Ellande Duny-Pétré

Ellande Duny-Pétré

Hezitzailea. Burgoseko auzitik geroz mugimendu abertzalean engaiatua. Enbatan, Hegoaldeko kronikaren arduraduna.

Carles Puigdemont résiste pour ouvrir la négociation

Il n’a pas vraiment déclaré l’indépendance de son pays et laisse la question ouverte.

Le gouvernement espagnol est furieux devant un tel machiavélisme. Il le somme de retirer son projet avant le 16 octobre. (...)


Après le référendum

Le bras de fer se poursuit entre les deux protagonistes, malgré les appels à la médiation.

Mardi 10 octobre, Carles Puigdemont ouvre un débat devant le parlement catalan. Une déclaration unilatérale d’indépendance est dans l’air. (...)


Comment les indépendantistes en sont arrivés là

Le référendum du 1er octobre ne tombe pas du ciel. Il est le fruit d’une longue mutation politique qui affecte l’abertzalisme catalan tout entier.

Il y a quinze ans, les abertzale catalans étaient réputés pour leur sens du dialogue et leur modération. Eux au moins étaient fréquentables. A l’inverse des Basques, violents et jusqu’au boutistes. Jordi Pujol vice-roi d’Espagne contre Arzallus le cynique, de mèche avec ETA. Aujourd’hui, les rôles sont inversés. L’évolution catalane est le résultat d’une série d’expériences, de démarches et d’événements qui ont totalement changé les sensibilités et le panorama politique du pays comme celui de l’Espagne. (...)


La réplique du peuple catalan et de ses institutions

Malgré les obstacles, les Catalans ont voté le 1er octobre en faveur de l’autodétermination. Les conditions de ce scrutin n’avaient rien d’idéal, bien que remarquablement préparé de longue date.

Demain, la crise politique va rebondir, plus rien ne sera jamais comme avant. Ni pour les Catalans, ni pour les autres nations européennes sans Etat. (...)


Le compte à rebours démarre

Le président de la Catalogne l’a décidé, un deuxième référendum d’autodétermination aura lieu le 1er octobre.

Entre préparatifs discrets et secrets, entre condamnations, menaces et intimidations, le bras de fer se durcit. Il prend la forme d’un gigantesque jeu du chat et de la souris entre Barcelone et Madrid. (...)


La cour européenne condamne l’Espagne

L’ex-président du parlement autonome basque Juan Mari Atutxa et deux députés avaient été condamnés par la justice espagnole. Ils avaient refusé en 2003 de dissoudre le groupe parlementaire indépendantiste Sozialista Abertzaleak, émanant de Batasuna interdit par l’Espagne. La Cour européenne des droits de l'homme a désavoué la justice espagnole.

L'Espagne a pris goût à ce genre de pratique pour stériliser un certain nombre de cadres, indépendantistes ou pas, calmer et effrayer leurs successeurs possibles, affaiblir, ralentir des mouvements qui remettent en cause la souveraineté espagnole. (...)


Indépendantistes au Palais-Bourbon

Le scrutin français du 18 juin a vu l’élection de cinq députés indépendantistes : trois Corses, un Martiniquais et un Polynésien.

En revanche, du fait de leurs dissensions internes, les Canaques ne sont pas parvenus à élire un des leurs. (...)


33.000 Navarrais changent de statut linguistique

Le parlement foral adopte une loi qui permet à 43 municipalités de la province de quitter la zone hispanophone et de rejoindre la zone linguistique mixte, euskara/espagnol.

La Navarre est divisée en trois zones linguistiques différentes définies par la loi forale de l’euskara de 1986 : une zone bascophone de 63 municipalités toutes situées au nord de la province, une zone mixte à hauteur d’Iruñea avec 55 municipalités, et une zone non bascophone au sud, avec 154 communes. Le statut de la langue basque en matière d’enseignement, de signalétique et de critères de recrutement des fonctionnaires des collectivités territoriales est différent selon les trois zones. (...)


Le PNV fait plier le gouvernement espagnol (2/2)

En échange du vote du budget de l’Etat espagnol, le PNV obtient un milliard six cents millions d’euros supplémentaires de revenus fiscaux, ainsi qu’un ensemble considérable d’aides en matière d’infrastructures économiques et culturelles.

Voici un décryptage de l’accord signé entre Gasteiz et Madrid le 3 mai dernier. Les cinq députés PNV aux Cortes votent donc cette année en faveur du budget présenté par Rajoy. Qu’en sera-t-il l’année prochaine? Suite et fin de la première partie. (...)