Construire Euskal Herria par le bas

Une des clés du succès de l’Eusko, la présence régulière sur le terrain pour élargir le réseau des adhérents.

Après le développement de l’Eusko, la tentation est grande d’un zazpiak bat monétaire, intégrant les futures monnaies d’Hegoalde. Un fédéralisme monétaire, renforçant l’ancrage local, ne serait-il pas préférable ?

Il y a des mots qui réveillent immédiatement quelque chose en nous. Euskal Herria en fait partie. Il suffit parfois de dire “sept provinces”, de tracer le vieux 4+3, de parler d’une monnaie commune, d’une institution nationale ou d’un espace économique basque, pour que beaucoup sentent remonter une évidence profonde : notre pays existe, même lorsqu’aucun État ne le reconnaît comme tel.

Mais précisément parce que cette évidence est forte, il faut se méfier des raccourcis. Euskal Herria ne naîtra pas d’un logo, d’un slogan ou d’une décision prise d’en haut. Depuis des décennies, c’est ainsi que nous avançons. Par les ikastola, par les médias en euskara, par l’agriculture paysanne, par les coopératives, par les associations culturelles, par les outils économiques, par les expériences locales qui deviennent peu à peu des références. Tout a été construit, souvent lentement, souvent difficilement, par le bas.

C’est dans cette histoire que s’inscrit l’Eusko. Une monnaie locale, citoyenne, écologique, euskaldun, née en Iparralde en 2013. Elle s’est développée parce que des milliers de particuliers, de professionnels, d’associations, de collectivités, de bénévoles et de salariés ont accepté de lui donner du temps, de la confiance et de la crédibilité.

“Euskal Herria ne naîtra pas d’un logo, d’un slogan ou d’une décision prise d’en haut. Depuis des décennies, tout a été construit, souvent lentement, souvent difficilement, par le bas.”

Lors de l’AG extraordinaire du 12 septembre prochain, les adhérents de l’Eusko devront décider si la monnaie locale d’Hegoalde pourra s’appeler Eusko dès cette année ou si, tant qu’elle sera techniquement différente de l’Eusko (les eusko d’Iparralde ne seront pas utilisables en Hegoalde et vice-versa) et qu’un certain nombre de questions liées à la gouvernance et aux processus de décisions ne sont pas tranchées, elle devrait choisir un autre nom qui éviterait toute confusion dans cette phase préparatoire.

Ces dernières années, les motivations d’adhésion sont systématiquement demandées à l’ouverture de compte. Et on se rend compte que la première raison nettement en tête est le soutien à l’économie locale et au commerce de proximité.

Monnaie locale, monnaie nationale

Une monnaie locale n’est pas seulement un nom imprimé sur un billet ou affiché sur une application. C’est un circuit économique. C’est un réseau de confiance. C’est une manière de sélectionner les professionnels qui peuvent entrer dans le réseau. C’est aussi un outil de passage à l’action pour redonner le pouvoir monétaire aux habitants. Pour susciter l’adhésion, la condition la plus importante est celle de la facilité à adhérer et l’utiliser. Les habitants doivent comprendre immédiatement comment ça fonctionne et pouvoir prendre en main facilement l’outil.

Les réalités économiques, agricoles et industrielles ne sont pas les mêmes dans toutes les provinces. Les filières de qualité, les cadres juridiques, les habitudes d’engagement, les rapports aux institutions, les rythmes diffèrent fortement d’un territoire à l’autre. On ne peut pas faire comme si le seul partage d’un imaginaire national suffisait à garantir une application commune des mêmes exigences.

Prenons l’exemple des valeurs. Dire que l’on partage une charte est une chose. La faire vivre en est une autre. En Iparralde, l’Eusko s’appuie notamment sur des repères existants pour l’agriculture, comme certaines filières de qualité ou l’agriculture biologique. Un exemple venu d’un tout autre domaine permet de comprendre cette tension. La Korrika marque sans doute mieux que beaucoup d’autres initiatives la territorialité d’Euskal Herria dans son ensemble. Elle traverse les provinces, relie les villages, donne à voir un peuple en mouvement autour de l’euskara. Mais lorsqu’un départ de Korrika se tient dans une commune, la question se pose aussi de savoir quelle place est laissée aux dynamiques locales. Si les militant·es de la gau eskola locale souhaitent travailler avec des producteurs, restaurateurs, techniciens et prestataires locaux, cela devrait pouvoir être possible. Or, lors d’une édition passée, une partie de l’organisation est arrivée avec ses propres cadres et ses propres prestataires, extérieurs aux communes impliquées dans l’organisation. Le symbole national était bien là. Mais la capacité du territoire d’accueil à faire vivre ses propres réseaux économiques et militants s’en est trouvée limitée.

