ETA arrête définitivement son activité armée

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Le communiqué

Euskadi Ta Askatasuna, organisation socialiste révolutionnaire basque de libération nationale, par cette déclaration, souhaite faire part au peuple basque de sa décision.
ETA considère que la conférence internationale qui vient d’avoir lieu en Pays Basque est d’une grande importance politique. Sa déclaration finale réunit les éléments permettant une solution complète du conflit, elle obtient le soutien de larges secteurs de la société basque et de la communauté internationale.
Un nouveau cycle politique s’ouvre en Pays Basque. Nous sommes face à une opportunité historique afin de trouver une solution
juste et démocratique à ce conflit politique séculaire. Au-delà de la violence et de la ré-pression, le dialogue et l’entente doivent caractériser l’avenir. La reconnaissance du Pays Basque et le respect de la volonté populaire doivent l’emporter sur tout ce qui nous est imposé. Tel est le désir de la majorité de la société basque.
Ces longues années de lutte ont ouvert cette opportunité. Le chemin ne fut pas aisé. L’âpreté de la lutte a emporté à jamais de nombreux compagnons. D’autres subissent la prison ou l’exil. Nous leur adressons notre reconnaissance et notre hommage le plus sincère.
Dorénavant, le chemin ne sera pas pour autant plus facile. Face à la domination toujours présente, chaque pas, chaque résultat sera le fruit des efforts et de la lutte de la société basque. Durant toutes ces années, le peuple basque a acquis expérience et forces nécessaires pour affronter ce chemin, il en a également la dé-termination.
C’est aujourd’hui pleins d’espoir que nous envisageons l’avenir. Il est temps d’agir avec responsabilité et courage.
Pour toutes ces raisons, ETA décide l’arrêt définitif de son activité armée. Il lance un appel aux gouvernements d’Espagne et de France pour ouvrir un processus de dialogue direct: il aura pour objectif la résolution des conséquences du conflit et, de ce fait, permettra de résoudre la confrontation armée. A travers cette déclaration historique, ETA montre son engagement clair, ferme et définitif.
Enfin, ETA lance un appel à l’ensemble de la société basque pour qu’elle s’implique dans ce processus de résolution, permettant construction d’un scénario de paix et de liberté.
Vive le Pays Basque libre! Vive le Pays Bas-que socialiste! Jo ta ke independentzia eta sozialismoa lortu arte!

En Euskal Herria, le 20 octobre 2011,
Euskadi Ta Askatasuna ETA

TOUT se déroule depuis trois semaines, comme réglé sur du papier à musique. Après la déclaration du chef du gouvernement autonome basque, le socialiste Francisco Lopez, demandant le 29 septembre le rapprochement sous conditions des preso, une Conférence internationale sur la résolution du conflit en Euskal Herria a eu lieu le 17 octobre à Donostia. Dès le lendemain, une pléiade de dirigeants de l’ex-Batasuna lui emboîtait le pas en demandant à ETA un arrêt définitif de la lutte armée. Quarante huit heures après, le 20 octobre, l’organisation armée basque rendait public un communiqué en répondant favorablement à cette demande. On en trouvera ci-contre le texte intégral. Désormais, sauf accident de parcours, la page est tournée. En ce mois d’octobre 2011, une ère nouvelle s’ouvre en Euskal Herria.
La grand’messe a eu lieu dans la capitale du Gipuzkoa, préparée de longue date par Brian
Currin et ses amis. D’éminentes personnalités étaient présentes pour participer à cette Conférence internationale. Il s’est agi en réalité d’un «rituel» (1) auquel aucun responsable de gouvernement en exercice n’a participé. Les socialistes espagnols l’ont boudé (Francisco Lopez était comme par hasard, en voyage en Amérique) et le PP l’a boycotté. Mais pour la photo, étaient présents rien moins que l’ex-secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, les ex-premiers ministres irlandais et norvégien, Bertie Ahern et Gro Harlem Brutland, l’ex-ministre de l’Intérieur français Pierre Joxe, Jonathan Po-wel, ex-chef de cabinet de Tony Blair et enfin le leader du Sinn Féin Gerry Adams. L’ex-président des USA Jimmy Carter, l’ex-premier ministre anglais Tony Blair et le sénateur américain George Mitchell ont envoyé un message de soutien. Le tout aboutit à la déclaration publiée ci-après. L’avenir dira si cette médiation internationale aura quelque effet sur l’intransigeance de deux Etats souverains, dans le but «d’aborder exclusivement les conséquences du conflit» et de suivre sa suggestion de rencontres entre les acteurs pour discuter des questions politiques, ou encore de faire appel à ses services pour un comité chargé d’accompagner la mise en œuvre de ses re-commandations. Il y a fort à parier que tout cela ne soit que vœux pieux et vox clamantis in deserto.

