Etude sociale et complément retraite

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Pantxoa Bimboire
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Xokolatearen arloko Sarl baten kudeatzailea, SA baten zaintza batzordeko kidea, Baiona eta Iparraldeko Merkatal eta Indusria Ganbarako Lehendakari Ordea (Industriaren arduradun), Eskualdeko Komertzio Ganbarako hautetsia (Finantza Batzordean), banku andiminstratzailea (Société Locale Caisse d’Epargne Pays Basque), Lantegiakeko (Euskal Herriko enpresen eta enpresarien elkarteko) kide.
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PB

Le 22 novembre dernier a eu lieu, à Ficoba, un séminaire transfrontalier consacré aux Politiques sociales et services sociaux, organisé par Eusko Ikaskuntza. A cette occasion, une étude intéressante, réalisée par l’observatoire Gaindegia, a été diffusée.

Elle concerne les données comparatives de base sur les modèles sociaux au Pays Basque. Je ne vais pas vous assommer, ici, de chiffres indigestes contenus dans ces 36 pages (lire ci-dessous) car mon propos est aussi de digresser sur la réforme des retraites… vaste sujet !

Quelques chiffres de Gaindegia

Protection sociale (soin de santé, invalidité, vieillesse, survie, famille/enfant, chômage, logement, exclusion sociale) :

Chiffres 2017, rapportés au PIB (produit intérieur brut), pour Iparralde, statistiques France retenues. Iparralde 34.1%, 3 provinces Hegoalde 24.2% et Nafarra (en tendance) 21%.

Nota : comparaison Europe, France la première, 2° Danemark à 32.1%. — pension de retraite : chiffres 2018, tranche supérieure à 1000€, Iparralde 76.1% des pensionnés, 3 provinces Hegoalde 60.5% des pensionnés et Nafarroa 53.9% des pensionnés.

Digressions tout à fait personnelles : moral et retraite

Après un an de “gilets jaunes” et les mesures de début 2019 (augmentation du smic combinée avec léger allégement de charges sociales, 10 milliards abondés sur les cas de situations les plus tendues, CMU-C, ACS et dispositifs santé “précaires”), il apparait qu’un cumul de mécontentement voit le jour à l’occasion de la grève du 5 décembre.

Toutes les catégories “sortent du bois” (cheminots, professions de santé, avocats, transporteurs, etc.). La morosité est à son point d’apogée (même si les enquêtes précisent que la situation des personnes sondées par rapport à l’avenir s’améliore).

La donnée de protection sociale apparaissant dans l’enquête Gaindegia, combinée au fait souvent évoqué que la pression fiscale (entreprise, tva, impôts) consacrée à la “redistribution” et à la fonction publique est le plus élevé du monde, doit donner à réfléchir. La solution n’est plus dans une augmentation de la pression fiscale mais plutôt dans l’efficacité de l’organisation de cette redistribution.

Le taux de cotisation n’étant pas amené à changer et le montant moyen de la retraite étant au moins à maintenir, il semble relativement clair qu’il faille corriger le nombre de trimestres cotisés.

Rien ne m’empêchera de penser, de plus, que le gigantisme jacobin et massifié n’aide ni la mise en place des bonnes pratiques, ni les réformes, ni l’agilité nécessaire par rapport aux nouvelles contraintes adaptées aux situations territoriales.

Concernant la retraite, deux questions sont à régler. D’abord, la question financière du déficit, qui est reposée régulièrement. En effet, ainsi que tout le monde peut le comprendre, le nombre des cotisants varie (chômage, emploi fonctionnaire par rapport à privé, etc.) ainsi que le nombre d’ayant droit (âge moyen d’entrée à la retraite, variation de la durée de vie).

La réforme s’efforcerait de régler cette question pour longtemps. Le taux de cotisation n’étant pas amené à changer et le montant moyen de la retraite étant au moins à maintenir, il semble relativement clair qu’il faille corriger le nombre de trimestres cotisés.

La deuxième question est celle de l’égalité face au droit à la retraite. C’est aussi une question fondamentale. Il n’est pas logique que le sous-traitant qui fait le même travail qu’un employé de la SNCF n’aie pas les mêmes droits, ni d’ailleurs que les conducteurs de bus aient des statuts différents sur la retraite selon la collectivité qui les emploie.

Il n’est pas non plus logique que les enseignants aient obtenu des conditions de retraite meilleures en “échange” d’un salaire moyen bas (en comparaison des pays européens).

Sans évoquer ici la retraite taux plein d’un agriculteur qui doit apprécier la statistique développée dans ce billet.

Impératif présidentiel

La Ve république a choisi avec ses règles son Président. Ce dernier a été élu sur un programme. Il est logique qu’il mette en place ce pourquoi il a été élu. Je prends ici le risque de le soutenir, sur un article d’Enbata.

Mais j’ajouterai quelques points, pour des questions de ressenti d’abord :

  • Il faudrait d’abord raboter une fois de plus les super conditions de vie des élus de la république (anciens présidents, leurs secrétariats, chauffeurs et l’abonnement gratuits de 40 journaux, retraites des sénateurs, députés et ministres) tout en considérant que l’impact financier sera faible. La France se comporte trop comme une république monarchique et cela choque de plus en plus les défavorisés. Cela a été repris, avec raison, maintes fois sur les ronds-points de “gilets jaunes”.
  • Mais il conviendrait aussi d’oser un peu de retraite par capitalisation et l’encadrer. Après tout “Préfond Retraite” est accessible aux fonctionnaires depuis longtemps, avec déduction fiscale et publicité sur les chaines que nous finançons.

Protection

Il semble également nécessaire de protéger les “sans retraites” et les parcours “heurtés” à un niveau à définir. De même qu’obtenir un minimum retraite pour tous les salariés qui ont travaillé toute leur vie, par exemple proche du smic et considérer que les femmes obtiennent un statut retraite qui ne leur fasse rien perdre sur les maternités.

Et pourquoi ne pas puiser, en négociant, sur les caisses autonomes autofinancées ? Par exemple sur les 15 milliards de la caisse de retraites des dentistes dont la moitié pourrait être abandonnée au profit de la collectivité. Après tout, le CA des dentistes est aussi produit par les assurances sociales de la collectivité. Même si cela semble compliqué, à l’heure de ce gros chambardement, il convient de tout mettre sur la table.

L’arrêt total des régimes spéciaux peut également être négocié avec une phase de transition dès le mi-parcours du salarié.

Par exemple, 22 trimestres cotisés induiraient un recul progressif de l’âge du départ à la retraite. Enfin, des mesures compensatoires sur les charges sociales, par exemple, pourraient encourager les entreprises à embaucher les plus de 55 ans. Les conséquences financières de cette somme de mesures mettront en relief la nécessité d’allonger l’âge de départ à la retraite. Il conviendra de définir néanmoins des situations de pénibilités qui devront partiellement adoucir cette mesure obligatoire si le montant des cotisations reste inchangé. La réforme est nécessaire avec ou sans 5 décembre.

  • Berripapera



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