Promouvoir notre territoire

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Pantxoa Bimboire
Pantxoa Bimboire
Xokolatearen arloko Sarl baten kudeatzailea, SA baten zaintza batzordeko kidea, Baiona eta Iparraldeko Merkatal eta Indusria Ganbarako Lehendakari Ordea (Industriaren arduradun), Eskualdeko Komertzio Ganbarako hautetsia (Finantza Batzordean), banku andiminstratzailea (Société Locale Caisse d’Epargne Pays Basque), Lantegiakeko (Euskal Herriko enpresen eta enpresarien elkarteko) kide.
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GAFAM

1- Territoire : ajouts à la crise du logement, certains issus de la remarquable brochure d’Alda.

Les attributions de logement social sur dossier : j’ai appris récemment que sur cinq possibilités d’attribution de logement social, la Ville pouvait en réserver un (dans l’hypothèse où elle était “en règle” avec la législation récente), le département deux, la Région un et l’Etat un. Cette règle, sans doute uniforme dans tout l’Hexagone, sur un territoire en tension, devrait être modifiée (par exemple passer à deux ou trois pour la Ville, au détriment du département, Région ou/et Etat).La “misère” étant plus “supportable” au soleil, les afflux de personnes en difficultés, venant de la France entière, viennent dans les villages de l’intérieur et participent d’une certaine déstabilisation sociale (nécessité d’assistance, intégration culturelle, etc.). Qui pourrait porter cette modification : au moins l’exprimer au Conseil de développement et comment présenter cela sans contenu de “refus de l’autre”?

La remise sur le marché privé d’un logement social : le parc de logement social doit être en extension et maintenu en bon état. Le bail BRS est une solution. Dans le cas de vente du logement social, il convient aussi que l’heureux bénéficiaire ne revende pas son bien, au bout de dix ans, au prix du marché (lire “spéculatif”). Il conviendrait donc d’encadrer ce prix. Même si les textes de loi ne sont pas encore adaptés à ce problème (entendu dans une intervention Audap au conseil de développement). Ainsi le “parc des logements sociaux” ne pourrait qu’augmenter.

Les meublés touristiques permanents : la limitation de la possibilité de location est dans les esprits depuis longtemps. Les récentes dispositions à l’étude à la CAPB sont un acte politique important rendu possible par la compétence acquise dans et pour le territoire. Mais il faut aller plus loin et contraindre les sociétés créées “adhoc” qui participent de cette spéculation.

Taxes résidences secondaires : un premier pas a été fait. Il convient de l’étendre sur toutes les villes côtières. Il convient aussi de convaincre les décideurs des municipalités du bien-fondé de cette mesure. Mais, au vu de la situation anormale, peut être doit on passer à une vitesse supérieure en doublant ou triplant dans certains cas ubuesques (type Getari, par exemple) la taxe foncière.

Le ressenti de la situation devient de plus en plus insoutenable Etxalde : initiative très limitée mais, après tout, qui pouvait penser que la première ikastola de la rue des Cordeliers aurait eu l’avenir qu’elle a connu. Etxalde donc qui consiste à se réapproprier collectivement le foncier de logement gagne à se faire connaître et comme Herrikoa, Lurzaindia, Enargia et autres causes collectives à rencontrer l’adhésion du plus grand nombre

L’indication à l’entrée des villages des résidences secondaires participe aussi de l’information transparente. C’est une bonne initiative. Bravo La réappropriation par les communes des logements vacants (prévision 2026 : 14000) : il s’agit ici des “biens en état manifeste d’abandon” et des “biens sans maître” des outils et des procédures existent, elles doivent être mises en place par les municipalités.

Chacune de ces initiatives de portée et d’acteurs différents sont des conditions nécessaires et utiles, aucune n’est suffisante pour résoudre cette quadrature du cercle, mais elles ne s’opposent pas, elles doivent se conjuguer pour que 1+1 soit supérieur à 2.

2-Territoire : RSE, entreprises et partis politiques proches

Le département n’a plus la compétence économique, la Région l’a et elle la transfère à la CAPB La RSE, sujet “à la mode” (responsabilité sociétale des entreprises/organisations) commence à s’intégrer dans les entreprises qui ont le souci du partage ou qui souhaitent avoir une meilleure image. Par exemple : on trouvera maintenant des recommandations par filière (porc, pisciculture…). Les incitations extérieures sont aussi présentes (réseau des CCI et CM, concours crédit agricole Pyrénées Gascogne…). Le département n’est pas en sommeil, il s’est intégré dans une sollicitation de l’État (sans doute ?) avec la notion floue “d’entreprise engagée” (c’est devenu pour le département entreprise engagée 64, bien entendu…!). Ce concept est repris aussi par Hemen avec lequel il faut travailler sur le territoire, mais aussi chez les boulangers qui vous vendent du pain sous la protection papier “artisan boulanger engagé”…) Dans cette abondance nous devons promouvoir notre périmètre d’Iparralde (exemple charte RSE de Lantegiak) mais sans doute aussi ne pas fermer la porte aux autres initiatives, en échangeant les bonnes pratiques Il faut aussi suggérer aux organismes CAPB, CCI, conseil de développement de prendre le train en marche et d’organiser et mettre en cohérence le périmètre territorial et le tissu économique. Pourquoi ne pas créer l’entreprise engagée Pays Basque en reprenant certains items de la charte Lantegiak ?