Céder à la pression de ses amis

L’écho de cette conférence dans la presse étrangère a été très faible, mais elle a permis de sauver la face. Le 18, les dirigeants de l’ex-Batasuna, lançaient eux aussi leur appel en reprenant les termes du communiqué de la conférence internationale. En somme, ETA a cédé à la pression de ses amis. A noter qu’un des problèmes majeurs de l’organisation armée basque est qu’elle n’a toujours eu qu’une seule carte à jouer, celle de l’arrêt des hostilités, même si elle s’efforce de décomposer l’opération en plusieurs étapes, étalées dans le temps. C’est aujourd’hui chose faite, elle a joué l’essentiel de son jeu, dans un contexte plutôt défavorable.
Cet enchaînement inédit de faits et de déclarations durant trois semaines, selon un scénario parfaitement huilé et négocié entre les partenaires ou adversaires, ne doit rien au hasard. Il est le fruit d’une évolution qui a commencé il y a plusieurs années. La nouvelle loi sur les partis que José Maria Aznar fit voter en 2002 avec le PSOE, CiU et la Coalition canarienne, fut l’outil majeur qui permit aux Espagnols de réduire à néant, dès mars 2003, l’activité politique et l’existence institutionnelle de Batasuna et de tous ses succédanés, malgré les efforts innombrables déployés pour la contourner sur le plan judiciaire. Au total, environ une dizaine de partis et autre faux-nez tentèrent de prendre le relais: AuB, Herritarren Zerrenda, Aukera Guztiak, EHAK (Parti communiste des terres basques), ANV, etc. A vouloir jouer au plus malin, Batasuna perdit ainsi près d’une dizaine d’années, seule l’existence du quotidien Gara lui permit d’avoir une tribune.
En 2003, le PP et le PSOE firent du code pénal espagnol un des plus durs d’Europe. Contrairement au code pénal précédent, les prisonniers politiques basques surent alors qu’ils passeraient toute leur vie en prison et ne bénéficieraient de libérations conditionnelles que dans des conditions très restrictives. La «doctrine Parot», du nom d’un prisonnier basque très connu, vint encore durcir l’arsenal répressif, en rendant rétroactive cette formule d’incarcération ad vitam aeternam. L’année 2006, durant laquelle ETA observa une énième trêve, fut marquée par l’échec des conversations discrètes organisées à Loyola entre les parties en présence. Pas question que les deux concessions majeures réclamées depuis des décennies par les indépendantistes —reconnaissance du droit à l’autodétermination et réunification avec la province de Navarre— soient accordées par l’Espagne, en échange du dépôt des armes. Même formulées différemment ou sous la forme d’un accord de principe. Le 30 décembre 2006, l’attentat d’ETA à l’aéroport de Barajas sonna le glas de la trêve.

