Adieu «pays»

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Le «pays» dispositif original qui permettait aux territoires de s’organiser un tant soit peu, offrait la possibilité d’un dialogue entre élus-es et société civile, le «pays» a fait l’objet d’une violente attaque gouvernementale en décembre 2010.
Au Pays Basque, le dispositif avait pris une ampleur toute particulière, et il était adossé à une autre originalité qui permettait une contractualisation toute spécifique avec l’Etat. Le contrat encore en cours, que Fillon est venu signer en grandes pompes à Bayonne ira à son terme. C’est bien le moins! Mais ensuite?
Le Conseil des élu(e)s, le Conseil de développement se sont émus d’une situation que dès début 2011, Batera dénonçait comme tout à fait préoccupante, le «pays» se trouvant plongé dans un coma prolongé qui le mène en 2013, vers une mort certaine.
Depuis, à son chevet, on peut noter une grande agitation, et les ordonnances se succèdent: pour certains de ses médecins, il survivra: oui, mais dans quel état? Pour d’autres il s’agit d’envisager des greffes territoriales dont le succès reste à démontrer… les rejets les plus spectaculaires n’étant pas à exclure!
Enfin, des urgentistes, dont la fenêtre de tir, reste surtout électorale, viennent nous expliquer que le remède le plus sûr passe par une consultation populaire qui serait à même d’amener la thérapeutique idoine!
Certes, mais les mêmes, par ailleurs en si-tuation de responsabilité institutionnelle se refusent obstinément à mettre le traitement en route ….
Pour Batera, le «pays» n’existe plus et il faut en prendre acte. Pour Batera, le temps est venu de la création d’une organisation institutionnelle pérenne, l’expérience menée jusqu’ici, ayant démontré la capacité d’innovation, le dynamisme et la motivation dont nous sommes capables.
Le Pays Basque dispose pour cela de tous les éléments nécessaires: un territoire historique, une identité forte, une culture vivante, une langue. Il fait sens, et il l’a maintes fois démontré.
Il peut être le laboratoire exceptionnel d’une nouvelle expérience à l’heure où la vieille organisation administrative française fait, elle, la démonstration de son passéisme et de son inefficacité. Il suffit de voir que dans d’autres régions, des initiatives voient le jour, pour comprendre que l’Etat vertical ne correspond plus aux enjeux de notre épo-que.
L’argument du verrou juridique est maintenant levé, l’argument maintes fois ressassé de la situation en Hegoalde s’est dissipé, alors seule la volonté politique, une fois de plus, fait défaut!
Et c’est ce dernier verrou, que Batera vous invite à forcer.
Seule une nouvelle mobilisation permettra d’avancer, seule la vox populi peut inverser le cours des choses, seule la volonté populaire peut imposer!
Le 3 mars, nous devons ensemble, réussir un nouveau défi, et par centaines ré-pondre à l’appel citoyen de Batera.
Déterminé-es, nous devons ensemble dire: «30 ans de blocage politique, ça suffit!».

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