Cet exemple ne retire rien à la force de la Korrika et le respect dû à ses bénévoles et salariés. Il questionne simplement la manière dont un projet national sert aussi des enjeux locaux. Nous n’avons pas grand intérêt à reproduire partout le même modèle, que l’on soit à Gatika, Baigorri ou Elizondo.

Assemblée générale 2026 d’Euskal Moneta le samedi 20 juin 2026 à Sara qui a ouvert une phase d’information et de consultation autour du projet de monnaie locale en Hegoalde, Gure Moneta.

Dans le cas de l’Eusko, l’enjeu de l’Assemblée générale extraordinaire du 12 septembre n’est donc pas de savoir si nous sommes pour ou contre Euskal Herria. La toute première question, par honnêteté intellectuelle avec les personnes qui font vivre l’Eusko au jour le jour sur le territoire, c’est de savoir s’il doit devenir un outil de construction nationale. Si la possibilité d’une circulation à l’échelle des 7 provinces est évoquée dans les règles de fonctionnement, il convient de rappeler que l’Eusko n’est pas un outil abertzale. De ce fait, la question est de savoir si les centaines de personnes qui ont un rôle actif dans l’association souscrivent à ce projet et dans quelles conditions.

On peut vouloir une monnaie basque commune à terme et considérer qu’il faut commencer par une expérimentation sous un autre nom. On peut vouloir coopérer étroitement avec Gure Moneta et refuser que la marque Eusko soit utilisée avant que les garanties soient suffisamment solides. On peut être profondément attaché à la construction nationale et penser qu’elle sera plus forte si elle respecte les outils déjà construits.

Privilégier le fédéralisme et la coopération

En Iparralde en particulier, on connaît le centralisme jacobin qui dicte l’organisation hexagonale et dont nous affrontons les conséquences depuis des décennies au détriment de nos initiatives territoriales. Alors, il est pertinent de se demander quel Euskal Herria nous voulons demain.

Les monnaies locales comme l’Eusko servent un territoire, elles créent des relations sociales entre professionnels, commerçants, habitants, associations…

Il faut reconnaître que même à l’échelle d’Iparralde, territoire de 158 communes et environ 330 000 habitants, ce soutien au lien social reste encore un axe à renforcer. Alors, à terme, si une monnaie circule sur un territoire de 3,3 millions d’habitants et près de 700 communes, est-on toujours en train de parler de monnaie locale ? À cette échelle, on change de nature. On peut rêver d’une monnaie que l’on appellerait nationale mais on n’est plus sur les fondamentaux de l’Eusko pensés et développés depuis 2013.

“Une vraie dynamique transfrontalière ne se décrète pas. Elle se construit en prenant le temps de comprendre les différences entre territoires.”

Une autre voie mérite au moins d’être étudiée : celle d’un fédéralisme monétaire euskaldun. Plutôt que de décréter une monnaie unique sur l’ensemble d’Euskal Herria, il s’agirait de permettre à chaque territoire de construire sa propre monnaie locale, avec ses réseaux, ses critères, ses réalités économiques et sociales, puis de travailler progressivement à leur interopérabilité. Autrement dit, ne pas remplacer les dynamiques locales par une marque nationale unique, mais organiser leur coopération.

Une telle approche aurait le mérite de respecter ce qui fait la force d’une monnaie locale : son ancrage. Elle permettrait aussi de construire une perspective commune sans nier les différences entre Iparralde, Navarre, Euskadi où les conditions sociales, agricoles, économiques et institutionnelles ne sont pas les mêmes. Ce serait une manière de faire nation sans reproduire un modèle centralisé.