Verrouillage espagnol

Depuis l’année 2000, la police a procédé à près de 1.400 arrestations de membres d’ETA et la direction de l’organisation fut plusieurs fois décapitée, en particulier en 2008 où des cadres importants furent incarcérés par la France (2). ETA devint au fil des ans un réseau de plus en plus diffus, sans véritable capacité opérationnelle et avec de longues périodes de vacance, voire de vacuité de la direction militaire. Ce moyen de pression par la violence n’eut plus qu’un impact très faible pour faire plier Madrid. Le conflit ne fut plus, dès lors, que de très «basse intensité». Inutile de rappeler ici que le contexte international changea complètement au début de cette décennie sur le plan idéologique, avec les attentats islamistes aux USA et à Madrid. L’Espagne put ainsi bénéficier de moyens technologiques considérables d’origine américaine pour organiser une répression policière sans précédent: un saut qualitatif dont les militants d’ETA ne prirent pas réellement la mesure ou trop tard. Le montant du budget affecté par l’Espagne à la lutte anti-ETA est un secret d’Etat. Un ministre de l’Intérieur déclara au milieu des années 90 qu’il était «illimité». Puisé en partie sur les fonds secret du gouvernement, le déversement de sommes énormes autour du GAL avec les pots de vin et la corruption qui s’ensuivit hors de tout contrôle, est significatif à cet égard. Beaucoup meurent du «terrorisme», mais beaucoup en vivent…
Peu après la période du GAL, Madrid mit en œuvre, en 20 ans, un fantastique lobby diplomatique auprès des médias, des gouvernements et des institutions européennes, comme des Etats du monde entier, en particulier en Amérique du Sud. Le but étant de verrouiller les opinions publiques et de bâtir contre ETA un carcan juridique européen parfaitement cohérent (3). Le rapport de force en Pays Basque comme en Europe changea. Ce qui fit dire récemment à un militant historique, Tasio Erkizia: «Les conditions objectives de la légitimité de la lutte armée demeurent, les conditions subjectives ont disparu». Ainsi, l’Etat espagnol s’en tire aujourd’hui plutôt bien, un de ses principaux boulets est en train de disparaître.
Le leader de Batasuna Arnaldo Otegi, entre deux incarcérations, comprit l’ampleur du dé-sastre, cette impuissance (4), résultat d’une appréciation gravement erronée du rapport de force. La lutte armée était de moins en moins utile, efficace et payante politiquement, son coût humain de plus en plus lourd. Un trait fut tiré sur la méthode coué et autres attitudes autistes qui caractérisèrent le passé. Avec quelques autres cadres politiques, —l’ex-secrétaire général de LAB Rafa Diez, Rufi Etxeberria, les trois éditorialistes du quotidien Gara, etc.—, il prit le risque ou eut la sagesse de mettre sur pied une initiative prenant en compte le pays réel et les exigences imposées par les Espagnols, c’est-à-dire l’arrêt définitif de la lutte armée sans contrepartie politique.
Démarche risquée, alors que la plupart se trouvaient muselés et acculés, tant elle pouvait aboutir à un violent affrontement interne, au nom du «liquidationisme». Elle prit en 2009 la forme du document Zutik Euskal Herria. Ce fut le point de départ d’une opération politique de haute voltige dans le but d’amener la mouvance indépendantiste, y compris ses membres les plus intransigeants, à met-tre un terme à 50 ans de lutte armée, à faire le deuil de revendications ressassées depuis des décennies, à laisser enfin à l’action politique toute sa place. En février 2010, une consultation de la base de la gauche abertzale sur les thèses de Zutik Euskal Herria en faveur des «voies exclusivement politiques et pacifiques», obtint 80% des suffrages. Même si le fruit semblait mûr, rien n’était gagné d’avance, et ne l’est toujours pas encore aujourd’hui, tant les risques de scissions internes même très minoritaires, ne sont pas exclus. Il reste donc à convaincre et à convaincre encore, à l’image du leader du Sinn Féin Gerry Adams qui déclara un jour qu’il avait passé beaucoup plus de temps à discuter et à persuader ses propres amis que ses adversaires.

