
Biarritz, le 9 juillet – Deuxième épisode dans la mobilisation d’Alda pour dénoncer les pratiques abusives et frauduleuses des Ateliers de la Côte : ce matin, face à l’absence de réponse des deux gérants de l’espace événementiel et coliving biarrot, l’association a occupé le magasin Hartmann, propriété de l’un des dirigeants des Ateliers de la Côte pour exiger le remboursement des dépôts de garantie (cautions) prélevés aux locataires du coliving et aux usagers des locaux professionnels.
Un mois sans nouvelles
Cela fait précisément un mois que l’association de défense des locataires Alda a dénoncé les Ateliers de la Côte et les conditions inacceptables de son “coliving” : chambres sans ouverture sur l’extérieur, absence d’isolation phonique, parties communes inadaptées comme la douche partagée ne fermant pas à clé, et la non-restitution de dépôts de garantie. Une ancienne locataire, en formation à Biarritz, avait indiqué n’avoir toujours pas récupéré sa caution de 490 € ni le loyer versé pour une location ne correspondant pas à ce qui lui avait été décrit (et qu’elle avait immédiatement quittée) soit un montant total de 704,50 €.
Multiplication de preuves accablantes
Suite à cette mobilisation, l’association a reçu de nombreux témoignages d’autres locataires lésés mais également de professionnels ayant loué des espaces dans le coworking. Aucun d’entre eux n’a jamais revu son dépôt de garantie. Sur seulement 7 victimes accompagnées par Alda, les sommes dues s’élèvent à plus de 6 500 €, et les témoignages sont accablants : pratiques de location illégales mais comportements également complètement abusifs (intimidations en tout genre, système organisé pour ne pas aller chercher les courriers recommandés).
“Tous ces témoignages révèlent un mode opératoire délibéré et quasi systématique, digne de véritables escrocs : les chambres insalubres sont louées à des étudiants qui, face à la pénurie de logements, n’ont pas d’autre choix que de les accepter. Les deux gérants, Jean-Claude Chicha et Yves Clémot, leur ont fait miroiter des travaux d’aménagement, dont ils n’ont jamais vu la couleur. Locataires comme professionnels ont eu beau réclamer leurs dépôts de garantie, leurs sollicitations restent lettre morte. Cela montre une fois de plus la nécessité d’encadrer les colivings afin de protéger les locataires.” explique Xebax Christy, porte-parole d’Alda.
Mettre fin à l’impunité
Face à l’absence totale de réponse des deux gérants, Alda a décidé d’occuper le local commercial détenu par l’un deux, le magasin Hartmann, situé au 27 rue Gambetta, et y a tenu une conférence de presse afin de dénoncer les agissements identifiés par l’association. “Il faut faire cesser ce climat d’impunité où des propriétaires malhonnêtes pensent qu’ils peuvent multiplier les pratiques illégales sur le dos de leurs locataires sans être inquiétés. Nous ne pouvons que déplorer une fois de plus la décision du Préfet de refuser à Alda son agrément d’association de défense des consommateurs : les pratiques abusives et frauduleuses des Ateliers de la Côte sont un cas typique pour lequel l’intervention d’une association comme Alda serait nécessaire, afin de se porter partie civile pour représenter l’intérêt général et défendre l’ensemble des locataires et professionnels abusés.” explique Malika Peyraut, porte-parole d’Alda.
Ateliers pour se loger sans se faire berner
Alors que la période de recherche d’un logement pour la rentrée a commencé pour les étudiants, et afin que les locataires ne se fassent pas berner par des propriétaires abusifs comme les Ateliers de la Côte, l’association a profité de l’occupation pour organiser des “Ateliers pour se loger sans se faire berner” afin d’informer les locataires de leurs droits.
Poursuites en justice
L’occupation a permis d’avoir enfin un échange avec l’un des dirigeants des Ateliers de la Côte : Yves Clémot s’est rendu sur place et Alda a pu s’entretenir pour la première fois avec lui (aucun des deux dirigeants n’avait répondu aux sollicitations précédentes de l’association). Face à son refus de rembourser immédiatement les locataires lésés, Alda a alerté la Sous-Préfète en charge du logement afin que le Comité de lutte contre les baux frauduleux s’empare du sujet, la Direction Départementale de la Protection des Populations et la Mairie de Biarritz.
“Cela fait de longs mois que les dirigeants des Ateliers de la Côte auraient dû répondre à leurs locataires et restituer les sommes dues. Face à leur refus d’intercéder à ces demandes aujourd’hui encore, nous avons annoncé soutenir le lancement de plusieurs démarches judiciaires de la part des locataires à leur encontre. Nous avons également accepté la demande de rendez-vous des deux dirigeants, qui se tiendra avant la fin du mois de juillet, et nous assurerons que les autorités sanctionnent ces pratiques. ” conclut Malika Peyraut,
Alda continuera de se mobiliser autant qu’il est nécessaire pour que cette situation d’impunité cesse, et repassera à l’action s’il le faut jusqu’à ce que ces deux gérants soient punis, et les locataires et professionnels abusés obtiennent réparation.


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