Ni fermer la porte, ni brûler les étapes

Une vraie dynamique transfrontalière ne se décrète pas. Elle se construit en prenant le temps de comprendre les différences entre territoires, d’aligner les valeurs non seulement dans les textes mais dans les pratiques, de vérifier les usages, de former les professionnels, de bâtir une base sociale réelle, de créer de la confiance entre équipes et entre instances. Ce temps n’est pas un obstacle. Il est la condition même d’une coopération durable.

Construire Euskal Herria par le bas, ce n’est pas refuser l’unité. C’est refuser qu’elle soit seulement proclamée. C’est préférer les fondations aux effets d’annonce. C’est accepter qu’un nom commun n’ait de sens que s’il repose sur des pratiques communes suffisamment solides. C’est comprendre qu’un outil qui a mis plus de dix ans à gagner la confiance de son territoire ne peut pas engager cette confiance sans garanties. Le Pays Basque dont nous avons besoin ne viendra pas d’en haut. Il ne viendra pas non plus d’un geste symbolique isolé. Il viendra de la rencontre entre des outils solides, des bases sociales réelles et des coopérations respectueuses. Le plus long chemin est parfois le seul qui mène quelque part.

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4 thoughts on “Construire Euskal Herria par le bas”

  1. Je comprends l’idée et je suis plutôt d’accord, mais je me dis qu’avec le recul ce n’était peut-être pas une bonne idée de donner un nom “national” (eusko) à une monnaie censée être locale au sein de cette nation. Certains pourraient nous reprocher d’accaparer un nom censé correspondre à l’ensemble pour seulement une partie de cet ensemble, un peu comme EAE a accaparé le nom Euskadi pour nommer la moitié Ouest de ce que désignait originellement le nom Euskadi.

  2. Baliagarri eta zuzenago izanen zen, taldearen kudeatzaile gisa, bi ikuspuntuak ongi zehaztea eta ber mailan, erabakia herritaren esku utziz. Demokrazia funtsa hortan da ez ?

  3. Iruditu zaigu artikuluaren ideia nagusia dela lokala eta nazionala kontrajartzea. Lokala bertutetsua litzateke, behetik gorakoa, egingarria, irekia eta ez-abertzalea. Nazionala, berriz, goitik behera inposatua, konplikatua eta arriskutsua. Zenbait ohar:

    1. Gure herria existitzen delako “ebidentzia indartsua” dela dio, justifikatzeko ez duela balio horretan gehiago sakontzea. Ez, gure herriaren existentziaren eta, are, ikuspegi nazional eta herri batuaren kontzientzia ahul daude, mehatxatuta daude. Egunerokoan aski neurgailu bada hori baieztatzeko.

    2. Bistan da Euskal Herria ez dela logo batekin sortuko. Ez gara horretan ari; Euskal Herria eraikitzen ari diren egitura guztiak, ttipiak eta handiak, ez dira logo bategatik ari, ezta Euskoa eta Gure Moneta ere. “Gainetik hartutako erabaki” batez ari ote gara? Gure Monetakoen planteamendua ez ote da Euskotik inspiratzen? Ala Euskoak copiright-a dauka? Zer da “gainetik” hartutako erabaki bat? Zer da “gain” hori?
    Eztabaida honetan ez du iduri halakorik badenik; hortik kanpo, nazio baten kontzientzia eta nazio horren eraikuntzak behar ditu bere egitura nazionalak ere, izan politikan, ekonomian, gizarte gaietan, kirolean edo kulturan. “Gain” horri mesfidantzaz begiratzeak gure nazio eraikuntza bide erdian gelditzeko xedea erakusten duela iruditzen zaigu.

