Disparition d’un GALeux?

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“Jean Louis”, chez lui à Eymoutiers. (Photo: D.VELEZ)

“Jean Louis”, chez lui à Eymoutiers. (Photo: D.VELEZ)

“Jean-Louis” considéré par le commissaire GALeux Amedo Fouce comme le chef du GAL français, est décédé le 2 septembre à Eymoutiers (87) à l’âge de 87 ans. Selon ces aveux, son principal boulot consistait à désigner aux barbouzes du GAL l’identité et l’adresse des réfugiés basques que la police française connaissait. Il a fini loin de Donibane Garazi, d’où il est originaire, rongé par une crainte, celle de se faire abattre par ETA.

Lieutenant-colonel de gendarmerie, chevalier de la légion d’honneur, chevalier de l’ordre national du mérite, Jean-Louis B…, recevra-t-il à titre posthume, comme hier la juge Levert, la Cruz de San Raimundo de Peñafort?

L’Espagne des Escadrons de la mort, l’Espagne “démosquelettique”, doit bien ça à un harki, fidèle serviteur entre tous.

On doit à un photographe d’investigation bien connu en Pays Basque, toujours sur le terrain depuis l’époque du GAL, d’avoir “logé” le gendarme Jean-Louis B… dans sa planque, près de Limoges.