avenir en créant deux structures (Conseil des Elus et Conseil de Développement), véritables émanations de son territoire. (...) Mais comment pérenniser tout cela dans le temps tant que nous n'avons pas de véritable reconnaissance institutionnelle ? Là est notre demande !"