Réforme ou statu quo ?

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Pantxoa Bimboire
Pantxoa Bimboire
Xokolatearen arloko Sarl baten kudeatzailea, SA baten zaintza batzordeko kidea, Baiona eta Iparraldeko Merkatal eta Indusria Ganbarako Lehendakari Ordea (Industriaren arduradun), Eskualdeko Komertzio Ganbarako hautetsia (Finantza Batzordean), banku andiminstratzailea (Société Locale Caisse d’Epargne Pays Basque), Lantegiakeko (Euskal Herriko enpresen eta enpresarien elkarteko) kide.
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StopLa société française est-elle capable de se réformer ou se confinera-t-elle dans un statu quo qui hypothèquera son avenir?  Le salut n’est pas untel ou untel, il viendra d’un programme de gouvernance du centre, hors des partis, qui devra traiter les vingt gros blocages de la société.

Sans doute ces propos seront-ils balayés par la suite des évènements. Mais je ne résiste pas à vous livrer quelques éléments entendus sur les ondes, ces derniers temps, de la part de deux personnes de gauche, l’un du “Think Tank” (Terranova), l’autre sans doute faisant partie des frondeurs. Le frondeur soulevait le fait que le nivellement par le bas opéré par les conséquences des modifications du code du travail allait apporter une concurrence plus grande dans les PME/PMI (baisse  des coûts de travail et baisse des protections) et une surenchère sur le “toujours moins cher” et “toujours moins protégé”. Puis il soulevait le manque de pouvoir d’achat (salaire fonction publique comme salaires du privé) dont la conséquence était un manque de demande, très préjudiciable aux chiffres d’affaires des  entreprises. Le défenseur de la loi replaçait l’économie dans le contexte mondial précisait que toute hausse du pouvoir d’achat profiterait en majorité à l’emploi hors de France puisque depuis dix ans les produits manufacturés (automobile, hifi, électroménager, textile, etc.) n’étaient plus produits ici, puisqu’un million  d’emplois industriels avait été perdu ces dix dernières années et qu’il convenait aussi de replacer l’entreprise dans son contexte mondial, afin que l’entreprise regagne aussi des points à l’export, pour la balance commerciale, pour l’emploi et pour les marges de progression à réaliser.

Loi et code du travail

La présidence de gauche a été choisie démocratiquement. Elle est légitime, malgré tout ce qui est dit ou écrit. Les tentatives pour adapter les entreprises à la modernité sont très lentes à mettre en place. Les syndicats les plus fermes ne sont implantés que dans les services publics et les grands groupes multinationaux.
Ils bloquent le système. Ils sont “inside” (pour évoquer en nove-langue les personnes qui ont un travail). Le monde du privé (à peu près de même importance) est  lui aussi “inside” mais un peu moins : risque de perte d’emploi, inégalités comme jours de carence, calcul de retraite, âge départ, obligation de coller au marché et donc d’évoluer (horaires, compétence, délai, etc.). Enfin, il y a tout le monde “outside” : CDD, horaires partiels, multi emploi, auto entrepreneur “forcé”, chômeur, etc. Ces effectifs sont majoritairement absents des manifestations. Le blocage est donc la réalité jusqu’en 2017. Un gouvernement d’extrême gauche ne viendra pas sauver la situation (il ne l’a pas fait en Grèce, ne le fera pas en Espagne). Le salut n’est pas untel ou untel, il viendra d’un programme de gouvernance du centre, hors des partis, qui devra traiter les vingt gros blocages de la société et appliquer, avec la légitimité des urnes, les grosses réformes votées par l’élection, en début de mandat. Le salut est dans la réforme, pas dans le statu quo défendu par des privilégiés.

Le Foll, pesticides et FNSEA

Sans doute encore des positions timorées! Malgré les orientations des “Grenelle de l’environnement” (qui avaient planifié la baisse des pesticides dans l’agriculture), malgré les émissions de télé et les reportages de plus en plus précis, l’augmentation des utilisations de ces pesticides est nette dans ces cinq dernières années (d’autant plus qu’en parallèle on doit évoquer la baisse du nombre des surfaces cultivées et du nombre des agriculteurs). Le salon et sa crise, la présence de la FNSEA, les réclames journalières sur Europe 1 des grandes marques de la distribution et de l’agro business ont eu raison des décisions ministérielles et du retour en arrière du Sénat. Statu quo, conservons  notre modèle (et les octrois de primes à la vache à partir de dix vaches, en dépit de la chute du nombre des  exploitations). Et pourtant en même temps, on pleure les déserts ruraux et les 300 suicides annuels, on s’entasse dans les villes pour pointer au chômage et les commerces, services, restaurants, fuient les villages (passez du côté de Saint-Béat ou autres cités fantômes et vous comprendrez…).Statu quo sur la même politique agricole menée par le syndicat majoritaire influençant le ministre depuis 40 ans ou début de réforme sur les répartitions des aides, l’encouragement à la stabilisation des exploitations moyennes et petites la réorganisation des filières (abattage municipal aux normes, recherche de qualité, politique de terroir, débouchés sur les cantines, etc.).

Le nucléaire ou l’orientation nouvelle

Vous avez lu avec attention le complément d’information fourni par BG dans le dernier Enbata à la suite de mon article, intitulé “dettes”. La position de l’entreprise  EDF est donc délicate (et le prix politique de l’électricité devrait augmenter de 30 à 40% dans les cinq années futures pour peu qu’il devienne un prix réel). Il est fort à parier qu’elle se trouve “à la croisée des chemins”. Son directeur financier vient de démissionner. De grosses luttes mettent à jour qu’une partie des cadres souhaite une réorientation vers les énergies renouvelables. Mais certains syndicats majoritaires veulent conserver le tout nucléaire et leurs emplois sans doute très qualifiés et sans doute correctement payés. La centrale de Bugey est mise en question par la Suisse, celle de Fessenheim par l’Allemagne. Le dernier super-générateur vendu à l’export est un gouffre. Un juge impartial, au Japon, a remis en cause une implantation nucléaire nouvelle décidée par leur gouvernement. Resterons nous dans le tout nucléaire qui s’apparente à un statu quo dangereux ou ferons-nous place à une réforme courageuse?

  • Berripapera



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