Malgré les éternelles rengaines des esprits chagrins et de ceux qui voient toujours tout en noir, les choses ne vont pas finalement si mal que ça! Je veux amener ici plusieurs exemples qui montrent que notre économie va bien; il suffit de l’appréhender avec un esprit positif et une réelle volonté de réussir.
Je commence par la dernière nouvelle qui nous a évidemment tous réjoui: Total a engrangé en 2011 des bénéfices de plus 12 milliards d’euros! C’est formidable! Par rapport à l’année précédente, les bénéfices, comme le chiffre d’affaire, ont augmenté de 16%! Voilà une société qui a du pétrole et des idées, alors que d’autres n’ont ni l’un ni l’autre. Au lieu d’applaudir à l’unisson au nom de la fierté nationale, il faut toujours que la fête soit gâchée par quelques personnes aigries par leurs problèmes personnels. Personne n’a été surpris de voir Jean-Luc Mélenchon monter en première ligne, en chevalier blanc, pour demander la «nationalisation» de Total qui accumulerait ses profits «sur le dos des Français…» (Tu parles!). Et que dire de l’autre gauchiste, Christian Estrosi, ancien ministre de l’Industrie et député UMP, qui regrette tout haut «que Total ne paie en France que 2,5% d’impôt sur les sociétés, quand les PME payent plus de 30% d’impôts sur les bénéfices» (Et alors?). Vous allez voir, le jour où il n’y aura plus de pétrole, tous ces gens-là seront à genoux devant Total qui aura le monopole des bougies!
Pour le bien de l’humanité
Voici quelques jours, nous avions le plaisir d’apprendre que le groupe suisse Sygenta, numéro un mondial de l’agrochimie, a dégagé un bénéfice net record de 1,2 milliards d’euros, en hausse de 14% en 2011, tout en faisant preuve d’optimisme pour 2012. Sygenta fait partie de ces groupes qui permettent à notre agriculture d’être productive et moderne. Il s’occupe de tout! De la création, du développement et de la commercialisation des semences, (céréales, maïs, légumes, tournesol, colza, etc.) mais aussi de la protection des plantes contre tous ces ravageurs et nuisibles qui nous envahissent: Sygenta a toute une gamme d’herbicides, d’insecticides, de fongicides très utiles pour atteindre son objectif «d’augmenter l’offre alimentaire mondiale de 50% en 20 ans». Tout ceci est la preuve que les performances économiques sont tout à fait compatibles avec la recherche du bien de l’humanité. D’ailleurs, c’est dans les Pays du Sud que le groupe réalise ses plus forts taux de croissance, et entend développer ses efforts à venir: «Nous entendons intensifier nos efforts dans les pays émergents, précise le directeur. Il s’agit d’introduire les technologies agricoles modernes dans les pays où les besoins en gains de productivité sont les plus forts». C’est incroyable, mais ici aussi, des critiques fusent de partout! Des ONG lui reprochent d’utiliser dans le tiers monde des produits interdits en Europe. D’autres lui reprochent ses brevets sur le vivant. D’autres enfin, l’accusent carrément d’aggraver le problème des réserves alimentaires en développant la culture de maïs transgénique pour la production des agrocarburants. Et puis, il y a eu cette affaire qui a fait grand bruit voici trois ans, quand Sygenta voulait tester son riz OGM sur les enfants chinois: Greenpeace était intervenu avec ses gros sabots, obligeant l’arrêt d’une expérimentation qui aurait pu ouvrir l’immense marché du riz asiatique pour servir des objectifs humanitaires essentiels…
Des civilisations supérieures
Enfin, troisième exemple, fin 2011, Monsanto, premier producteur mondial de semences, ne dissimulait pas sa joie, à juste titre, à l’annonce d’un bond de 77% de son bénéfice net (680 millions de dollars) pour le troisième trimestre 2011, notamment grâce à ses ventes de semences OGM. Le groupe agrochimique américain, dans un communiqué, prévoyait une croissance de 16 à 19% du bénéfice, pour l’exercice 2011 Comme tous les dirigeants de grande envergure, le PDG du groupe a des ambitions: «2011 n’est qu’un début» a-t’il assuré tout en se félicitant de la hausse des volumes de ventes des graines et semences, des herbicides et des pesticides. Mais le bonheur n’est jamais total, malheureusement… Le monstre sacré doit faire face, ici ou là, à la résistance de quelques gaulois attardés qui refusent le progrès des OGM, et à quelques procédures judiciaires bien embêtantes. Procès intentés pour l’utilisation, pendant la guerre du Vietnam, de l’agent orange défoliant et herbicide… ou bien pour publicité mensongère avec le Roundup présenté comme «biodégradable» qui «respecte l’environnement»… Et voici qu’en ce début de semaine, Monsanto a été jugé responsable de l’intoxication d’un céréalier par le puissant déserbant «lasso», ce qui est une première en France. Par ailleurs, comme si cela ne suffisait pas, le groupe américain est sous le coup d’une enquête des autorités boursières qui s’intéressent à la politique «d’incitations» consenties aux agriculteurs pour les encourager à utiliser le Roundup. En effet, Monsanto avait annoncé que les cultivateurs qui achèteraient des semences de coton et de soja résistant au Roundup auraient des réductions très intéres-santes. (on ne peut même pas proposer de ristourne? C’est aberrant…).
Mais, malgré la guérilla des pots de terre contre les pots de fer, ces quelques exemples montrent que, dans ce monde de misère, il y en a qui s’en sortent: Il suffit de le vouloir! Comme le disait je ne sais plus qui, il y a quand même, des civilisations supérieures aux autres, qu’on le veuille ou non!