    3. Ustez tokian tokikoak diren ekimenak goraipatzen ditu artikuluak. Hala da: kooperatibak tokian tokikoak dira, kultur elkarteak eta laborantza eredu bat bezala. Ikastolak ere herrian errotuak dira, baina ez dira proiektu lokalak. “Ikastola, herri eskola!” oihukatzen genuen manifestazioetan. Ikastolak nazionalak dira, ez dira lokalak, batzuek hala nahiago luketen arren. Ikastolak pizkunde politiko-kulturalean agertu ziren. Ez zen proiektu hiritarra; proiektu herritarra/nazionala zen eta hala da. Gaur egun, Hego Euskal Herrian ikastolen kontra ari direnek ikastolak tokiko eskola “pribatu” gisa ikusten dituzte eta hargatik gaitzesten dituzte (anitzek fede txarrez, beste batzuek ezjakintasunez). Ez dituzte proiektu nazional gisa ikusten (edo ez dituzte hala ikusi nahi). Kasu, beraz: tokian tokikotasunaren azpimarratzea desegite nazionalaren parte ere izan liteke.
    Kooperatibak ere beren herrian edo ibarrean bizi dira. Hala ere, ez dezagun ahantz bere garaian Arrasateko kooperatiba mugimenduak laguntza handia eman ziela Ipar Euskal Herriko kooperatibei, eta Frantziako estatuko ordezkariek mila oztopo jarri zizkiola elkarlaguntza horri, horretarako kooperatiben mugimendua kriminalizatu behar bazuten ere, ikastolekin egin zuten bezala.
    Kultur mugimenduetan, nola ez aipa Bertsozale Elkartea. Lekuan lekuko bertso eskoletan eta eskualdeetako elkarteetan (Bertsularien Lagunak, Iparraldean) du bere muina eta indarra. Baina badu egitura nazionala ere, mugimendu osoari kohesio bat eta norabide batzuk emateko. Horri esker ere antola daiteke Euskal Herriko bertsolari txapelketa, ezinbesteko ekitaldia dena gure kulturaren eta herri izaeraren aldarrikapenean.

    3. Artikuluaren egileak Korrikari ere leporatzen dio leku guti egitea “tokian tokiko dinamikei”. Ez gara luzatuko ea Korrikak zer onura utzi dien Atharratzeko eta Zuberoako merkatari eta ostatuei. Baionara iritsi zenean, bertako zenbait merkatari eta taberna eta beste kontent ziren, ez? “Sinbolo nazionalaz” aparte, artikuluaren egileak ez dio bestelako bertuterik ikusten Korrikari, itxura guztien arabera. Ez da sinbolo bat bakarrik. Korrika hori baino anitzez gehiago da: orain hasi behar ote dugu hori esplikatzen?

    4. Artikuluak azpimarratzen du Euskal Monetako bazkideen motibazio nagusia “lekuko ekonomia eta hurbileko merkatua sostengatzea” dela. Herrigintza proiektua izan zitekeena, azkenean Frantziako edozein txokotako “tokiko ekonomia eta hurbileko merkataritza sustatzeko” proiektua da.

    5. Betiko argudioa ere ematen zaigu: errealitate ekonomikoak ez direla berak probintzia guztietan. Haatik, errealitate ekonomikoa ez da estatuek inposatutako zatiketa geografikora mugatzen. Noski badirela desberdintasunak, baina ez bakarrik “probintzien” artean; Ipar Euskal Herrian berean kostaldearen eta Zuberoaren artean badaude diferentziak. Eta badaude antzekotasunak Iparraldeko herri edo eskualde batzuen eta Hegoaldekoen artean. Iparraldean badago ibilbide luze eta txalogarri bat laborantza ekologikoaren eta merkatu ereduen inguruan. Kasu, ordea, harrokeriaz mintzatu gabe! Baztan edo Oarsoaldean eta Hego Euskal Herriko beste leku frankotan ere badituzte kezka berak, eta ekiten dute. Han ere badaude kalitateko eta hurbileko elikadurak saltzeaz kezkatzen diren saltegi kooperatibo ttipiak. Diferentzien mapak ez du bat egiten mapa administratiboarekin. Gure herrian dauden desberdintasunen mapa Bidasoako eta Pirinioetako lerroen arabera ikusten segitzen badugu, analisian makur ibiltzeaz aparte, gure herriaren kontzientziari ematen diogu ostiko bat. Berriz ere beste bat.