Brian Currin entre en scène

Peu de temps après, fut sollicité l’avocat et médiateur sud-africain Brian Currin. En mars 2010, celui-ci mit au point la Déclaration de Bruxelles signée par plusieurs Prix Nobel de la paix et demandant à ETA une trêve permanente et vérifiable. Six mois plus tard, ETA répondit favorablement. Sans doute, ce délai fut-il nécessaire, tant la crêpe, ou plutôt le talo était difficile à avaler. En septembre de la même année, la gauche abertzale accompagnée d’Eusko Alkartasuna et d’Aralar, signait la Déclaration de Gernika qui réclamait à ETA une trêve permanente et vérifiable. ETA accepta en janvier 2011.
La surprise survint en février 2011. Les statuts de Sortu, le nouveau parti de la gauche abertzale, rejettent explicitement la violence d’ETA et reconnaissent les victimes du terrorisme (5). Les Espagnols, échaudés tant de fois, se murent dans leur éternel niet, ils croient encore à un piège et le parti basque n’est pas légalisé par les plus hautes cours judiciaires de l’Empire. En mai, une coalition nommée Bildu composée d’indépendants, de membres d’EA et d’Alternatiba, remporte un succès électoral considérable aux élections municipales et forales. Bildu où figurent un grand nombre de militants de la gauche abertzale qui ont officiellement signé leur rejet de la violence d’ETA, conquiert la Députation du Gipuzkoa et la capitale de la province. Cette coalition n’est parvenue à franchir les fourches caudines espagnoles que grâce à la voix d’un seul juge espagnol qui fit pencher la balance du bon côté. Comme quoi, en politique, le facteur chance joue un rôle non négligeable… Le succès de Bildu avec 25% des voix —il fait quasiment jeu égal avec le PNV— conforte la ligne, la révolution copernicienne, entamées par Arnaldo Otegi et ses amis. Les électeurs apportent leur soutien à la construction d’un pôle souverainiste. C’est considérable et hautement significatif de la maturation du phénomène en Pays Basque.

Grand’messe

Désormais, les politiques se sont peu à peu émancipés des militaires, les électeurs approuvent. Les choses s’accélèrent avec la décision de José Luis Zapatero d’avancer de six mois les élections législatives. Le PSOE sait que le silence définitif des armes lui permettrait de présenter un bilan un peu moins catastrophique auprès des électeurs. La gauche abertzale préfèrerait que le PSOE demeure aux commandes à Madrid, plutôt qu’un PP réputé moins enclin à la négociation. Le collectif des preso apporte le 1er octobre son soutien à la Déclaration de Gernika et Ekin (la structure d’encadrement politico-militaire) annonce fin septembre son auto-dissolution, autant de signes qui ne permettent plus le doute.
Les socialistes font un timide premier pas en faisant dire au chef du gouvernement autonome basque qu’il propose un rapprochement des preso, sous conditions. Rubalcaba, ex-minitre de l’Intérieur espagnol et grand maître d’œuvre du dossier basque, lui apporte un soutien appuyé. La gauche abertzale accueille favorablement la mesure, tout en appelant de ses vœux d’autres décisions allant beaucoup plus loin. Visiblement le climat a bien changé. Hier, une telle déclaration de Francisco Lopez aurait été vertement repoussée du pied.
Après la grand’messe de la Conférence internationale du 17 octobre à Donostia, puis le dernier communiqué d’ETA le 20, l’essentiel, les tours et les détours entre Charybde et Scylla semblent franchis. Mais pour les abertzale, tout reste à faire face au mur espagnol. Il est à craindre que l’Espagne, fidèle à sa position, y compris lors des rencontres en Suisse à l’époque d’Aznar, à terme ne concède guère que quelques mesures progressives d’amnistie et en faveur de la réinsertion des exilés. La destruction du stock d’armes, la dissolution d’ETA, la légalisation d’un parti de gauche abertzale, la libération d’Arnaldo Otegi lui-même, le devenir de la centaine de dossiers d’inculpation à l’encontre de responsables de l’ex-Batasuna, viendront en leur temps, avant ou après le scrutin du 20 novembre, si tout va bien. Mais tout le monde pense déjà aux élections autonomiques de 2013…
La moindre concession de type politique devra être grignotée dans la durée, pas à pas, au prorata de notre poids électoral et de notre capacité à nous unir face à l’adversaire, pour sauvegarder l’essentiel. Tant il est vrai qu’en Europe de l’Ouest, la souveraineté ne se donne pas, elle se conquiert jour après jour, comme le démontrent les Ecossais ou les Flamands. Rufi Etxeberria le répète à l’envi, la fin d’ETA ne signifie pas la fin du con-flit.

