Corse : alerte sur la nécessaire préservation du foncier

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Les membres de Core in Fronte dénoncent le futur PLU de Borgu situé à proximité de Bastia.

Les membres de Core in Fronte dénoncent le futur PLU de Borgu situé à proximité de Bastia.

A Borgu en Corse : «Les terres agricoles ne doivent pas être sacrifiées»

« L’urbanisation en Corse doit rester le reflet de notre identité, de nos choix de développement et de nos véritables besoins de logements. Les terres agricoles ne doivent pas être sacrifiées, elles sont un levier pour une agriculture de production». Le mouvement Core in Fronte alerte sur la “nécessaire” préservation du foncier en Corse. Et choisit pour ce faire la commune de Borgu, désormais banlieue de Bastia, où le nouveau PLU, en cours d’instruction, rendrait urbanisables 60 hectares d’espaces stratégiques agricoles, terres à forte potentialité, officiellement inconstructibles, qui seraient “voués à être urbanisées au profit de la colonisation de peuplement et des 5000 arrivants annuels”.

Pour Core in Fronte, la Corse voit en effet débarquer chaque année des milliers de nouveaux habitants. Pour les loger, les nouvelles constructions se multiplient sur les zones périurbaines du grand Ajaccio et du grand Bastia et ce “développement urbain anarchique qui se fait le long des axes routiers” inquiète le mouvement qui prône une urbanisation “reflet de l’identité insulaire et conforme aux véritables besoins de logements“.

Au 30 septembre 2020, 33.184 tonnes de ciment avaient déjà transité à la cimenterie du port de Bastia, battant ainsi le record de 2016. Les abertzale corses demandent que le PLU de Borgu soit rejeté en l’état et qu’il soit mis en cohérence avec les grandes orientations du Plan d’aménagement et de développement durable de la Corse (Padduc) qui “aurait dû sanctuariser les terres agricoles mécanisables et irrigables“.

Voté en 2015 par l’assemblée de Corse, le Padduc est en révision. Les élus devraient prochainement se prononcer sur une seconde mouture de ce recueil de 3 000 pages qui fixe les grands enjeux insulaires en termes d’infrastructures, d’énergie et de définition des zones à vocation économique ou agricole.

A Siscu, sur le littoral du Cap Corse

Le manoir de Santa Catalina et ses 27 hectares situés à Siscu, sur la côte orientale du Cap Corse, suscitent la convoitise des spéculateurs.

La municipalité du village, avec le soutien de la Collectivité de Corse, a décidé d’acquérir ce site où elle propose plusieurs projets dont celui d’implanter une maison de repos. Les spéculateurs ne désarment pas pour autant.

Le maire Ange-Pierre Vivoni est soumis aux menaces, la dernière en date, le 18 mars, a pris la forme d’un appel téléphonique où un correspondant anonyme lui a donné « l’ordre de retirer son projet sous peine de rencontrer de sérieux problèmes ».

Trois jours plus tard, de nombreux élus sont venus sur ce site d’exception face à la mer pour manifester leur soutien à la municipalité de Siscu et à ses projets. Le président de la Collectivité de Corse Gilles Simeoni et le député Jean-Félix Acquaviva (voir l’interview d’Enbata ici)  étaient présents.

Manif de soutien des élus et des habitants en faveur de la sauvegarde du site : voir la vidéo ci-dessousSisco : forte mobilisation des élus en soutien au maire victime de menaces

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