    6. Gure Monetak Baztan eta Oarasoaldetik harago hedatu nahi badu, antzeko helburuak dituzten proiektuekin batuta, logika guztia du Euskoarekin ere aritzeko motibazioak. Behetik behera doan dinamika baten itxura du gehiago, goitik behera “inposatutako” egitasmo bat baino. Ez da aipatzen gure moneta nazionala eraikitzea, merkatu globalizatu eta kapitalistaren guneetan ez baita erabiliko, orain arte bezala.

    7. Eskala kontuak aipatzen dira. 3,3 milioi biztanleko eremu batez ari bagara, neke omen da hori “lokala” deitzea. Ulergarri da; baina Ipar Euskal Herri osoaren eskala ere lokala ote da? Lokala zerekiko? Frantziarekiko, hain segur. Euskal Herriaren eskalan, eskualde ttipiagoa da tokian tokikoa. Eta Europako eskalan Euskal Herria ez ote da lokala? Lokala Europarentzat, nazionala euskaldunentzat.

    8. Problema da, Ipar Euskal Herriko beste hainbat ekimenetan gertatu den bezala, abertzaleak ez direnekin proiektuak egin direla, haien sostengua lortu dela, eta horrek beldurtzen gaituela harago joateko. Beraz, irekidura, jende bat euskal proiektu nazionalera erakarri beharrean, proiektuari muga jartzea bilakatu da.
    Nazio kontzientziari mesede eginen liokeela Euskoa Maulen eta Baionan bezala, Aramaion edo Elizondon ere erabiltzeko aukera izateak? Bai, dudarik gabe. Zertan da hori kaltegarri, bai Euskoarentzat, bai “behetik” abiatu nahi den nazio eraikuntzarentzat?

    9. Frantziaren jakobinismoa eta Euskoaren inguruko eztabaida maila berean jartzea ez da zintzoa intelektualki. Frantziarekin dugun auzia, “lurraldeetako ekimenak” kaltetzea baino gehiago da Frantziak Euskal Herria, bere kultura eta bere hizkuntza suntsitu nahi dituela. Nahi den guztia erranik ere, Euskal Herri askea ez litzateke Frantzia bezain zentralista izanen, ezta jakobinoa ere.

    10. Behar dugun Euskal Herria ez da “gainetik” etorriko; eta ez dator gainetik. Gure Monetaren proposamena bera ere tokian tokiko proiektu baten proposamen xaloa da, “gainetik” datorren “keinu sinboliko isolatu” bat baino gehiago. Haiek ere egin dute bide bat, hein handi batez Euskal Monetatik inspiraturik, sinbolotik harago.
    Horiek horrela, gure nazioaren eraikuntzaz ari garela, arriskutsua iruditzen zaigu dikotomia hori inarrostea. Behetik gora eraiki behar da, bistan da. Baina kasu behereko solairuarekin konformatu gabe. Etxeak teilatua ere beharko du, arkitektoak ere behar ditu etxe horri sendotasuna emateko. Nazio bat ez da patchwork bat. Sareak eta batasun lekuak behar dira. Ez teorian bakarrik. Eta halako proposamen bat heltzen denean, nazio eraikuntza mamu bat bezala aurkeztea kezkagarria da.

    11. Iruditeria nazionala ez da nahikoa, noski, baina hori gabe… Txillardegik zioen bezala, «estatu batekin, agian, euskara ez da salbatuko; baina estaturik gabe, ziur ezetz».

  4. Ne tournons pas autour du pot !!
    La véritable raison pour ne pas étendre l eusko , c est le risque de la judiciarisation . ON rentre là dans un véritable bourbier politique , ou déjà EHBildu et EAJ se déteste . Et rajouter a cela que Vox , l UPN , et le PP porteront plainte illico presto pour inconstitutionnalité , sédition , apologie du terrorisme , ou autres au final et que les juges feront trainer tous cela quinze ans . Et la deuxième raison , est que vue le niveau de militance en Euskadi et Navarre . L eusko passera de 3 000 membres a 40 000 en deux ans . D ou au final une perte de contrôle de la branche d Iparralde . Et dans les photos finish des assemblés générales . On se posera tous la question . Mais ou est donc Charlie ??
    Votez Pour ou Contre , au final cela ne change pas grand chose pour le Pays Basque .
    Le Pays Basque n est qu’un rêve , qui se dissipe au réveil !!!

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