Regrets et histoire a vec des si

Le fruit principal recueilli par la gauche abertzale après 50 ans de combats sans merci et d’erreurs politico-militaires graves, est l’existence d’un puissant mouvement indépendantiste en Pays Basque… qui reste encore à structurer. Inutile de vivre de regrets, d’imaginer à rebours un scénario dans un autre contexte, de refaire l’histoire avec des si, de pleurer sur une génération perdue, de jeter la pierre sur la cécité de certains. Inutile de se lamenter sur les occasions manquées ou de rechercher les coupables de ce qui serait pour d’autres une capitulation. Non, saluons plutôt le courage de leaders de Batasuna qui ont été capables de rompre avec une logique suicidaire et faire sortir l’ensemble du mouvement du cul de sac dans lequel Espagnols et Français étaient parvenus à ficeler le Pays Basque tout entier. La guerre est perdue, mais demain
il est possible de mener et de gagner de nouveaux combats.
Aujourd’hui, tout le monde pense déjà aux élections autonomiques de 2013, mais qu’il nous soit permis d’émettre ici un vœu: que la gauche abertzale et le pôle souverainiste, forts de tant d’années de lutte acharnée, de sacrifices et de générosité, parviennent à tirer toutes les leçons du passé, fassent preuve de clairvoyance sur l’essentiel, que l’intelligence politique et la vision à long terme priment sur les intérêts partisans,
que nos luttes tribales et fratricides se modèrent, au nom de l’intérêt national. C’est le plus grand service qu’ils puissent rendre à notre pays.

(1) Nous reprenons ici l’expression de Pierre Hazan, professeur de justice transitionnelle à l’université de Genève et membre du Groupe international de contact créé par Brian Currin.
(2) Le dernier meurtre d’ETA sera, semble-t-il, celui d’un policier français tombé à Dammarie-les-Lys, an sud de Paris, le 16 mars 2010.
(3) Le livre d’Emmanuel-Pierre Guittet «Antiterrorisme clandestin, antiterrorisme officiel, Chroniques espagnoles de la coopération en Europe» dont nous avons longuement parlé dans ces colonnes, éclaire cette question et en donne toute la mesure dans la longue durée.
(4) L’interdiction de tous les partis indépendantistes permit rien moins que l’arrivée au pouvoir des socialistes espagnols dans la Communauté autonome basque, avec le soutien du PP. Un tremblement de terre qui fit sonner aux oreilles des abertzale la gravité de la situation. ETA/Batasuna, par leur stratégie suicidaire enfonçaient le Pays Basque au fond du trou…
(5) Auparavant, une première condamnation de la lutte armée eut lieu in extremis, devant le tribunal constitutionnel, pour faire avaliser la liste de candidats aux élections européennes Internazionalistak, soutenue par l’ex-Batasuna et conduite par Alfonso Sastre. Mais elle passa quasiment inaperçue, emportée dans le flot de l’actualité.

A l’intention de nos éternels détracteurs, ceux qui nous reprochent de ménager ETA ou au contraire de le condamner trop durement, rappelons ici que le journal Enbata condamna pour la première fois un attentat d’ETA fin janvier 1995, lorsque l’organisation armée basque franchit pour nous la ligne rouge, celle de l’assassinat d’un élu. Il s’agissait du parlementaire PP et adjoint au maire de Donostia Gregorio Ordonez, tué d’une balle dans la tête le 23 janvier 1995.

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