Larrau projet de maison d’accueil pour adultes handicapés

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EN 2000, la commune présente son dossier de création d’une maison d’accueil
pour adultes handicapés. Larrau a alors toutes les raisons d’y croire:
des besoins en matière d’accueil de personnes handicapées très loin d’être
satisfaits, un magnifique emplacement et, surtout, une structure porteuse du projet.
Celle-ci présente un savoir-faire et une expérience indéniables dans la création et la
gestion d’établissements médico-sociaux: pour l’accueil de personnes âgées dépendantes,
pour la prise en charge de personnes psychotiques, pour l’accompagnement,
enfin, de personnes cérébro-lésées ou traumatisées crâniennes. Au total, cet organisme
possède seize établissements répartis sur l’ensemble de l’Etat français et projette
la création de nouvelles unités spécialisées…

A souligner que le dossier larraintar apparaît d’autant plus prometteur que des liens
solides unissent le village et ses 217 habitants au porteur du projet: l’un de ses administrateurs
est en effet natif de la commune.
Au fil des rendez-vous qui vont se succéder, le dossier va subir quelques modifications.
L’emplacement projeté par exemple. «Magnifique mais trop éloigné du bourg»,
fait-on observer à Larrau. Qu’à cela ne tienne, un autre terrain est débusqué…
Puis, une étude doit être réalisée… pour mieux appréhender les avantages et les inconvénients
d’une telle implantation. Le village de montagne de Haute-Soule est
certes conscient de son «handicap» majeur —celui de son «éloignement». Mais,
pourra-t-on rétorquer, cet «isolement» ne constitue-t-il pas aussi ici un avantage de
taille? En effet, le lien social et la solidarité y ont encore gardé une réalité quotidienne,
et l’intégration de nouveaux arrivants en est d’autant plus facilitée… Un point positif
sensible quand on sait le rejet dont peuvent être victimes des personnes
«différentes» dans d’autres milieux, dans d’autres territoires…
A chaque objection, Larrau a présenté un dossier revu et corrigé. Jamais, il ne lui a
été formulé de refus clair. Mais jamais non plus ses interlocuteurs n’ont accordé leur
feu vert…