Université d’été EHBai : l’entreprise et l’économie sont absentes des débats, c’est à mon humble avis regrettable. Pourtant certains candidats récents (au moins un signataire de la charte RSE) sont aussi chefs d’entreprise. Par ailleurs quand serons-nous assez murs et bienveillants pour programmer un échange libre entre EHBai et le PNV Iparralde sur ce thème ? Cet échange serait riche…

3- Hexagone

Les entreprises ont été aidées très correctement (au moins certaines avec lesquelles j’ai des contacts). Les tests PCR et les vaccins ont été gratuits. Les chômages techniques ont aussi participé du maintien de l’effectif dans les entreprises (même si pour les entreprises privées il y avait une petite baisse sur le taux horaire à la charge du salarié, ce qui n’était pas le cas dans le secteur public…). Les plus grosses fortunes de l’Hexagone ont gagné de l’argent (dividendes élevés des 5 big five, de la distribution et d’autres fabricants de vaccin, pour ne citer que ceux-là). Il serait légitime que les plus riches participent de l’effort de “reprise”. Même si, parait-il, notre Président légitime a été élu avec des participations importantes dans ses frais de campagne, le gouvernement pourrait adopter cela à la prochaine loi de finances. Les tranches élevées et moyennes devraient aussi participer de cet effort.

Président Macron G7 : bravo ! Ce que le “matamore” Trump avait refusé à grands renforts de poignées de main viriles, Joe Biden l’a accepté. Les big fives (Google, Amazon, etc.) paieront 15% d’impôt minimal (impact 1,7 mds d’€ autant que l’IFI…). Les Cassandres (ONG) se plaignent. Les très riches auraient pu continuer à s’envoyer en l’air dans leurs navettes spatiales sans problème. Sachons aussi en convenir, même s’il faudra vérifier l’application.

One Comment

  1. Pierre Harguindeguy
    Posted 22/09/2021 at 15:42 | Permalink

    «La “misère” étant plus “supportable” au soleil, les afflux de personnes en difficultés, venant de la France entière, viennent dans les villages de l’intérieur et participent d’une certaine déstabilisation sociale (nécessité d’assistance, intégration culturelle, etc.)». Cet extrait de l’article me surprend parce qu’il est faux et sent un certain ostracisme de classe. Pour affirmer cela, je prendrai l’exemple d’une vallée que M. Bimboire connaît bien, le pays de Garazi et la vallée d’Hergarai. Aucune statistique n’est disponible à ce sujet bien entendu, mais lorsque l’on parcourt ces régions de long en large, on a la conviction d’y rencontrer au moins autant de classes moyennes et supérieures venues d’ailleurs et exclusivement francophones, que de catégories pauvres bénéficiant de logements sociaux. A Hergarai, il y a pire. L’arrivée de personnes venues d’ailleurs et appartenant à la classe moyenne, qui animent «Les ateliers du temps libre» à Lekunberri. Comme en témoigne leur site internet (https://lesateliersdutempslibre.com/), il s’agit de proposer aux enfants, adolescents et adultes de la vallée, plusieurs activités telles que soutien scolaire, ateliers créatifs (écriture créative, lecture, informatique, etc), et évènements collectifs, ces derniers entre autre pour « favoriser le vivre ensemble et la transmission intergénérationnelle ». Avec ces Ateliers, voilà nos anciens condamnés à la double peine. Après avoir subi les punitions scolaires parce qu’ils parlaient l’euskara en classe ou à la récré, ils sont aujourd’hui invités à parler à leurs petits enfants en français. Car tous ces ateliers sont exclusivement proposés dans la langue de Molière.
    Une autre personne vivant à Donibane Garazi anime des ateliers pour personnes âgées dans le but d’entraîner ou de revigorer leur mémoire. Elle leur fait raconter leur vie d’autrefois. Exclusivement en français, bien entendu.
    Voilà ce qu’apporte l’arrivée de personnes de la classe moyenne ou supérieure dans les villages du Pays Basque intérieur. Ils sont les agents de la francisation accélérée des indigènes de 7 à 77 ans, les promoteurs de la langue coloniale, Ils viennent parachever le rôle dévastateur de l’école de Jules Ferry, puis de la télévision dans les années 70. Ils « apportent la civilisation » et la vraie culture urbaine qui convient aux pauvres cul-terreux primitifs que nous sommes. Peut-être certains d’entre eux se mettront-ils un jour à apprendre l’euskara. Tant mieux et bravo, mais pour l’instant, ce phénomène ne nous a guère frappé. Ces gens-là, parfois sympathiques au demeurant, semblent vivre en Pays Basque comme s’ils se trouvaient en Touraine ou en Bourgogne. Qu’en pensez-vous M. Bimboire ?

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