ETXALDE
La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, …
(26 août 1789. Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Article 17.)
De la maîtrise de l’espace par nos ancêtres, à la captation de nos logements par le marché, voici qu’une proposition émerge en Pays Basque.
Création d’un marché : La terre.
De mémoire d’homme, le foncier était géré par les communautés villageoises. Au fil du temps, église et monarchie grignotent partiellement des droits sur des bois, forêts, landes, prairies.
Arrivent les évènements de 1789, un tournant.
Le décret du 10 juin 1793 invite la population à partager les terrains communaux.
Une minorité d’un tiers de l’assemblée est suffisante pour en décider, de façon définitive.
Si l’assemblée choisit le maintien en commun, il faut revoter l’année suivante.
Si elle décide le partage, cela est définitif.
La terre, protégée de la vente si elle est détenue en commun, est négociable lorsqu’elle devient propriété d’un individu.
Le marché du foncier est né.
Le marché fonctionne …
La valeur virtuelle des biens prend la main sur la valeur d’usage. Les propriétaires ont de plus en plus de mal à les conserver.
Nous devenons locataires sur nos terres. Nous payons à fonds perdus, avec la pauvreté pour compagne de route.
70% de la population a droit à une location sociale.
Une société équitable se construit-elle autour du contrat bailleur-locataire ? Le second travaillant pour le premier ?
Le modèle questionne. Les bailleurs, privés ou publics, sont soumis à une fragilité structurelle, travaux, accidents de la vie, pour les HLM, nécessité de renflouer les caisses de l’Etat (1), exigences des financeurs de la dette nationale (2).
L’article 17, notre histoire, nos compétences et même le Code Civil …
Le logement pour tous n’est pas une question d’argent, mais une question d’organisation.
Nos vies sont éphémères. La terre est permanente.
La propriété, devient un non sens, dans son caractère individuel, lorsqu’elle fait porter la propriété d’un bien permanent, par un être éphémère.
Le bon sens nous amène à inverser l’équation. Faisons porter l’éphémère par le permanent.
… et le Code Civil nous y invite.
Etxalde, etxearen alde eta etxearen aldea.
En faveur de la maison ou environs de cette dernière, la coopérative Etxalde se souhaite permanente.
Créons cette permanence au service de l’humain.
SCIC SA. Société Coopérative d’Intérêt Collectif à statut de Société Anonyme.
La population se fédère, détient le foncier, décide de son usage et de sa transmission.
Un bien payé une fois n’est plus à refinancer par les générations futures.
Les gens retrouvent du temps pour s’occuper de leur famille.
Loger ici, les gens d’ici. Chacun devient sociétaire.
Les membres de la coopérative définissent, appliquent, évaluent les règles.
Plus simple, plus économe, plus robuste que cela, c’est impossible.
Reprendre possession de nos vies.
– La communauté révèle l’insoupçonné de l’individu.
– La robustesse surpasse la performance.
– La coopération donne un nouveau sens à la compétition.
Soyons humbles, caillou par caillou, motte après motte, reconstituons l’espace partagé.
Reprenons possession, transmettons.
Nous vous invitons …
A oser nous inviter, chez vous, dans votre quartier, votre village.
Nous mettrons les chaises en rond.
Nous vous raconterons Etxalde, ses apprentissages, ses victoires, ses 200 habitants engagés.
Nous écouterons vos projets, futures avancées.
Nous vous invitons déjà à contribuer à leur financement.
Nous avons recueilli 105 000 € en 2025, portant ainsi notre capacité d’intervention à 300 000 €
Par multiples de 100 €, en capital ou en trésorerie rémunérée, nous souhaitons réunir 150 000 € de plus, d’ici le 31 décembre 2026.
Une valeur sure : Vos familles et leurs descendants !
Aitzinetik milesker !
www.etxalde.eu
(1) – 1.4 milliard en 2025 (Source : Union Sociale pour l’Habitat. 15.10.2025). Vendre devient parfois nécessaire pour équilibrer les comptes.
(2) – Les habitants du Quatar sont exonérés de plus-values sur les opérations qu’ils réalisent en France.

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