EHZ
Malgré quelques gouttes de pluie, la 27ème édition du festival Euskal Herria Zuzenean a été un succès. Durant trois jours, environ 12 000 personnes se sont rassemblées à Irisarri, comme l’année dernière. Du matin au soir, 500 bénévoles se sont relayés sur les différentes missions, de la cuisine au bar, en passant par la brigade verte, l’arrière-scène, la circulation, la brigade contre les agressions… Nous le répétons encore et encore, le festival est le résultat d’un immense travail collectif, d’entraide et d’échange entre tous les bénévoles.
Vendredi, le trio Habia a accueilli chaleureusement les premiers festivaliers, pendant que les premières tentes commençaient à se monter au camping. Le public est ensuite descendu au champ, pour profiter des concerts donnés sur les scènes “Baigura” et “Basaburu”. Malheureusement, le groupe Belako a dû annuler son concert mais a été remplacé par Lukiek.
Les bertsularis ont ouvert le deuxième jour du festival. La matinée a été marquée par de multiple ateliers, conférences et tables rondes au centre culturel Ospitalea. De nombreuses animations ont fait vivre la place durant la journée, passant ainsi à travers les gouttes, avec entres autres le concert du collectif de rap RTZ, l’humoriste Txiki et le spectacle de Hika Teatroa accompagné par la compagnie de danse Oinkari. En soirée, beaucoup de monde se sont rassemblés devant les concerts de Zetak et Gatibu, avant que le groupe Krav Boca ne mette le feu à la scène.
Les gaiteros et géants ont lancé la dernière journée à Irisarri , et à midi le méchoui organisé par Euskal Herriko Laborantxa Ganbara a rempli la salle Airoski. Cette nuit, Soulfly, le groupe certainement le plus attendu de la part des festivaliers, se produira sur la scène Baigura. Enfin, les Islandais FM Belfast clôtureront cette 27ème édition, la dernière à Irisarri.
Si EHZ a salué et remercié Irisarri, cette quatrième dernière édition au pied du Baigura à la saveur d’un début.
Le samedi, avant que la fête ne batte son plein, les membres d’EHZ sont montés sur scène pour dire un dernier au revoir à Irisarri : “la transmission intergénérationnelle démarre dès la cuisine des bénévoles”. Mais si ce défi est pour l’instant relevé, il reste un certain nombre de questions en suspens. Avons-nous vraiment donné l’opportunité aux belarriprest de l’être pendant 3 jours ? Surement, il y en a plus d’un qui après être passé par ici, a questionné ses préjugés sur la culture basque.
A Irisarri, des bénévoles qui n’auraient jamais eu l’occasion de se croiser, ont travaillé main dans la main : “un retraité d’Irisarri avec un un.e jeune Hendaiar de vingt ans”. De même, dans le camping, EHZ a permis que se rencontrent “un Mitikiletar, un Tafallar et un Galdakaotar”. Mais il reste encore à EHZ beaucoup combats à poursuivre, notamment celui contre les agressions sexistes.
Où est-ce que va se dérouler le prochain festival ? Dans les mois qui arrivent, les bénévoles d’EHZ décideront de la prochaine destination d’EHZ. La prise de parole s’est conclue par un remerciement au village d’Irisarri : “Milesker Irisarri eta betira arte”.
Nun izanen da heldu den urteko festibala? Ondoko hilabeteetan laguntzaileek erabakiko dute hurrengo geltokia. Eta gauza bat segur da: “nun izan ere, herri berrian ehundaka laguntzailek dinamika sortuko dugula eta EHZ festibaletik herria eraikitzen segituko dugula“. Hitzartzea Irisarriri agurrarekin burutu zuten: “Milesker Irisarri eta betira arte”.